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Les partis et la République. La recomposition du système partisan 1956-1967
Richard Gilles ; Sainclivier Jacqueline
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753505216
La façon la plus fréquente d'aborder le changement de République en 1958 consiste à y voir l'habile maîtrise d'un putsch par un de Gaulle deus ex machina, prenant appui sur une opinion publique très majoritairement lassée du " régime des partis ". Les historiens réunis pour le colloque de Rennes des 22-24 mai 2006 ont adopté un point de vue résolument différent. Le changement de République fut avant tout le résultat d'une crise globale du système partisan français, élaboré au long d'un demi siècle de République parlementaire. 1956 : éclatement du système partisan à l'occasion des élections anticipées du 2 janvier. Pas de majorité malgré la loi sur les apparentements ; poussées mendésiste et poujadiste ; conversion des modérés et des démocrates-chrétiens aux principes de la " réforme de l'État " ; délitement des gauches, et d'abord du radicalisme, éclaté en quatre courants. 1967 : stabilisation d'un nouveau système partisan, différent de celui de la IVe République autant que de celui souhaite par de Gaulle en 1958, et marqué avant tout par une forte bipolarisation. Gaullistes d'un côté, flanqués des giscardiens ; gauches en pleine réorganisation de l'autre côté, PCF et FGDS amorçant en 1967 la négociation d'un programme commun de gouvernement. Un nouveau cours de la vie politique française qui n'était pas sans liens avec les mutations de grande ampleur de la société et des rapports de forces dans le monde...
Du christianisme au socialisme autogestionnaire et à une crise généralisée (1945-1988) L'auteur se propose de rechercher dans l'histoire de l'Union Départementale de la Loire de la CFTC-CFDT des éléments permettant de comprendre l'évolution de la CFDT. Cette Union Départementale fait partie depuis 1947 de la minorité de la CFTC et sort progressivement du " milieu chrétien " pour intégrer le monde ouvrier. Elle lutte contre la guerre d'Algérie, soutient la déconfessionnalisation de la CFTC et pratique l'unité d'action avec l'UD CGT de la Loire, beaucoup plus puissante qu'elle. Elle vit avec enthousiasme le mouvement de Mai-Juin 1968. Dans les années 1970, elle tente de susciter et d'appuyer le développement des luttes ouvrières et des différents mouvements de contestation. En 1974, ses dirigeants adhèrent au parti socialiste avant de le quitter. En 1976, l'UD de la Loire s'oppose à la direction confédérale dans une " contribution " rejetée au congrès d'Annecy. De même, elle s'oppose au " recentrage " de 1978, avant d'accepter la " resyndicalisation " en 1979. Mais, depuis 1974, la crise économique entraîne le chômage et la désyndicalisation. La crise devient une crise généralisée dans les années 1980 avec la rupture avec la CGT, des conflits internes et avec la confédération l'amenant à l'inaction. En 1987, l'élection d'un nouveau Bureau ramène de la sérénité, mais l'UD reste incapable de conduire des actions de masse.
Issu du troisième colloque tenu à Rennes (février 2010) sur les partis politiques français depuis la Libération, cet ouvrage s'intéresse aux conséquences de Mai-68 sur le système partisan français dans la séquence chronologique qui va du printemps 1971 à l'automne 1974. Comment gaullistes et communistes, les deux grandes forces politiques des Trente Glorieuses, ont-ils été déconcertés par les "événements", débordés et finalement marginalisés ? Comment, à l'inverse, ceux qui n'étaient jusque-là que "la droite non gaulliste" et "la gauche non communiste", giscardiens et socialistes, ont-ils été capables, avec quelque retard mais une grande efficacité, de "récupérer" le puissant et proliférant mouvement social du moment 68 ? Comment les premiers ont-ils su enrayer les aspects les plus révolutionnaires quant à l'organisation de la société pour imposer durablement le néolibéralisme en France ? Comment les seconds ont-ils su capter à leur profit les aspirations au "changement" pour retrouver le chemin du pouvoir après la longue période de délitement qu'ils avaient connue ? Telles sont les grandes questions auquel l'ouvrage essaye de répondre, en prenant pleinement en compte les évolutions de la société dans les années 1970 pour mieux comprendre les liens complexes mais consubstantiels entre le social et le politique.
Richard Gilles ; Guillaume Sylvie ; Sirinelli Jean
Fondée le 1er février 1978, l'UDF (Union pour la démocratie française) a été pendant trente ans l'un des grands partis politiques français. Bien que la fondation de l'UMP en 2002 puis celle du MoDem en 2007 aient scellé son sort, l'UDF, structurée de façon originale par rapport à ses concurrents et regroupant quelques-unes des plus anciennes familles politiques françaises (libéraux, radicaux, démocrates-chrétiens), a joué un rôle de tout premier plan dans la vie politique nationale dans le dernier tiers de siècle. Elle a dirigé des milliers de communes, des dizaines de départements et de régions, participé pendant près de vingt ans au gouvernement de la France et, à travers son fondateur, Valéry Giscard d'Estaing, contrôlé la présidence de la République de 1978 à 1981. Aucune histoire globale de l'UDF n'existait encore à ce jour. Ce livre en propose une pour la première fois.
Il y a cent ans naissait le PCF au 18e Congrès national de la SFIO. Proposant une histoire politique d'une organisation, cet essai propose également une histoire culturelle et sociale d'un phénomène politique qui a marqué durablement le , e siècle. I : ouvrage offre un récit à plusieurs échelles tout en suivant les déléguées ou délégués présents à Tours, tant dans le rituel passionnel d'un Congrès que dans la sociabilité socialiste au moment de Noël 1920. Enchâssé dans l'histoire nationale, héritée du socialisme, le PCF a dû aussi composer avec l'Internationale communiste dès sa naissance : c'est l'histoire de cette scission qui est au coeur de l'ouvrage.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.