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LE SUBLIME, DE L'ANTIQUITE A NOS JOURS
SAINT GIRONS BALDINE
DESJONQUERES
25,50 €
Épuisé
EAN :9782843210792
L'histoire du sublime, presque aussi ancienne que la philosophie, concerne, de nos jours, la plupart des disciplines qui la constituent esthétique, politique, éthique, anthropologie. Les philosophes ont d'abord pensé le sublime dans la sphère du discours. Ils ont étendu ensuite son domaine aux différents arts et aux grands phénomènes de la nature,- pour étudier, enfin, son apparition dans diverses formes d'activité humaine, comme les sciences et les techniques. Le sublime confronte la philosophie aux limites de son pouvoir, en vue de la mettre en échec ou de lui permettre d'aller plus loin. Il opère à la fois comme principe de connaissance et comme principe de métamorphose. D'une part, il subvertit les valeurs du beau, du vrai et du bon, d'autre part, il me transcende ou me sublime, au sens très général où la sublimation est dépassement de soi. Le présent livre vise à redonner au sublime la place qu'il mérite dans notre système éducatif et dans nos vies : celle d'une épreuve initiatrice, susceptible d'insuffler la vie à des connaissances qui resteraient sinon formelles et tronquées. Il cherche également à nous orienter vers une science possible du sujet qui prenne en compte la vocation de l'homme à se transcender lui-même.
Comment dire la passion de la montagne ? Comment éclaircir le mystère d'une course en haute montagne ? L'irrationalité de son appel ? L'intensité et la brûlure de ses efforts ? La gratuité, la souffrance et la peur de son engagement ? Le vouloir de ses risques ? L'intelligence, le calcul et le désir de son parcours ? La signification de cette petite communauté minimale qui en est l'auteur, qui en est l'acteur, et qui s'appelle une cordée ? Mais surtout, comment faire comprendre et faire sentir cette expérience d'une telle force et d'une telle singularité que très peu la partagent et, qu'entre ceux qui la partagent, cette compréhension et cette sensation passent essentiellement par le silence ? Entre récit, concept et image, ces essais tentent de répondre. Ils dessinent une philosophie de l'alpinisme qui est une philosophie de l'existence : "Il te reste peu de temps. Vis comme sur une montagne."
Résumé : Que sont devenus nos champs de bataille ? L'histoire peut-elle s'inscrire dans le paysage et la photographie prise sur le site actuel à date anniversaire, est-elle susceptible d'accéder à un passé révolu ? Andoche Praudel nous le fait croire grâce à un protocole rigoureux qui respecte les données de la géographie et de la chronologie, ces "deux yeux de l'histoire". Valmy, 20 septembre 1792. Mettre en résonance le lieu-dit et la date conduit à incorporer dans le passé un présent hypothétique. "Cela aura été" : le temps choisi n'est pas le passé simple, mais le futur antérieur et sa nécessité présomptive. La photographie n'établit pas de certificats d'existence. Elle fabrique des "trophées": des objets qui mettent en fuite et donnent la victoire (du grec tropaios) et, avant tout, des objets paradoxaux, puisqu'ils sont les emblèmes du vainqueur et du vaincu, du mort et du vif, de l'apparent et de l'inapparent. Armes et drapeaux, cadavres et prisonniers, idoles visibles et invisibles, les trophées attestent la puissance de l'ennemi abattu, tout en renforçant la gloire des conquérants. Ainsi les trophées de guerre font-ils la grandeur ambiguë des cérémonies de triomphe; et les trophées de chasse ne célèbrent pas seulement l'habileté des chasseurs, mais la beauté des victimes. En somme, l'objet de la photographie est moins d'exhumer des restes ou de fixer des traces que d'élever ce qui disparaît au rang de "trophée" et de lui conférer un pouvoir inédit. Son génie propre est d'imposer une attitude nouvelle à l'égard des indices et de faire triompher une forme de témoignage original, dont la nécessité, proprement esthétique, passe par des yeux de chair. Sans fournir de preuves matérielles, la photographie réussit à rendre l'histoire vivante: elle nous force à réfléchir sur l'événement et sur les nouveaux partages qu'il instaure.
Distinct de l'acte artistique, scientifique et discursif, l'acte esthétique joue un rôle essentiel dans la création mais aussi dans la connaissance et le dialogue. Il poétise le monde, le musicalise, le jardine, le chorégraphie... bref, le façonne, en créant des universels d'imagination. Nous sommes tous, à des degrés divers, des acteurs esthétiques qui prenons le risque de nous perdre dans l'altérité à laquelle nous nous exposons et à partir de laquelle nous construisons de nouveaux types de "réels" imprégnés de sensibilité et de savoir. D'un même mouvement, l'acte esthétique sauvegarde le monde, crée un lien substantiel entre les hommes et eprmet d'échapper au double piège du narcissisme et de la mélancolie. Biographie de l'auteur Baldine Saint Girons, professeur de Philosophie dés XVIIe et XVIIIe siècles à l'université Paris X-Nanterre, a récemment publié Les Monstres du sublime. Hugo, le génie et la montagne (2005), Le Sublime de l'Antiquité à nos jours (2005), Les Marges de la nuit. Pour une autre histoire de la peinture (2006).
Contrairement à certaines idées reçues, la nuit ne fait pas de nous des aveugles, n'est pas la simple absence du jour et n'occupe pas une position anecdotique dans la peinture. Elle ouvre d'abord une vision marginale, invente un chromatisme inédit et favorise, par les rêves et les fantasmes, une véritable " voyance " intérieure et imaginative. C'est ensuite une véritable puissance qui ne se contente pas de modifier les conditions d'exercice de notre vision, mais nous fait tressaillir et vibrer de concert avec elle. La nuit renverse, enfin, l'idée du " tableau " et rapatrie ce qui est localement vu dans l'immensité qui l'englobe. Une autre histoire de la peinture est possible à partir d'elle : une histoire délivrée du souci premier de la figurativité et de la perspective. Mais s'interroger sur ce que fait la peinture est inévitablement s'interroger sur ce que fait la pensée. La nuit nous rend spontanément métaphysiciens en s'imposant paradoxalement à la fois comme principe de réalité et comme principe de fiction : présence tactile qui nous pénètre et présence fantastique qui déploie songes et illusions. Pourvoyeuse d'espaces, la nuit se déplace entre les extrêmes du ciel et des Enfers, du perceptible et de l'imperceptible. Accepter alors de nous y perdre et d'aller à sa rencontre, c'est aussi tenter d'assumer notre destinée, individuelle et collective.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.