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Dionysos plasticien. Une lecture nietzschéenne de l'art contemporain
Sauvanet Pierre
PU PROVENCE
22,00 €
Épuisé
EAN :9791032004289
Nietzsche et l'art contemporain ? Voilà une alliance pour le moins paradoxale, du moins en apparence. Et pourtant, voici comment une lecture attentive d'un philosophe intempestif peut nous éclairer sur l'art et les artistes de notre temps. L'auteur est à la fois philosophe de formation (agrégé de philosophie, professeur d'Université) et connaisseur de l'art contemporain. Au moins depuis l'exposition Dionysiac au Centre Pompidou (2005), il constate les liens récurrents entre la philosophie de Nietzsche d'une part, et sa récupération ou son interprétation du côté des artistes et critiques contemporains d'autre part. Il s'agit donc de faire le lien entre les deux, pour une meilleure compréhension de ce qui apparaît encore à beaucoup comme une terre inconnue. L'art dit " contemporain " désigne désormais un genre, voire un paradigme, alors qu'il devrait seulement désigner une époque - celle dont, précisément, nous sommes les contemporains, au sens large après 1945, au sens étroit après 1960 (avant, c'est l'art " moderne " ; après, c'est l'art " actuel "). Cet ouvrage n'appartient à aucune partie prenante de ce qu'on a pu appeler la " crise " de l'art contemporain : a priori, il ne démonte ni ne défend l'art contemporain en général, il essaie juste de jeter un regard différent sur certaines oeuvres en particulier, à partir d'un point de vue philosophique global.
Résumé : Le rythme grec, ce n'est pas seulement le rythme musical. Ce qui se nommait rhuthmos en Grèce antique avait en effet des sens extrêmement variés : rythme de vie qui " maintient " les hommes pour Archiloque, rythme de l'être et rythme de la pensée pour les interprètes d'Héraclite, configurations éphémères des atomes pour Leucippe et Démocrite, nature matérielle " arythmique " pour Antiphon, " ordre du mouvement " pour Platon, rythme musical et poétique pour Aristote et Aristoxène de Tarente... Le recours systématique aux textes montre ainsi que le terme de rythme n'a pas d'abord caractérisé la musique ou la danse, mais de façon plus générale, la forme spatiale dans sa relation au temps. On comprend alors que, selon les sources, le rythme grec puisse être à la fois de l'ordre de la forme (ce qui maintient immobile) et de l'ordre du flux (ce qui s'écoule dans le temps). C'est en quelque sorte le paradoxe de la différence et de la répétition qui prend naissance ici. L'enjeu de cet ouvrage est donc de savoir dans quelle mesure ces différentes acceptions font sens vers un concept possible de " rythme " spatio-temporel, et permettent une relecture transversale de la philosophie grecque antique.
Résumé : Arts plastiques (architecture, sculpture, peinture, dessin, photographie, art contemporain, etc.), cinéma, théâtre, musique, et littérature bien sûr : tous ces arts figurent dans ce volume, et chacun d'entre eux questionne à sa manière les multiples liens entre écriture et création. Il ne s'agit pas toujours du même type d'écriture, ni du même type de création, et pourtant chaque article, écrit à parité par un ou une spécialiste, apporte sa pierre à l'édifice d'une typologie en acte de leurs relations. Comment penser ensemble l'écriture et la création, dans leurs enjeux spécifiques ? Peut-on repenser ainsi le couple théorie-pratique dans les disciplines artistiques ? Toute écriture n'est pas créative, et toute création n'est pas écrite : il s'agit alors de distinguer entre l'écriture de la création et l'écriture sur la création.
Quel sens pour l'interprétation ? Interpréter, c'est d'abord "donner sens" : en l'occurrence, donner un sens à quelque chose qui n'en a pas, ou qui en a d'abord un autre. Mais l'interprétation elle-même n'a pas toujours le même sens dans tous les arts (arts plastiques, musique, théâtre ou cinéma) : signification, traduction (qu'est-ce que ça veut dire ? ), perception visuelle, identification formelle (qu'est-ce que je vois ? ), performance, exécution (quelle est la "bonne" interprétation ? )... Quel système pour l'interprétation ? A première vue, l'interprétation est essentiellement d'ordre linguistique : c'est ce qu'on appelle souvent la "lecture" de l'oeuvre (qui pourtant ne se lit pas toujours comme un texte) et de son fameux "message" supposé. Pourtant, savoir interpréter une image, ou un rôle pour un acteur, ou une composition pour un musicien, tout cela suppose bien d'autres systèmes (iconique, gestuel, acoustique)... Quelle limite pour l'interprétation ? L'interprétation, issue d'une longue histoire, se retrouve au croisement de nombreuses disciplines (exégèse religieuse, herméneutique philosophique, psychanalyse freudienne, sciences juridiques, etc.). Elle court toujours le risque de la réinterprétation, voire de la surinterprétation. S'il n'y a pas de "vrai" sens d'une oeuvre, pour autant toutes les interprétations sont-elles permises ? C'est ainsi que l'interprétation de l'art devient un art de l'interprétation. Avec des textes de : Anne Bernex, Pierre Beylot, Barbara Bourchenin, Xavier Daverat, Nathalie Heinich, Yann Kilborne, Gwénaëlle Le Gras, Emmanuel Plasseraud, Christophe Robert, Pierre Sauvanet, Johanna Schipper, Marina Seretti, Frédéric Vinot.
Bernard Lubat, Yves Chaudouët, Claude Margat, Céline Domengie : tels sont les artistes qui ont choisi de nous parler de rythme dans ce volume. Leur parole vive est d'abord présente, inclassable comme leurs productions : entre musique et arts de la scène, entre théâtre et cinéma, entre peinture et poésie, entre arts plastiques et art au quotidien... C'est que les rythmes, comme les arts, se conjuguent au pluriel. Les rythmes en arts sont toujours des polyrythmies. Leur répondent ensuite sept essais de rythmologie. En fonction des différents spécialistes, les phénomènes rythmiques sont analysés dans tel domaine artistique, comme dans telle aire culturelle. Tous les artistes sans exception parlent bien de "rythme", mais entendent-ils la même chose par le même mot ? Qu'y a-t-il à la fois de commun et de distinct au sein de tous les rythmes en arts ? Comme le dit Bernard Lubat : le rythme, c'est un puits sans fond, c'est un "heureux-bondi".