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Les années Mitterrand 1984-1988. L'alternance et la première cohabitation vues des régions
Richard Gilles ; Ollitrault Sylvie
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753573130
Les années 1984-1988 sont à tous égards décisives car elles virent le premier président socialiste de la Ve République renoncer à son programme de 1981. L'angle de vue choisi est ici volontairement régional pour contribuer, par une approche décentrée des pôles de décision parisiens, à une meilleure compréhension des événements politiques, économiques, sociaux et culturels de la période considérée. Au départ du projet, le constat que l'année 1986 vit se tenir sur tout le territoire national, DOM inclus, les premières élections régionales au suffrage universel direct. Occasion évidente de prendre la mesure des rapports de forces politiques différenciés d'une région à l'autre dans un pays souvent réputé a priori - mais à tort - comme unifié par près de deux siècles de "jacobinisme". Plus largement, il s'est agi d'observer les transformations sociales et culturelles, les douloureuses mutations économiques et les évolutions partisanes de grande ampleur d'une façon territorialisée. En partant du principe - qui a été vérifié, décrypté et pondéré - que la crise de la sidérurgie ne signifie pas la même chose et n'est pas vécue de la même manière à Paris et à Longwy, que les mobilisations pour "l'école libre" diffèrent d'une région à l'autre, que "l'alternance", mot lancé par Valéry Giscard d'Estaing en 1978, ne recouvre pas les mêmes réalités quotidiennes au niveau national et aux divers échelons des pouvoirs locaux.
La façon la plus fréquente d'aborder le changement de République en 1958 consiste à y voir l'habile maîtrise d'un putsch par un de Gaulle deus ex machina, prenant appui sur une opinion publique très majoritairement lassée du " régime des partis ". Les historiens réunis pour le colloque de Rennes des 22-24 mai 2006 ont adopté un point de vue résolument différent. Le changement de République fut avant tout le résultat d'une crise globale du système partisan français, élaboré au long d'un demi siècle de République parlementaire. 1956 : éclatement du système partisan à l'occasion des élections anticipées du 2 janvier. Pas de majorité malgré la loi sur les apparentements ; poussées mendésiste et poujadiste ; conversion des modérés et des démocrates-chrétiens aux principes de la " réforme de l'État " ; délitement des gauches, et d'abord du radicalisme, éclaté en quatre courants. 1967 : stabilisation d'un nouveau système partisan, différent de celui de la IVe République autant que de celui souhaite par de Gaulle en 1958, et marqué avant tout par une forte bipolarisation. Gaullistes d'un côté, flanqués des giscardiens ; gauches en pleine réorganisation de l'autre côté, PCF et FGDS amorçant en 1967 la négociation d'un programme commun de gouvernement. Un nouveau cours de la vie politique française qui n'était pas sans liens avec les mutations de grande ampleur de la société et des rapports de forces dans le monde...
Il y a cent ans naissait le PCF au 18e Congrès national de la SFIO. Proposant une histoire politique d'une organisation, cet essai propose également une histoire culturelle et sociale d'un phénomène politique qui a marqué durablement le , e siècle. I : ouvrage offre un récit à plusieurs échelles tout en suivant les déléguées ou délégués présents à Tours, tant dans le rituel passionnel d'un Congrès que dans la sociabilité socialiste au moment de Noël 1920. Enchâssé dans l'histoire nationale, héritée du socialisme, le PCF a dû aussi composer avec l'Internationale communiste dès sa naissance : c'est l'histoire de cette scission qui est au coeur de l'ouvrage.
Du christianisme au socialisme autogestionnaire et à une crise généralisée (1945-1988) L'auteur se propose de rechercher dans l'histoire de l'Union Départementale de la Loire de la CFTC-CFDT des éléments permettant de comprendre l'évolution de la CFDT. Cette Union Départementale fait partie depuis 1947 de la minorité de la CFTC et sort progressivement du " milieu chrétien " pour intégrer le monde ouvrier. Elle lutte contre la guerre d'Algérie, soutient la déconfessionnalisation de la CFTC et pratique l'unité d'action avec l'UD CGT de la Loire, beaucoup plus puissante qu'elle. Elle vit avec enthousiasme le mouvement de Mai-Juin 1968. Dans les années 1970, elle tente de susciter et d'appuyer le développement des luttes ouvrières et des différents mouvements de contestation. En 1974, ses dirigeants adhèrent au parti socialiste avant de le quitter. En 1976, l'UD de la Loire s'oppose à la direction confédérale dans une " contribution " rejetée au congrès d'Annecy. De même, elle s'oppose au " recentrage " de 1978, avant d'accepter la " resyndicalisation " en 1979. Mais, depuis 1974, la crise économique entraîne le chômage et la désyndicalisation. La crise devient une crise généralisée dans les années 1980 avec la rupture avec la CGT, des conflits internes et avec la confédération l'amenant à l'inaction. En 1987, l'élection d'un nouveau Bureau ramène de la sérénité, mais l'UD reste incapable de conduire des actions de masse.
Résumé : Regard sur la place des ouvriers dans la vie stéphanoise, Mineurs, métallos, manuchards étudie leurs liens avec le PCF pendant la IVe République. Comment Saint-Etienne, cité industrielle, "grande ville ouvrière", a-t-elle accueilli ce "parti ouvrier" à la Libération ? Comment celui-ci s'est-il implanté dans le tissu social ? Pourquoi n'a-t-il pu emporter la mairie en 1945 ? Comment les populations ouvrières ont-elles traversé les crises de 1947 et 1948 ? Pourquoi la direction de la Fédération a-t-elle été en grande partie renouvelée en 1953 ? Le PCF n'a-t-il été qu'une force d'opposition ? Résultats de scrutins, débats politiques, textes internes, rapports policiers et économiques, articles et photographies de presse, documents privés, témoignages oraux, sont ici confrontés. "Histoire vue d'en bas", Mineurs, métallos, manuchards brosse ainsi un tableau de Saint-Etienne au plus fort de la Guerre froide alors que se jouait l'avenir de son modèle industriel.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour