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Petit bréviaire de la lutte spontanée
Sainsaulieu Ivan
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782365122344
Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. D'abord envisagée comme dynamique révolutionnaire de l'émancipation du prolétariat, la lutte spontanée a ensuite été largement refoulée dans la compréhension du mouvement social, suspectée notamment de substituer le hasard à la recherche des causalités. Pourtant, il devient difficile de prétendre qu'un mouvement social n'a de sens que s'il est le fruit d'une intentionnalité, d'une expertise militante et d'une planification collective, sans penser sa part d'improvisation et d'inventivité. Sous la forme de notices brèves, organisées en quatre volets thématiques, ce livre propose un examen des clefs d'analyse de cet objet instable qu'est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d'ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu'ils côtoient et qu'ils n'hésitent pas, le cas échéant, à freiner - sans pour autant faire l'économie de tout projet collectif, car la lutte spontanée a également ses limites...
L'hôpital est à la fois garant de la cohésion sociale (via le traitement de la maladie et la prévention des épidémies), en quête d'une plus grande performance (via la qualité de soins) et lieu symbolique fort (via l'égalité d'accès aux soins et la performance technique offerte à tous). Les acteurs hospitaliers se différencient de plus en plus entre "décideurs" et "acteurs sociaux". Autrefois dominants, médecins et syndicats de salariés ont vu leur rôle s'amoindrir, les décideurs étant de plus en plus extérieurs aux établissements - agences régionales d'hospitalisation, associations de victimes, lobbies économiques. Pour le personnel hospitalier, il faut aller vite, relever les défis de la modernisation, de l'évaluation, de l'automatisation, de la rentabilité, dans une relation avec les patients tantôt gratifiante, tantôt éprouvante. Aux logiques professionnelles s'ajoutent les appartenances de service, les dispositifs participatifs et les nouveaux droits des patients. Comment les soignants combinent-ils les particularités de leur travail avec leurs nouvelles missions? Quel type d'équilibre organisationnel émerge de leur coopération? Quelles sont les avancées de la "démocratie sanitaire" et quel écho trouve-t-elle dans leurs pratiques? Quel fondement légitime donner à l'institution spécifique de la santé publique? C'est pour répondre à ces questions que cet ouvrage se focalise sur l'hôpital, lieu de concentration de la production soignante, en croisant sociologie du travail organisé et sociologie politique.
Mis en exergue par le libéralisme puis le marxisme, nié par certains courants sociologiques, le rôle moteur de l'économie s'impose à nos contemporains comme une évidence. Cet ouvrage propose un point de vue distancié, en s'en prenant d'un côté aux travers de la pensée économiste, qui tend à réduire le social à des catégories formelles ou à le soumettre à un déterminisme absolu. De l'autre, il propose de faire revenir sur terre les sociologues voulant ne considérer dans la société que ce qui relève de leurs compétences - le social. Bousculant les habitudes, on s'applique donc à retrouver des facteurs économiques là où on les attend le moins - dans les services, les grandes écoles, le commerce équitable, l'économie solidaire - et inversement à montrer comment le social tend à échapper à des considérations strictement économiques, par des voies aussi diverses que la militance, l'imaginaire, l'" éthnicité " ou l'institution.
Depuis 1945, le syndicalisme a traversé des contextes socio-politiques plus ou moins porteurs : l'après-guerre est une période propice à l'autonomie (1945-1950), au contraire de la période de croissance forte (avant 1975), contredite à son tour par la dernière période de croissance faible, où la crise du, syndicalisme alimente à nouveau l'autonomie. Confondu à tort avec le syndicalisme maison, le syndicalisme autonome est d'abord réformiste, et très diversifié localement. Facteur de contrôle social comme ses aînés confédérés, il incarne néanmoins une capacité de proximité au terrain, un attentisme à l'égard du politique et une souplesse de fonctionnement qui ont une résonance très actuelle. Le syndicalisme autonome regroupé dans le Groupe des 10 autour de la fédération SUD-PTT et du SNUI (aux impôts) affiche un renouveau du syndicalisme contestataire, à la faveur de la crise du service public. SUD-PTT en particulier se place dans une situation de franc-tireur par rapport au syndicalisme contestataire en général. Ayant mordu également sur le secteur privé, les syndicats SUD se sont liés à divers mouvements sociaux, sous l'impulsion de militants soixante-huitards. Ils contribuent ainsi à un type de contestation original, la " contestation pragmatique ".
Sainsaulieu Ivan ; Vinck Dominique ; Girard Béréni
Que sont devenus les ingénieurs depuis l'époque héroïque de Thomas Edison, Gustave Eiffel ou Rudolf Diesel ? Moins visibles, leurs travaux ont-ils été dévalorisés socialement, comme la connotation parfois péjorative du terme "technique" peut le faire penser ? Ou bien leur diversification témoigne-t-elle d'un renouveau ? Si beaucoup sont toujours en lien avec l'industrie et avec l'Etat, leurs technologies sont plus étroitement liées à la recherche scientifique fondamentale et dépendent de connaissances sophistiquées (chimie, microélectronique, biotechnologie, télécommunications, nanotechnologie, etc.). Ils sont confrontés à la montée en puissance de l'entreprise privée et de nouvelles nations sur un plan mondial, ce qui pose des problèmes sociaux divers, à la fois éthiques, de développement et de management. Ils forment une catégorie toujours attractive. Leurs formations se sont développées et prolifèrent dans le monde entier mais si la population ingénieure s'est 'russifiée, elle s'est aussi différenciée socialement. Ce sont tous ces aspects que cet ouvrage se donne pour tâche d'approfondir pour esquisser à grands traits le portrait de l'ingénieur d'aujourd'hui. Il vise à donner une image pluraliste de l'activité d'ingénierie, composée de diverses facettes, mais aussi structurée de tendances lourdes.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.