Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les blés
Saumont Annie
JOELLE LOSFELD
5,10 €
Épuisé
EAN :9782844121547
Une mère apprend que son fils, travailleur dans une ferme, risque d'être arrêté par les Allemands. Sa petite amie et lui-même font en effet partie d'un réseau de résistance et la jeune femme vient d'être découverte. Bouleversée, la mère va faire tout son possible pour persuader les fermiers de taire l'existence de son fils et d'accepter qu'il ne vienne pas travailler une journée afin de le cacher. Un petit enfant croise son regard pendant son plaidoyer bouleversant auprès de ces hommes. On sent une émouvante et immédiate empathie entre la femme et cet enfant qui assiste, troublé, à la scène. Mais les fermiers refusent l'absence de son fils car ils ont besoin de lui pour ramasser les blés. La mère, désespérée, retourne chez elle et croise à nouveau le petit garçon, qui semble l'attendre sur la route... Un texte éminemment sensible et bouleversant qui prouve une fois encore tout le talent de nouvelliste d'Annie Saumont.
En Afrique du Sud, les Noirs prennent le pouvoir. Ils pillent, occupent, et repoussent les Blancs affolés dans les aéroports. Plutôt que d'attendre un improbable avion qui leur permettrait de quitter le pays, les Smales fuient la capitale avec leurs trois enfants et vont chercher refuge dans un village perdu en pleine brousse, le village de July. July était depuis quinze ans le domestique des Smales. En raison de leurs idées "progressistes", July a toujours été traité avec considération et dignité, mais sans échapper complètement à sa condition de "domestique noir". Au village, ce rapport maître-serviteur va évidemment se trouver inversé. C'est maintenant July qui accueille les Blancs et les protège. Nulle arrogance chez lui, nul esprit de revanche. Simplement la découverte, d'abord confuse, que le monde a changé.
Dans les trois nouvelles qui composent ce recueil, Annie Saumont montre comment de petits événements font rejaillir les souvenirs, le passé, pas toujours confortable. Qu'il s'agisse de cet homme assis à la fenêtre, regardant la rue et se remémorant sa jeunesse, de ces deux jeunes filles debout dans le métro rêvant à une vie plus heureuse que ce retour au foyer d'accueil, ou encore de ce dernier qui, après de longs mois de prison, revient dans la ville de son enfance, Annie Saumont dit dans chacune, avec un verbe toujours aussi cinglant, qu'on échappe difficilement à son histoire, qu'elle nous poursuit comme une fatalité.
Les voilà quel bonheur les jours de soleil. Le portail de l'école se referme. Les cousins vont demain débarquer des carrioles. Les cousins qui partageront nos jeux et ces travaux de l'été qui partagés seront des jeux. Les cousines au regard malicieux et tendre. Je parle, dit-il, d'un village où la vie était simple et tranquille. C'est ce qu'on pensait alors. Moi j'étais petit. On pensait aussi qu'il n'y avait pas de raison pour que ça finisse. Et puis." Annie Saumont "(Un) style que l'on reconnaît aux toutes premières lignes, une méticulosité admirable, une jubilation communicative à trouver le ton juste, le mot, l'espace, le temps."
- Qui n'a jamais rêvé de mettre un visage à la voix sensuelle de la SNCF, qui accompagne nos départs et nos arrivées dans toutes les gares du pays ? Ce monsieur trop seul a tout mis en oeuvre, lui, pour parvenir à la rencontrer. En vain : il a juste réussi à découvrir son prénom : Simone. Mais c'est assez de ce nom pour couronner leur complicité, et la remercier le jour où elle le sauve du suicide. - En dix-huit nouvelles, Annie Saumont croque dix-huit instantanés de la vie moderne où l'ironie et la tendresse se mêlent pour nous faire pleurer ou rire.
La vie est un roman. On le sait.Mais alors, pourquoi ce roman ne serait-il pas de théâtre?Oui, un grand roman de théâtre. Un roman vivant où les personnages et situations, sortis directement de la mémoire du comédien, seraient réincarnés là, devant nous, au présent. Un feuilleton burlesque et romantique, en plein d'épisodes, qu'on pourrait venir voir comme on voudrait, selon son caprice, quelque chose entre Tintin et À la Recherche du temps perdu qui raconterait L'Histoire d'aujourd'hui du point de vue personnel, polémique et farfelu de l'un des acteurs. De l'un de ses enfants.Philippe Caubère
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
4e de couverture : John Smythe est venu s'installer avec ses enfants, Cathy et Daniel, dans la région d'origine de leur mère, le Yorkshire rural. Ils y mènent une vie ascétique mais profondément ancrée dans la matérialité poétique de la nature, dans une petite maison construite de leurs mains entre la lisière de la forêt et les rails du train Londres-Édimbourg. Dans les paysages tour à tour désolés et enchanteurs du Yorkshire, terre gothique par excellence des soeurs Brontë et des poèmes de Ted Hughes, ils vivent en marge des lois en chassant pour se nourrir et en recevant les leçons d'une voisine pour toute éducation. Menacé d'expulsion par Mr Price, un gros propriétaire terrien de la région qui essaye de le faire chanter pour qu'il passe à son service, John organise une résistance populaire. Il fédère peu à peu autour de lui les travailleurs journaliers et peu qualifiés qui sont au service de Price et de ses pairs. L'assassinat du fils de Mr Price déclenche alors un crescendo de violence ; les soupçons se portent immédiatement sur John qui en subit les conséquences sous les yeux de ses propres enfants... Ce conte sinistre et délicat culmine en une scène finale d'une intense brutalité qui contraste avec la beauté et le lyrisme discret de la prose de l'ensemble du roman.
Je prépare le disque laser et j'entends le ronronnement d'un moteur. J'ai laissé la porte ouverte, tout est éteint. J'entends la porte qui s'ouvre, je ferme les yeux, les pas s'approchent et une main se pose sur mon épaule. Je lui dis : "Dis-moi simplement deux ou trois mots pour que je reconnaisse ta voix". Il prend le foulard, il me bande les yeux. Il me dit : "Lève-toi, marche, mets-toi à genoux, croise les jambes, décroise les jambes, écarte les jambes, tends la main". " Martine Vantses a rencontré ces femmes qui cherchent un homme par minitel ou par petites annonces. Nulle part ailleurs dans la société le sexe de la femme ne se dit aussi crûment, aussi clairement. Prises par la panique du manque et la peur de ne plus plaire, ces femmes expriment le féminin dans ce qu'on a l'habitude de dissimuler : l'obsession d'un homme à tout prix, le rêve d'un homme qui réparerait, et font l'expérience de "l'impossible rencontre" . A travers ces témoignages, l'auteur analyse les raisons pour lesquelles les femmes reproduisent majoritairement les mêmes insatisfactions que leurs aînées.