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Sandokan. Une histoire de Camorra
Balestrini Nanni ; Tosatti Ada ; Saviano Roberto
ENTREMONDE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782940426232
Premier roman à déchirer le voile d'indifférence et d'omertà qui couvre le crime organisé du sud de l'Italie, Sandokan confirme le courage avec lequel Nanni Balestrini fait de la littérature un puissant instrument d'exploration de la réalité et de dénonciation. Deux ans avant le célèbre Gomorra de Roberto Saviano, ce roman de Balestrini met à jour les liens profonds entre la Camorra et les milieux politiques, entre l'économie souterraine et l'économie officielle et montre comment les ramifications internationales de la Camorra s'étendent de la gestion agricole à la drogue, du commerce des armes à celui des déchets. Un système gouverné uniquement par la logique du profit, dans des villages-bunkers meurtris par la violence quotidienne, les crimes impunis, la lutte sanglante entre bandes, que l'on découvre par le flux de paroles irrépressible et lucide qui jaillit de l'expérience vécue d'un jeune méridional ayant refusé toute accointance avec ces milieux.
Résumé : Du printemps à l'automne 1969, partant de la célèbre usine turinoise Fiat, la révolte ouvrière enflamme l'Italie et lance son cri de guerre contre la classe bourgeoise : nous voulons tout. C'est"l'automne chau ", moment fort de la longue vague révolutionnaire qui va secouer la péninsule au cours des années soixante-dix. Au centre des luttes trône la figure de l'ouvrier-masse, emblème de la rage, de la spontanéité et de l'autonomie ouvrière, qui affirme le refus du travail et la destruction violente du système d'exploitation capitaliste. Par une narration sans répit, en prise directe avec la réalité des révoltes et la voix de ses protagonistes, Nanni Bolestrini plonge au coeur de l'émergence linguistique et politique de ce nouveau sujet révolutionnaire, il fait entendre dans la chair même du texte le passage de la rébellion instinctive et individuelle du protagoniste à la dimension collective de la lutte. Expérimentation littéraire, ancrage historique et puissance de l'oralité font de ce roman l'un des témoignages les plus audacieux et vivants de la longue saison des révoltes.
Résumé : Rendre en vers la parabole des mouvements contestataires des années soixante-dix, leur force, leur rage, leur déclin, c'est l'exploit réussi par Nanni Balestrini dans les textes ici réunis. Par un savant équilibre entre la rigueur de la composition, qui repose sur des habiles techniques combinatoires, et une langue fragmentaire, portant inscrite en elle-même la trace d'une histoire en devenir, l'auteur donne vie à une mosaïque vaste et mouvante. Si Vivre à Milan reflète la radicalité et la complexité des conflits qui ont mis à feu et à sang l'Italie au cours de la décennie, Blackout apparaît incontestablement comme le grand poème épique de cette saison de révoltes. Lamentation funèbre pour la mort du mouvement mais aussi ultime cri de rébellion et d'espoir, cette épopée des vaincus, dont l'architecture répétitive évoque un mythique éternel retour, vibre de l'élan des grands événements collectifs et résonne d'une multitude de voix, personnelles et publiques. Ce sont l'intimité et la suspension qui dominent enfin dans Hypocalypse, images poétiques de la condition existentielle d'incertitude et de repli liée à la fin des grandes aspirations collectives.
Balestrini Nanni ; Moroni Primo ; Revel Jeanne ; L
Livre d'histoires et d'analyses politiques, compilation de documents, tracts, chansons, articles de revues ou manifestes, témoignages à la première personne et au jour le jour d'une révolte, devenue "transformation radicale de la vie quotidienne, utopie, besoin de communisme, révolution sexuelle, lutte armée, etc. ", La horde d'or est un ouvrage de grande ampleur qui parcourt l'histoire politique italienne, depuis les prémisses des années 60 jusqu'à la fin des années 70, qui verront s'exténuer les espérances et les jubilations d'une génération "outrageusement" enthousiaste. Ouvrage transgenre ou transversal, La horde d'or permet de combler un "manque d'histoire" de la fin du XXe siècle, et apporte une information de première main et de première importance sur dix années qui ébranlèrent non seulement l'Italie, mais également l'Europe, et dont l'actualité resurgit, près d'un demi-siècle plus tard, dans les mouvements et les luttes du jeune XXIe siècle, pour signifier l'inanité des réponses institutionnelles qui ont été apportées à la crise "créative, politique et existentielle" à laquelle nous sommes confrontés.
Du printemps à l'automne 1969, partant de la célèbre usine turinoise Fiat, la révolte ouvrière enflamme l'Italie et lance son cri de guerre contre la classe bourgeoise : nous voulons tout. C'est "l'automne chaud" , moment fort de la longue vague révolutionnaire qui va secouer la péninsule au cours des années soixante-dix. Au centre des luttes trône la figure de l'ouvrier-masse, emblème de la rage, de la spontanéité et de l'autonomie ouvrière, qui affirme le refus du travail et la destruction violente du système d'exploitation capitaliste. Par une narration sans répit, en prise directe avec la réalité des révoltes et la voix de ses protagonistes, Nanni Balestrini plonge au coeur de l'émergence linguistique et politique de ce nouveau sujet révolutionnaire, il fait entendre dans la chair même du texte le passage de la rébellion instinctive et individuelle du protagoniste à la dimension collective de la lutte. Expérimentation littéraire, ancrage historique et puissance de l'oralité font de ce roman l'un des témoignages les plus audacieux et vivants de la longue saison des révoltes.
Fortunati Leopoldina ; Federici Silvia ; Thirion M
Dans les arcanes de la reproduction, Fortunati dévoile en filigrane une analyse marxiste hétérodoxe de la sphère de la production et de la reproduction de la force de travail dans le capitalisme. Elle montre que le processus de valorisation et d'accumulation du capital ne se limite pas au travail salarié mais affecte toutes les dimensions de la vie sociales et repose notamment sur le travail domestique et le travail du sexe, deux domaines principalement réservés aux femmes.
Bakounine Michel ; Lehning Arthur ; Angaut Jean-Ch
Quelle est donc cette curiosité impérieuse qui pousse l'homme à reconnaître le monde qui l'entoure, à poursuivre avec une infatigable passion les secrets de cette nature dont il est lui-même, sur cette terre, la dernière et la plus parfaite création? Je n'hésite pas à dire que, de toutes les nécessités qui constituent la nature de l'homme, c'est la plus humaine, et que l'homme ne se distingue effectivement des animaux de toutes les autres espèces que par ce besoin inextinguible de savoir, qu'il ne devient réellement et complètement homme que par l'éveil et par la satisfaction progressive de cet immense besoin de savoir. Etre éphémère et imperceptible, perdu au milieu de l'océan sans rivages de la transformation universelle, avec une éternité ignorée derrière lui, et une éternité immense devant lui, l'homme pensant, l'homme actif, l'homme conscient de son humaine destinée, reste calme et fier dans le sentiment de sa liberté, qu'il conquiert en s'émancipant lui-même par le travail, par la science, et en émancipant, en révoltant au besoin, autour de lui tous les hommes, ses semblables, ses frères. Si vous lui demandez après cela son intime pensée, son dernier mot sur l'unité réelle de l'Univers, il vous dira que c'est l'éternelle transformation, un mouvement infiniment détaillé, diversifié, et, à cause de cela même, ordonné en lui-même, mais n'ayant néanmoins ni commencement, ni limite, ni fin. C'est donc le contraire absolu de la Providence: la négation de Dieu.
Mark Fisher analyse les effets du postmodernisme et de sa logique (Jameson), la reconfiguration du réel par le capitalisme tardif. L'auteur analyse l'expérience de qui se trouve en position de rouage dans des institutions : la bureaucratie est un mal aussi endémique que la dépression dans la population. Sa prolifération distance les totalitarismes les plus avancés : la société de contrôle est partout, le long des lignes de production, dans les institutions d'enseignement. La mise en scène des processus de travail supplante les résultats effectifs, et le réalisme capitaliste semble s'imposer comme unique perception disponible de notre temps.
Silvia Federici présente une critique de la politique des communs dans une perspective féministe. De son vécu au Nigeria et de ses rencontres avec des militantes d'Amérique latine et du monde entier, Federici révèle les luttes quotidiennes des femmes contre la spoliation de leur terre, de leur logement et nourriture. De ses recherches historiques, elle compare les enclosures, qui ont permis la naissance du capitalisme par la destruction des communs et la prolétarisation des populations rurales, aux « nouvelles enclosures » au coeur de la phase actuelle d'accumulation capitaliste mondiale. Cet ouvrage soutient que les luttes autour de la reproduction sociale sont cruciales autant pour notre survie économique que pour la construction d'un monde libéré des hiérarchies et des divisions que le capital a implantées dans le corps du prolétariat international.