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Les partis à l'épreuve de 68. L'émergence d'un nouveau clivage (1971-1974)
Richard Gilles ; Sainclivier Jacqueline
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753517042
Issu du troisième colloque tenu à Rennes (février 2010) sur les partis politiques français depuis la Libération, cet ouvrage s'intéresse aux conséquences de Mai-68 sur le système partisan français dans la séquence chronologique qui va du printemps 1971 à l'automne 1974. Comment gaullistes et communistes, les deux grandes forces politiques des Trente Glorieuses, ont-ils été déconcertés par les "événements", débordés et finalement marginalisés ? Comment, à l'inverse, ceux qui n'étaient jusque-là que "la droite non gaulliste" et "la gauche non communiste", giscardiens et socialistes, ont-ils été capables, avec quelque retard mais une grande efficacité, de "récupérer" le puissant et proliférant mouvement social du moment 68 ? Comment les premiers ont-ils su enrayer les aspects les plus révolutionnaires quant à l'organisation de la société pour imposer durablement le néolibéralisme en France ? Comment les seconds ont-ils su capter à leur profit les aspirations au "changement" pour retrouver le chemin du pouvoir après la longue période de délitement qu'ils avaient connue ? Telles sont les grandes questions auquel l'ouvrage essaye de répondre, en prenant pleinement en compte les évolutions de la société dans les années 1970 pour mieux comprendre les liens complexes mais consubstantiels entre le social et le politique.
Lachaise Bernard ; Richard Gilles ; Garrigues Jean
Parmi les grands noms de l'histoire politique de ces trente dernières années, celui de Sylvie Guillaume mérite d'être cité à plus d'un titre. D'abord pour son énergie, son efficacité et son enthousiasme, qui ont largement contribué au rayonnement national et international de l'université de Bordeaux 3. Mais aussi pour l'exceptionnelle qualité de son oeuvre scientifique, marquée par un esprit de curiosité et de découverte toujours en éveil. Globe-trotter de la recherche, elle a déployé ses talents de la IIIe à la Ve République, de l'Europe à l'Amérique du Nord, du libéralisme au centrisme, des classes moyennes aux petits patrons, d'Antoine Pinay à Konrad Adenauer. L'hommage qui lui est rendu dans cet ouvrage est à la mesure de cette diversité et de cette créativité communicatives. Une vingtaine d'historiens de renom se sont associés pour lui offrir ces mélanges, qui nous conduisent du XIXe au XXIe siècle, de Clermont-Ferrand à Québec en passant par l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Portugal, des" couches nouvelles " de Gambetta au new labour de Ton, Blair, des centristes aux gaullistes, des services secrets au Parlement européen. C'est le témoignage amical de plusieurs générations envers une grande historienne, qui les a tous stimulés et inspirés.
Résumé : Regard sur la place des ouvriers dans la vie stéphanoise, Mineurs, métallos, manuchards étudie leurs liens avec le PCF pendant la IVe République. Comment Saint-Etienne, cité industrielle, "grande ville ouvrière", a-t-elle accueilli ce "parti ouvrier" à la Libération ? Comment celui-ci s'est-il implanté dans le tissu social ? Pourquoi n'a-t-il pu emporter la mairie en 1945 ? Comment les populations ouvrières ont-elles traversé les crises de 1947 et 1948 ? Pourquoi la direction de la Fédération a-t-elle été en grande partie renouvelée en 1953 ? Le PCF n'a-t-il été qu'une force d'opposition ? Résultats de scrutins, débats politiques, textes internes, rapports policiers et économiques, articles et photographies de presse, documents privés, témoignages oraux, sont ici confrontés. "Histoire vue d'en bas", Mineurs, métallos, manuchards brosse ainsi un tableau de Saint-Etienne au plus fort de la Guerre froide alors que se jouait l'avenir de son modèle industriel.
Il y a cent ans naissait le PCF au 18e Congrès national de la SFIO. Proposant une histoire politique d'une organisation, cet essai propose également une histoire culturelle et sociale d'un phénomène politique qui a marqué durablement le , e siècle. I : ouvrage offre un récit à plusieurs échelles tout en suivant les déléguées ou délégués présents à Tours, tant dans le rituel passionnel d'un Congrès que dans la sociabilité socialiste au moment de Noël 1920. Enchâssé dans l'histoire nationale, héritée du socialisme, le PCF a dû aussi composer avec l'Internationale communiste dès sa naissance : c'est l'histoire de cette scission qui est au coeur de l'ouvrage.
Les années 1984-1988 sont à tous égards décisives car elles virent le premier président socialiste de la Ve République renoncer à son programme de 1981. L'angle de vue choisi est ici volontairement régional pour contribuer, par une approche décentrée des pôles de décision parisiens, à une meilleure compréhension des événements politiques, économiques, sociaux et culturels de la période considérée. Au départ du projet, le constat que l'année 1986 vit se tenir sur tout le territoire national, DOM inclus, les premières élections régionales au suffrage universel direct. Occasion évidente de prendre la mesure des rapports de forces politiques différenciés d'une région à l'autre dans un pays souvent réputé a priori - mais à tort - comme unifié par près de deux siècles de "jacobinisme". Plus largement, il s'est agi d'observer les transformations sociales et culturelles, les douloureuses mutations économiques et les évolutions partisanes de grande ampleur d'une façon territorialisée. En partant du principe - qui a été vérifié, décrypté et pondéré - que la crise de la sidérurgie ne signifie pas la même chose et n'est pas vécue de la même manière à Paris et à Longwy, que les mobilisations pour "l'école libre" diffèrent d'une région à l'autre, que "l'alternance", mot lancé par Valéry Giscard d'Estaing en 1978, ne recouvre pas les mêmes réalités quotidiennes au niveau national et aux divers échelons des pouvoirs locaux.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.