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La Résistance et les Français. Enjeux stratégiques et environnement social, actes du colloque intern
Sainclivier Jacqueline
PU RENNES
27,44 €
Épuisé
EAN :9782868471635
Si l'histoire du régime de Vichy, de la collaboration, de la répression a beaucoup progressé ces dernières années, celle de la Résistance a connu une certaine stagnation. C'est pourquoi, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la Libération, des historiens travaillant sur cette période ont souhaité faire le point. Ce livre est le résultat d'une rencontre internationale qui s'est tenue en septembre 1994 à l'université Rennes 2. Les articles ici rassemblés s'interrogent sur les relations particulières que les Français entretiennent avec la Résistance et réciproquement. Sont ainsi étudiées de plus près les relations avec le monde paysan et l'attitude des catholiques. Mais la Seconde Guerre mondiale en France concerne aussi les Alliés, leurs liens avec les Résistants et nécessairement avec la population qui subit les conséquences : tentatives de débarquement, parachutages de matériel et d'hommes, combats sur son territoire. Les relations entre les Français et la Résistance ne s'arrêtent pas à la Libération ; elles se poursuivent parfois difficilement à travers l'épuration, mais aussi à travers le combat politique. Au-delà, plus près de nous, à travers les affrontements de mémoire. La Résistance et les Français ne prétend nullement à l'exhaustivité, il essaie de présenter ces divers aspects sous un angle neuf. Avec le soutien du CNL
Fishman Sarah ; Maunet Johann ; Sainclivier Jacque
La bataille de l'enfance fait le lien entre deux grands domaines de la recherche historique: crime et délinquance, guerre et changement social. Grâce à une recherche qui s'appuie sur un large dépouillement d'archives, Sarah Fishman révèle l'impact du régime de Vichy sur un des groupes les plus silencieux de l'histoire: les enfants. Elle étudie la façon dont les enfants français ont traversé la guerre et l'occupation allemande. Elle montre que ce sont les restrictions économiques plus que la dislocation des familles qui ont accru la criminalité juvénile. Les circonstances des temps de guerre ont conduit les autorités à considérer les délinquants mineurs comme des victimes: c'est cela qui a permis aux réformistes, aux psychiatres, aux travailleurs sociaux et aux juristes de modifier le système français, en le tirant d'une justice juvénile punitive vers un système à visée éducative. La légistation du régime de Vichy a, ce faisant, fondé le système moderne de justice juvénile en France, qui incarcère rarement les jeunes délinquants. En s'intéressant au rôle que la guerre et le régime autoritaire de Vichy ont joué dans la transformation des tribunaux et des institutions françaises, Sarah Fishman enrichit notre connaissance de la vie quotidienne en France durant la Seconde Guerre mondiale. Elle affine notre compréhension de la place de Vichy dans le développement historique de la France. Elle apporte des éléments importants de réflexion aux débats actuels sur la justice juvénile.
Michel Denis compte parmi les personnalités qui ont fortement marqué l'histoire universitaire de Rennes et de l'Ouest armoricain en général. C'est d'abord vrai pour son propre parcours biographique - de l'étudiant des années cinquante, à la Faculté des lettres, au professeur à l'Institut d'Etudes politiques de Rennes - qui l'ait sans doute de lui une des "mémoires" les plus riches. C'est vrai aussi pour son apport scientifique : Michel Denis est l'incomparable historien du monde conservateur de l'Ouest, aristocratique et clérical. Approfondissant et dépassant singulièrement les intuitions d'André Siegfried, il est l'un des premiers à avoir mis en lumière le processus dialectique de modernisation contrôlée par des élites conservatrices, également observable en d'autres régions d'Europe. L'action de Michel Denis ne s'est pas arrêtée à l'enseignement et à la recherche. Héritier des Rennais de 1789, passionnés pour la cité et la liberté, dont il a retracé récemment l'histoire, il a marqué de son sceau la présidence de l'université Rennes 2 et déployé son énergie au service du développement des institutions régionales. Une vingtaine de collègues et amis rendent ici hommage à Michel Denis, à travers des textes organisés autour de ce qui constitue ses centres d'intérêt, voire de passion : l'Ouest intérieur, la Bretagne contemporaine, l'Université et la Cité. Avec le soutien de la Ville de Rennes et du CNL
La façon la plus fréquente d'aborder le changement de République en 1958 consiste à y voir l'habile maîtrise d'un putsch par un de Gaulle deus ex machina, prenant appui sur une opinion publique très majoritairement lassée du " régime des partis ". Les historiens réunis pour le colloque de Rennes des 22-24 mai 2006 ont adopté un point de vue résolument différent. Le changement de République fut avant tout le résultat d'une crise globale du système partisan français, élaboré au long d'un demi siècle de République parlementaire. 1956 : éclatement du système partisan à l'occasion des élections anticipées du 2 janvier. Pas de majorité malgré la loi sur les apparentements ; poussées mendésiste et poujadiste ; conversion des modérés et des démocrates-chrétiens aux principes de la " réforme de l'État " ; délitement des gauches, et d'abord du radicalisme, éclaté en quatre courants. 1967 : stabilisation d'un nouveau système partisan, différent de celui de la IVe République autant que de celui souhaite par de Gaulle en 1958, et marqué avant tout par une forte bipolarisation. Gaullistes d'un côté, flanqués des giscardiens ; gauches en pleine réorganisation de l'autre côté, PCF et FGDS amorçant en 1967 la négociation d'un programme commun de gouvernement. Un nouveau cours de la vie politique française qui n'était pas sans liens avec les mutations de grande ampleur de la société et des rapports de forces dans le monde...
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?