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Le rythme et la raison. Tome 1, Rythmologiques
Sauvanet Pierre
KIME
24,40 €
Épuisé
EAN :9782841742158
Le rythme et la raison est une approche philosophique des phénomènes rythmiques. " Phénomènes rythmiques ", c'est-à-dire non seulement esthétiques (poésie, musique, arts plastiques...), mais anthropologiques, biologiques, voire cosmologiques... Approche " philosophique ", puisqu'il s'agit de savoir si, dans tous ces domaines, le même mot " rythme " désigne bien la même chose : la question est celle du rapport entre les différents rythmes, qui doivent faire l'objet d'une définition de concepts. " Approche " enfin, car le rythme ainsi défini n'est pas un objet : il reste un phénomène vivant, dont la raison peut seulement tenter de rendre raison. Le tome 1, Rythmologiques, contient une typologie, une phénoménologie et une terminologie (+ annexe de définitions). Le tome 2, Rythmanalyses, contient des analyses esthétique et éthique (+ bibliographie, discographie et index).
Résumé : Le rythme grec, ce n'est pas seulement le rythme musical. Ce qui se nommait rhuthmos en Grèce antique avait en effet des sens extrêmement variés : rythme de vie qui " maintient " les hommes pour Archiloque, rythme de l'être et rythme de la pensée pour les interprètes d'Héraclite, configurations éphémères des atomes pour Leucippe et Démocrite, nature matérielle " arythmique " pour Antiphon, " ordre du mouvement " pour Platon, rythme musical et poétique pour Aristote et Aristoxène de Tarente... Le recours systématique aux textes montre ainsi que le terme de rythme n'a pas d'abord caractérisé la musique ou la danse, mais de façon plus générale, la forme spatiale dans sa relation au temps. On comprend alors que, selon les sources, le rythme grec puisse être à la fois de l'ordre de la forme (ce qui maintient immobile) et de l'ordre du flux (ce qui s'écoule dans le temps). C'est en quelque sorte le paradoxe de la différence et de la répétition qui prend naissance ici. L'enjeu de cet ouvrage est donc de savoir dans quelle mesure ces différentes acceptions font sens vers un concept possible de " rythme " spatio-temporel, et permettent une relecture transversale de la philosophie grecque antique.
Bernard Lubat, Yves Chaudouët, Claude Margat, Céline Domengie : tels sont les artistes qui ont choisi de nous parler de rythme dans ce volume. Leur parole vive est d'abord présente, inclassable comme leurs productions : entre musique et arts de la scène, entre théâtre et cinéma, entre peinture et poésie, entre arts plastiques et art au quotidien... C'est que les rythmes, comme les arts, se conjuguent au pluriel. Les rythmes en arts sont toujours des polyrythmies. Leur répondent ensuite sept essais de rythmologie. En fonction des différents spécialistes, les phénomènes rythmiques sont analysés dans tel domaine artistique, comme dans telle aire culturelle. Tous les artistes sans exception parlent bien de "rythme", mais entendent-ils la même chose par le même mot ? Qu'y a-t-il à la fois de commun et de distinct au sein de tous les rythmes en arts ? Comme le dit Bernard Lubat : le rythme, c'est un puits sans fond, c'est un "heureux-bondi".
Résumé : Les Eléments d'esthétique sont ici au nombre de six : l'esthétique elle-même, l'imitation, l'artiste, l'oeuvre d'art, le paragone, le jugement. La réflexion proposée s'organise ainsi autour de notions-clés visant à clarifier notre rapport à l'art et au beau - ou plus simplement à tout ce qui nous touche, ce à quoi nous sommes sensibles (selon l'étymologie d'esthétique). Chaque notion est en même temps resituée dans l'histoire, grâce aux extraits de grands textes classiques et de nombreux écrits d'artistes. Le plan choisi, par entrées numériques, facilite les connexions possibles entre les différents chapitres. A l'exhaustivité, impossible en la matière, ont donc été préférées la clarté et la densité.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.