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Une civilisation à hauts risques
Salomon Jean-Jacques
ECLM
22,40 €
Épuisé
EAN :9782843771309
L'humanité s'inflige à elle-même de nouvelles plaies qui, pour la première fois et contrairement aux sept plaies d'Egypte, ne sont ni naturelles ni divines : accidents technologiques majeurs, instrumentalisation du vivant, menaces de terrorisme à coup d'armes de destruction massive, réchauffement climatique, etc. Dans toutes ces catastrophes annoncées, mais non imparables, l'humanité a une responsabilité centrale. Philosophe et historien des sciences de formation, Jean-Jacques Salomon nous ouvre ici les pistes dont chacun peut se prévaloir pour prendre la mesure des périls auxquels le XXIe siècle confronte l'humanité. Loin de la fin de l'histoire ou de tout déterminisme technologique, il fait la démonstration du possible, de l'urgence et de la nécessité d'une action concertée à l'échelle de la planète.
À travers un dialogue permanent avec le lecteur, s'appuyant sur de nombreux exemples de la vie quotidienne et professionnelle, ce livre pose trois questions fondamentales : comment et pourquoi un jeu de pouvoir se met-il en place à notre insu malgré nos bonnes intentions ? Comment repérer les jeux de pouvoir que nous subissons dans la dynamique de nos relations ? Comment les désamorcer sans tomber dans le travers des techniques de communication manipulatrices ?Un ouvrage indispensable pour tous ceux qui souhaitent (re)construire des relations authentiques !
La France compte quelque deux cents associations d'amis d'écrivains actives, en quasi-totalité créées après 1945. De tailles très diverses, elles entretiennent le souvenir de la plupart des grands auteurs, mais aussi d'autres moins célèbres qui risqueraient de tomber dans l'oubli. Si certaines sont affiliées à des maisons d'écrivains, elles fonctionnent majoritairement sans l'atout que constituent ces lieux de mémoire. Comment les sociétés de lecteurs participent-elles à la transmission des grandes Åuvres de la littératureA ? Pourquoi en devient-on membreA ? Quelles relations entretiennent-elles avec les territoiresA ? Aucune typologie des associations d'amis d'écrivains n'a été établie depuis vingt ans. A l'occasion de leur premier Salon, ce Panorama apporte des éléments de réponse. Jean-Jacques Salomon est éditeur et essayiste. Igor Salomon est consultant en développement des territoires.
Résumé : Le spectre qui hante cette fin de siècle n'est plus le communisme, mais la dérive technologique du capitalisme industriel: jusqu'où peut-on aller trop loin dans la dynamique de l'innovation? Accroissement de bien-être et de pouvoir d'un côté, de l'autre multiplication des risques et des accidents à une échelle sans précédent: du nucléaire aux recherches biomédicales, la science est entrée dans l'ère du soupçon. Les hommes ne découvrent pas seulement qu'il y a des limites à l'exploitation des ressources naturelles mais qu'il y en a aussi à l'exploitation de leur génie technique. Tel est le véritable sens de la prise de conscience écologique. Le discours des techniciens nous fait croire que la technologie est si complexe qu'elle relève des seuls experts et, quand les choses tournent mal, que c'est la faute au destin: double mystification. L'exemple d'Oppenheimer, le physicien-philosophe, père de la bombe d'Hiroshima et celui de Rickover, l'ingénieur-amiral, père des sous-marins nucléaires, montrent à quel degré d'inconscience peut mener la raison scientifique. Pour faire face aux problèmes sans précédent que soulève la technologie, il faut une autre pratique de la démocratie. Dans quelle mesure et à quelles conditions peut-on maîtriser le changement technique? C'est l'enjeu politique majeur de cette fin de siècle, et c'est l'affaire de tous.
Si certains problèmes sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont complexes, d'autres sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont trop simples. La crise climatique est un problème du deuxième genre : pour la résoudre, il suffit d'arrêter de brûler le carbone fossile, c'est-à-dire le pétrole, le gaz et le charbon, ces sources d'énergie qui ont alimenté l'économie mondiale depuis deux siècles. Une grande partie des instruments de la politique du climat ont été créés pour cacher la simplicité désarmante de ce fait, car la politique climatique est aussi une politique de puissance, le carbone fossile alimentant la croissance économique depuis des décennies. En conséquence, les opposants à une politique climatique efficace exercent une grande influence. Or si l'on peut agir sur l'activité économique, on ne peut changer les lois de la nature, et l'on doit de ce fait dessiner un monde avec moins de croissance.