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Nabiroga - Le trou
Saumont Annie
JOELLE LOSFELD
5,10 €
Épuisé
EAN :9782070789078
Nabiroga: il s'agit d'une histoire de famille, sans folie ni hystérie, dans laquelle chaque personnage recèle en lui une faille génératrice du drame qui vient de se passer: Annette, la s?ur jumelle de Cathie est morte, tombée d'un murLe trou: "il" se souvient de sa rencontre avec une femme dans un pays lointain à l'époque où, contre son gré, il était soldat (au Vietnam?). Elle était recroquevillée sur elle-même au fond d'un abri creusé dans le sable. Quatre jeunes garçons jouent sur la plage et participent à un concours de sable. Ils dessinent un cercle et creusent utrou. Seule la fin nous apprendra ce qui unit les deux histoiresAvec une grande sensibilité mais sans sentimentalisme, Annie Saumont décrit une situation dramatique avec une réelle conscience de ce qu'est la nature des êtres. Tendresse, pouvoir de suggestion, virtuosité de l'écriture sont ici présents comme dans l'ensemble de son ?uvre
C'est lui qui a commencé. Lui, Vannère, qui a dit ça tranquillement alors que nous avions passé une éternité à les observer dans leurs déplacements et je n'en revenaispas de voir toute cette agitation, de découvrir avec quelle ardeur un peuple industrieux vaquait à ses affaires, c'est lui qui a eu l'idée d'un massacre. Moi je ne suis pasviolent, je refuse de me laisser emporter par les passions, j'ai tendance à m'enfermer dans un domaine intérieur assez douillet ; si j'ai parfois quelque élan d'enthousiasmec'est qu'un instant me saisit l'étrange envie d'accomplir une action d'éclat, jeter un pont sur des eaux tumultueuses, combler un gouffre, aplanir une montagne. Des projets généreux, en somme. Je ne suis pasméchant. "
- Qui n'a jamais rêvé de mettre un visage à la voix sensuelle de la SNCF, qui accompagne nos départs et nos arrivées dans toutes les gares du pays ? Ce monsieur trop seul a tout mis en oeuvre, lui, pour parvenir à la rencontrer. En vain : il a juste réussi à découvrir son prénom : Simone. Mais c'est assez de ce nom pour couronner leur complicité, et la remercier le jour où elle le sauve du suicide. - En dix-huit nouvelles, Annie Saumont croque dix-huit instantanés de la vie moderne où l'ironie et la tendresse se mêlent pour nous faire pleurer ou rire.
A gauche du carrefour s'est ouvert un parking. Longtemps il est resté presque vide. On y voyait quelquefois la camionnette du boucher, la Renault R5 de la poste lorsque le facteur montait le sentier qui conduisait aux fermes, une ou deux voitures d'inconnus qui pêchaient dans la rivière. Lia comptait bien que le parking finirait par se remplir de véhicules de toutes marques.
Une mère apprend que son fils, travailleur dans une ferme, risque d'être arrêté par les Allemands. Sa petite amie et lui-même font en effet partie d'un réseau de résistance et la jeune femme vient d'être découverte. Bouleversée, la mère va faire tout son possible pour persuader les fermiers de taire l'existence de son fils et d'accepter qu'il ne vienne pas travailler une journée afin de le cacher. Un petit enfant croise son regard pendant son plaidoyer bouleversant auprès de ces hommes. On sent une émouvante et immédiate empathie entre la femme et cet enfant qui assiste, troublé, à la scène. Mais les fermiers refusent l'absence de son fils car ils ont besoin de lui pour ramasser les blés. La mère, désespérée, retourne chez elle et croise à nouveau le petit garçon, qui semble l'attendre sur la route... Un texte éminemment sensible et bouleversant qui prouve une fois encore tout le talent de nouvelliste d'Annie Saumont.
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
La vie est un roman. On le sait.Mais alors, pourquoi ce roman ne serait-il pas de théâtre?Oui, un grand roman de théâtre. Un roman vivant où les personnages et situations, sortis directement de la mémoire du comédien, seraient réincarnés là, devant nous, au présent. Un feuilleton burlesque et romantique, en plein d'épisodes, qu'on pourrait venir voir comme on voudrait, selon son caprice, quelque chose entre Tintin et À la Recherche du temps perdu qui raconterait L'Histoire d'aujourd'hui du point de vue personnel, polémique et farfelu de l'un des acteurs. De l'un de ses enfants.Philippe Caubère
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.