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La bataille de l'enfance. Délinquance juvénile et justice des mineurs en France pendant la Seconde G
Fishman Sarah ; Maunet Johann ; Sainclivier Jacque
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753506237
La bataille de l'enfance fait le lien entre deux grands domaines de la recherche historique: crime et délinquance, guerre et changement social. Grâce à une recherche qui s'appuie sur un large dépouillement d'archives, Sarah Fishman révèle l'impact du régime de Vichy sur un des groupes les plus silencieux de l'histoire: les enfants. Elle étudie la façon dont les enfants français ont traversé la guerre et l'occupation allemande. Elle montre que ce sont les restrictions économiques plus que la dislocation des familles qui ont accru la criminalité juvénile. Les circonstances des temps de guerre ont conduit les autorités à considérer les délinquants mineurs comme des victimes: c'est cela qui a permis aux réformistes, aux psychiatres, aux travailleurs sociaux et aux juristes de modifier le système français, en le tirant d'une justice juvénile punitive vers un système à visée éducative. La légistation du régime de Vichy a, ce faisant, fondé le système moderne de justice juvénile en France, qui incarcère rarement les jeunes délinquants. En s'intéressant au rôle que la guerre et le régime autoritaire de Vichy ont joué dans la transformation des tribunaux et des institutions françaises, Sarah Fishman enrichit notre connaissance de la vie quotidienne en France durant la Seconde Guerre mondiale. Elle affine notre compréhension de la place de Vichy dans le développement historique de la France. Elle apporte des éléments importants de réflexion aux débats actuels sur la justice juvénile.
Breton Roland ; Mazoyer Krystyna ; Fishman Joshua-
Plus de 6 000 langues coexistent dans le monde. Où sont-elles parlées ? Par combien de personnes ? Depuis quand ? Quelles relations entretiennent-elles entre elles ? L'Atlas des langues du monde se propose de répondre à ces questions en présentant clairement, non seulement la répartition géographique, historique et démographique des langues, mais aussi leur développement et leur déclin, mettant ainsi en avant l'enjeu géopolitique de ces phénomènes. À l'heure où la biodiversité est enfin considérée comme devant être protégée, la diversité des cultures humaines fondées sur la multiplicité des patrimoines linguistiques, édifiés au cours des millénaires, ne devrait-elle pas, de même, être prise en compte et mieux préservée ? Les cartes et graphiques, réalisés à partir des sources les plus sérieuses et les plus récentes, ainsi que les textes concis et clairs qui les accompagnent montrent combien la variété des usages linguistiques peut être considérée comme essentielle pour l'avenir de l'humanité.
Deroy-Pineau Françoise ; Fishman Sarah ; Waendendr
La déclaration de la Deuxième Guerre mondiale en septembre 1939 bouleverse l'amour et la genèse familiale du couple Georges Deroy - Jacqueline Olivier : marié depuis 1936 et parents de Françoise, née en avril 1938. Jacqueline est enceinte d'Elisabeth qui naîtra en mai 1940. Georges sera prisonnier de juin 1940 à avril 1945. La guerre entraîne une rupture radicale. Chacun doit apprendre à vivre par soi-même dans un environnement nouveau, étranger, conflictuel, meurtrier. Comment s'en sont-ils tirés ? Jacqueline et Georges ont laissé des traces écrites. Leurs descendantes ont découvert ces écrits après leur mort. Elles ont composé ce livre qui fait revivre cet amour et la genèse de cette famille à l'épreuve de la guerre. Il les inscrit dans une dynamique intergénérationnelle en même temps qu'il contribue à combler des lacunes historiques sur ce qu'ont vécu presque 2 millions de prisonniers.
Près de deux millions de soldats français furent faits prisonniers durant la Bataille de France de 1939-1940. Il en résulta quelque 800 000 femmes - épouses et fiancées - qui durent attendre 5 années pour retrouver leurs compagnons détenus en Allemagne. Quelle fut l'expérience de ces femmes sous le régime de Vichy et sous l'occupation allemande de la France ? Quel bouleversement social entraîna l'éloignement temporaire du soutien de famille traditionnel ? L'auteur - historienne américaine - a rencontré les familles des anciens prisonniers de guerre. Elle s'est entretenue longuement avec ces femmes. Elle a étudié leur correspondance de guerre ainsi que des archives inédites. Elle peut ainsi transmettre le plaidoyer émouvant de ces "muettes", souvent jeunes mères, souvent laissées démunies. Ces femmes reprirent en majorité le rôle de leur époux absent et créèrent leurs propres associations d'entraide. Mais à la fm du compte, la guerre ne leur ouvrit pas d'espace de liberté à cause des multiples contraintes matérielles et morales qu'elles durent affronter seules.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni