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L'Union soviétique et la Shoah
Salomoni Antonella ; Saint-Upéry Marc
LA DECOUVERTE
25,40 €
Épuisé
EAN :9782707154682
Alors que la Shoah est traditionnellement associée à l'organisation de l'extermination dans les camps nazis, le massacre des Juifs soviétiques d'Europe orientale et des Pays battes suivit souvent une tout autre logique, bien moins connue. Auschwitz devint un lieu de mémoire, tandis que Baby Yar attend toujours la plaque qui commémorera sans équivoque le massacre de civils juifs. Répondant à ce double défaut de connaissance et de mémoire, Antonella Salomoni exploite ici les informations mises au jour grâce à l'ouverture des archives soviétiques ainsi que les plus récentes recherches pour reconstituer l'histoire des persécutions nazies dans ces régions et les contradictions de la politique de Moscou face à la Shoah. L'auteur met ainsi en lumière certaines spécificités de ces crimes: l'exécution immédiate des ordres d'identification et d'élimination des Juifs; le succès de la propagande antisémite nazie; l'importante collaboration locale.De mémo analyse-t-elle les diverses formes du refus idéologique déployées par Moscou - hostile à toute différenciation de la nationalité juive - pour éviter de reconnaître la spécificité du massacre des Juifs, avec tous les laissés-pour-compte et la répression que cela entraîna. Ainsi le Comité antifasciste juif, créé à Moscou en 1941, vit-il ses principaux dirigeants emprisonnés et exécutés entre 1948 et 1952, généralement pour cause de "sionisme". Enfin, son vaste recueil de documentation, le Livre noir sur l'extermination des Juifs en URSS et en Pologne, ne put paraître en version complète qu'en 1993.
Damien est misophone. Tous les petits bruits du quotidien lui sont insupportables : croustillements de pop-corn au cinéma, aspirations interdentaires d'un voisin de table, mastication de chewing-gum dans le métro... A sa solitude s'ajoute ce fardeau qu'il pense être le seul à porter, jusqu'au jour où il croise le chemin d'Alexi, serveur à la répartie grinçante. Ces deux naufragés du coeur vont vite devenir complices grâce à leur misophonie. De leur handicap, ils feront un atout. Leur vie, ballottée entre tumulte sentimental et chaos acoustique, va être bouleversée, pour le meilleur et pour le pire... " On est estomaqué, amusé. " Sophie Songe - Babelio " Généreusement croustillant. " Les Lectures de la Diablotine
Quatrième de couverture Le violent et superbe auteur des Réprouvés peint encore, dans ce roman dostoïevskien, les convulsions de l'Allemagne à la veille de l'avènement de Hitler. Animateur d'un puissant mouvement paysan, Ive se trouve poussé vers la Ville. Il vient à sa conquête, pour y établir un ordre nouveau. Mais il s'enlise dans les séductions et les tromperies citadines.
Ce livre multiplie les approches qui permettent de comprendre comment la pratique des sciences de la vie - de l'expérience à l'expérimentation - s'est constituée, du XVIIe au XIXe siècle, en se détachant du modèle mathématique, tout en tirant parti des cadres et des lieux institutionnels. Le thème de l'institution croise celui de l'expérience du vivant, entre physiologie, chimie, mécanique. Le lecteur est confronté aux figures de Descartes et de Pascal, de Fontenelle et de Maupertuis, aux démonstrations expérimentales d'un Réaumur, d'un John Hunter ou d'un Lavoisier, aux budgets des laboratoires du Jardin du roi ou de l'Académie royale des sciences. Cette épistémologie institutionnelle retrace les conditions qui ont rendu possible la séparation de l'histoire de la médecine d'avec ce qui sera bientôt l'histoire de la biologie. Il a fallu deux siècles pour passer des sciences de la vie à la biologie, de la biologie à la manipulation du vivant et à l'ingénierie génétique, mais la question de Schrödinger demeure: qu'est-ce que la vie? Comment comprendre la constitution du vivant comme objet de science; La leçon d'hier ouvre une voie rigoureuse à l'analyse et à la compréhension du développement et de l'utilisation des sciences aujourd'hui. Biographie: Claire Salomon-Bayet est philosophe et professeure émérite à l'université Paris I. Elle est l'auteur de Jean-Jacques Rousseau ou l'impossible unité (Seghers, 1967) et Pasteur et la Révolution pastorienne (Pavot, 1986). L'institution de la science et l'Expérience du vivant a été désigné "livre du siècle" par le mensuel La Recherche en 2006 (histoire des sciences, XVIIIe siècle).
Le droit commercial vient de connaître des bouleversements sans précédents : loi sur l'initiative économique et loi de sécurité financière du 1er août 2003, réformes de la SARL et des valeurs immobilières, projet de réforme du droit des procédures collectives... Ce précis parfaitement actualisé intègre tous ces nouveaux éléments. Clair et structuré, il présente l'ensemble des connaissances de droit commercial, mais aussi de droit des marchés financiers et de droit pénal des affaires, nécessaires aux étudiants qui se préparent aux concours administratifs (Ecole Nationale de la Magistrature, Ecole Nationale supérieure de Police, concours d'officier de police...) ou à l'examen d'entrée au CFPA. Il s'adresse également aux étudiants des écoles de commerce et aux praticiens (magistrats, avocats, conseils juridiques, commissaires aux comptes, experts-comptables...) qui y trouveront d'abondantes références jurisprudentielles et bibliographiques.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.