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Les territoires du politique. Hommages à Sylvie Guillaume, historienne du politique
Lachaise Bernard ; Richard Gilles ; Garrigues Jean
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753521063
Parmi les grands noms de l'histoire politique de ces trente dernières années, celui de Sylvie Guillaume mérite d'être cité à plus d'un titre. D'abord pour son énergie, son efficacité et son enthousiasme, qui ont largement contribué au rayonnement national et international de l'université de Bordeaux 3. Mais aussi pour l'exceptionnelle qualité de son oeuvre scientifique, marquée par un esprit de curiosité et de découverte toujours en éveil. Globe-trotter de la recherche, elle a déployé ses talents de la IIIe à la Ve République, de l'Europe à l'Amérique du Nord, du libéralisme au centrisme, des classes moyennes aux petits patrons, d'Antoine Pinay à Konrad Adenauer. L'hommage qui lui est rendu dans cet ouvrage est à la mesure de cette diversité et de cette créativité communicatives. Une vingtaine d'historiens de renom se sont associés pour lui offrir ces mélanges, qui nous conduisent du XIXe au XXIe siècle, de Clermont-Ferrand à Québec en passant par l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Portugal, des" couches nouvelles " de Gambetta au new labour de Ton, Blair, des centristes aux gaullistes, des services secrets au Parlement européen. C'est le témoignage amical de plusieurs générations envers une grande historienne, qui les a tous stimulés et inspirés.
Les présidents de la Troisième République sont souvent perçus comme des personnages essentiellement symboliques, que la crise du 16 mai 1877 a amputés de leurs pouvoirs constitutionnels. L'étude du parcours politique d'Emile Loubet, qui occupe l'Elysée de 1899 à 1906, permet de nuancer cette image. Président de la Belle Epoque, il est l'homme qui gracie Dreyfus, ouvre l'Exposition universelle de 1900, signe la loi de séparation des Eglises et de l'Etat. Il fait sortir la France de son isolement en consolidant l'alliance franco-russe, en ratifiant l'Entente Cordiale, en éloignant l'Italie de ses alliés allemand et autrichien, lors d'un septennat dont la place dans l'histoire de France mérite d'être revue.
Durant le mois de mai 1968, Georges Pompidou, Premier ministre du général de Gaulle depuis avril 1962, est apparu aux yeux des contemporains comme " l'homme d'Etat qui a tenu tête presque seul sur tous les fronts ", selon la formule de François Mauriac. Mêlant contributions scientifiques et témoignages des acteurs et proches collaborateurs de Georges Pompidou (Edouard Balladur, Robert Poujade, Marie-France Garaud), ce livre, résultat d'un colloque tenu le 14 mars 2008 et organisé par l'Association Georges Pompidou, apporte un éclairage novateur sur la personnalité du futur président de la République. Il propose une analyse des conceptions et de la gestion pompidoliennes de cette crise multiforme, crise de la jeunesse, crise sociale, et crise politique. Il traite également de ses relations avec le général de Gaulle et montre comment les événements de mai et leurs conséquences (élections législatives de juin, départ de Matignon en juillet 1968) ont contribué à construire son " destin national ".
La démocratie sociale est un des objectifs du gaullisme dès la Résistance. A partir de la formation d'un parti gaulliste en 1947, il est toujours présent dans les discours du général de Gaulle sans susciter la même ferveur chez les militants que le souci d'un Etat fort et de l'indépendance nationale. Une minorité bientôt appelée "gaullistes de gauche" , avec Louis Vallon et René Capitant comme figures de proue, se bat pour qu'il ne soit pas oublié. Le retour au pouvoir de De Gaulle en 1958 permet de donner à la France des institutions solides et de mener une politique de grandeur. A la gauche du gaullisme, des petites formations, comme l'UDT, défendent la "participation" . Après 1970, divisés en groupuscules inaudibles, beaucoup s'éloignent du parti gaulliste qu'ils accusent de droitisation et se rapprochent de la gauche. Mais, à l'exception de leur soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'Elysée en 2002, ils disparaissent du paysage politique.
Lassère Madeleine ; Lachaise Bernard ; Prévôt Phil
Cet ouvrage séduira un large public. Tous les Bordelais, de souche ou de coeur, jeunes ou moins jeunes, désireux de découvrir ou de retrouver le passé de la ville, se plongeront dans ces chapitres qui résument plus de vingt siècles d'histoire : personnages, dates et faits essentiels sont soulignés, ainsi que la vie quotidienne avec ses anecdotes ou ses drames. Dans le cahier d'illustrations, le lecteur retrouvera les lieux, les monuments ou les objets emblématiques de la ville.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.