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Considérations philosophiques sur le fantôme divin, le monde réel et l'Homme
Bakounine Michel ; Lehning Arthur ; Angaut Jean-Ch
ENTREMONDE
16,30 €
Épuisé
EAN :9782940426140
Quelle est donc cette curiosité impérieuse qui pousse l'homme à reconnaître le monde qui l'entoure, à poursuivre avec une infatigable passion les secrets de cette nature dont il est lui-même, sur cette terre, la dernière et la plus parfaite création? Je n'hésite pas à dire que, de toutes les nécessités qui constituent la nature de l'homme, c'est la plus humaine, et que l'homme ne se distingue effectivement des animaux de toutes les autres espèces que par ce besoin inextinguible de savoir, qu'il ne devient réellement et complètement homme que par l'éveil et par la satisfaction progressive de cet immense besoin de savoir. Etre éphémère et imperceptible, perdu au milieu de l'océan sans rivages de la transformation universelle, avec une éternité ignorée derrière lui, et une éternité immense devant lui, l'homme pensant, l'homme actif, l'homme conscient de son humaine destinée, reste calme et fier dans le sentiment de sa liberté, qu'il conquiert en s'émancipant lui-même par le travail, par la science, et en émancipant, en révoltant au besoin, autour de lui tous les hommes, ses semblables, ses frères. Si vous lui demandez après cela son intime pensée, son dernier mot sur l'unité réelle de l'Univers, il vous dira que c'est l'éternelle transformation, un mouvement infiniment détaillé, diversifié, et, à cause de cela même, ordonné en lui-même, mais n'ayant néanmoins ni commencement, ni limite, ni fin. C'est donc le contraire absolu de la Providence: la négation de Dieu.
La liberté de chaque individu majeur, homme et femme doit être absolue et complète, liberté d'aller et de venir, de professer hautement toutes les opinions possibles, d'être fainéant ou actif, immoral ou moral, de disposer en un mot de sa personne."
Biographie de l'auteur Ingénieur des ponts et chaussées jusqu'à l'âge de 45 ans, Georges Sorel (1847-1922) se consacra à la théorie marxiste à partir de l'Affaire Dreyfus et devint la figure de proue du syndicalisme révolutionnaire. Après avoir fréquenté les milieux monarchistes, il revint au communisme avec la guerre. On lui doit notamment : L'Avenir socialiste des syndicats (Librairie de l'Art social, 1898), Les Illusions du progrès, (Marcel Rivière, 1908) et Matériaux d'une théorie du prolétariat (Marcel Rivière, 1919).
Müller-Brockmann Josef ; Malherbet Pierre ; Passer
Résumé : Dans les années 1920 sont posées en Europe les bases d'une typographie objective et fonctionnelle pour la communication visuelle. Partout, les avant-gardes embrassent la modernité et bouleversent tous les domaines de la création. Cette révolution visuelle trouve un nouveau souffle à l'issue de la Seconde Guerre mondiale en Suisse dans le design graphique. Le projet de transformation sociale des avant-gardes laisse place à une communication publicitaire qui hérite de la rigueur et de la simplicité de ses précurseurs. Les praticiens du style suisse entreprennent une véritable croisade pour défendre ces principes. Ce livre en est la plus remarquable expression. Ce manuel publié pour la première fois en 1981 est devenu très rapidement incontournable. il explique comment concevoir des grilles de mise en page pour composer du texte et des images. Un chapitre est consacré à la grille dans l'espace tridimensionnel. Son auteur offre ici aux designers un instrument qui répond facilement aux problèmes rencontrés dans la conception graphique.
Résumé : Autour de 1968, une certaine conception de la liaison entre le "mouvement ouvrier" et la révolution s'est définitivement effondrée. Pratiquement et théoriquement, la révolution comme dynamique de la classe ouvrière devenant classe dominante, libérant le travail et s'emparant des moyens de production existants est devenue irrémédiablement caduque. Une nouvelle période s'ouvrait alors. De nombreux groupes théoriques issus de l'ultra-gauche ou de l'anarchisme ont alors tenté de comprendre et de formaliser cette rupture : la révolution communiste signifiant désormais l'abolition du capital et de toutes les classes sociales, y compris le prolétariat lui-même, devant alors se nier dans sa propre activité et abolir ses fondements que sont la valeur et le travail. La révolution était devenue communisation, c'est-à-dire une abolition sans transition du capital dans la création de rapports communistes. .
Mark Fisher analyse les effets du postmodernisme et de sa logique (Jameson), la reconfiguration du réel par le capitalisme tardif. L'auteur analyse l'expérience de qui se trouve en position de rouage dans des institutions : la bureaucratie est un mal aussi endémique que la dépression dans la population. Sa prolifération distance les totalitarismes les plus avancés : la société de contrôle est partout, le long des lignes de production, dans les institutions d'enseignement. La mise en scène des processus de travail supplante les résultats effectifs, et le réalisme capitaliste semble s'imposer comme unique perception disponible de notre temps.