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LA CONTESTATION PRAGMATIQUE DANS LE SYNDICALISME AUTONOME. La question du modèle SUD-PTT
Sainsaulieu Ivan
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738476166
Depuis 1945, le syndicalisme a traversé des contextes socio-politiques plus ou moins porteurs : l'après-guerre est une période propice à l'autonomie (1945-1950), au contraire de la période de croissance forte (avant 1975), contredite à son tour par la dernière période de croissance faible, où la crise du, syndicalisme alimente à nouveau l'autonomie. Confondu à tort avec le syndicalisme maison, le syndicalisme autonome est d'abord réformiste, et très diversifié localement. Facteur de contrôle social comme ses aînés confédérés, il incarne néanmoins une capacité de proximité au terrain, un attentisme à l'égard du politique et une souplesse de fonctionnement qui ont une résonance très actuelle. Le syndicalisme autonome regroupé dans le Groupe des 10 autour de la fédération SUD-PTT et du SNUI (aux impôts) affiche un renouveau du syndicalisme contestataire, à la faveur de la crise du service public. SUD-PTT en particulier se place dans une situation de franc-tireur par rapport au syndicalisme contestataire en général. Ayant mordu également sur le secteur privé, les syndicats SUD se sont liés à divers mouvements sociaux, sous l'impulsion de militants soixante-huitards. Ils contribuent ainsi à un type de contestation original, la " contestation pragmatique ".
Mis en exergue par le libéralisme puis le marxisme, nié par certains courants sociologiques, le rôle moteur de l'économie s'impose à nos contemporains comme une évidence. Cet ouvrage propose un point de vue distancié, en s'en prenant d'un côté aux travers de la pensée économiste, qui tend à réduire le social à des catégories formelles ou à le soumettre à un déterminisme absolu. De l'autre, il propose de faire revenir sur terre les sociologues voulant ne considérer dans la société que ce qui relève de leurs compétences - le social. Bousculant les habitudes, on s'applique donc à retrouver des facteurs économiques là où on les attend le moins - dans les services, les grandes écoles, le commerce équitable, l'économie solidaire - et inversement à montrer comment le social tend à échapper à des considérations strictement économiques, par des voies aussi diverses que la militance, l'imaginaire, l'" éthnicité " ou l'institution.
Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. D'abord envisagée comme dynamique révolutionnaire de l'émancipation du prolétariat, la lutte spontanée a ensuite été largement refoulée dans la compréhension du mouvement social, suspectée notamment de substituer le hasard à la recherche des causalités. Pourtant, il devient difficile de prétendre qu'un mouvement social n'a de sens que s'il est le fruit d'une intentionnalité, d'une expertise militante et d'une planification collective, sans penser sa part d'improvisation et d'inventivité. Sous la forme de notices brèves, organisées en quatre volets thématiques, ce livre propose un examen des clefs d'analyse de cet objet instable qu'est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d'ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu'ils côtoient et qu'ils n'hésitent pas, le cas échéant, à freiner - sans pour autant faire l'économie de tout projet collectif, car la lutte spontanée a également ses limites...
Résumé : Je suis fils de militants de gauche, un sociologue et une psychanalyste, deux professionnels qui "bossaient tout le temps" , selon le propos rétrospectif de ma défunte mère. Le professionnalisme fait le lien entre mes familles militantes d'origine et d'adoption. C'est le même professionnalisme que je conseille à mes étudiants, comme aux divers apprentis militants, politiques ou associatifs. Le besoin de permanence me frappe, comme pilier de l'engagement bénévole, pour tenir la position. Pourtant, la créativité, la liberté, l'anticonformisme me semblent tout aussi vitaux, quelle que soit l'activité. Construire dans le mouvement, chercher des opportunités pour avancer, voilà ce qui me motive, en sociologie comme en politique. Académique, je raisonne toujours comme un outsider ; léniniste, j'étais porté à l'improvisation, comme démoulé à chaud. Ceci a produit certes quelques malentendus ou inadaptations, dont il est question dans ce livre, mais cela pose aussi une question névralgique, notamment pour les révolutionnaires, celle de la cohabitation entre audace et persévérance. Cette plongée autobiographique toute subjective à Lutte Ouvrière alimente donc par là un bilan anthropologique de l'extrême gauche, de ses pratiques les plus mouvementistes aux plus hiérarchiques, de son courage subjectif à son conformisme le plus plat, du plus grand désintéressement à la défense mesquine de micro-pouvoirs, de potentiels inassouvis à leurs limites historiques. Au travers d'un voyage dans la forteresse la moins connue du trotskisme, se pose ou se repose la question : comment être, ou ne pas être, révolutionnaire professionnel ? Un bilan anthropologique de l'extrême gauche, de ses pratiques les plus mouvementistes aux plus hiérarchiques, de son courage subjectif à son conformisme le plus plat, du plus grand désintéressement à la défense mesquine de micro-pouvoirs, de potentiels inassouvis à leurs limites historiques.
Difficile d'échapper aux discours d'emballement sur l'innovation technologique. Les promesses des entrepreneurs starifiés de la Silicon Valley, l'unanimité des responsables politiques autour du "numérique" facteur de croissance, les dépenses publiques conséquentes en faveur de la R&D privée sont autant d'expressions d'un consensus idéologique. Cet ouvrage propose d'interroger ce lieu commun et les enjeux qu'il recouvre. Naviguant dans les eaux troubles de l'innovation, il alterne analyses critiques et approches "embarquées" de pratiques innovantes, interdisciplinaires et high-tech. Les différentes études de cas rassemblées explorent chacune des situations peu connues, elles suggèrent aussi de nouvelles pistes de recherche, en même temps qu'elles s'appuient sur une littérature toujours plus abondante. Il en résulte un panorama à la fois critique et suggestif, informé et pédagogique, à même de nourrir les réflexions générales sur la question à tiroirs de l'innovation scientifique et technique.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.