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Images des comportements sous l'Occupation. Mémoires, transmission, idées reçues
Sainclivier Jacqueline ; Guillon Jean-Marie ; Labo
PU RENNES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782753548534
L'analyse des comportements collectifs en France entre 1940 et 1944 pose des problèmes de méthode et d'interprétation. Ces problèmes se posent de façon encore plus aigüe à propos des représentations de ces comportements depuis la fin de la guerre. C'est l'objet du présent livre. Il analyse de façon critique les reconstructions mémorielles qui tiennent lieu de grilles de lecture des comportements des Français sous l'occupation allemande. Sa première partie aborde les représentations dominantes et revisite celles des principaux producteurs de mémoire souvent présentés comme les responsables du mythe du " peuple résistant ". Elle réexamine les représentations d'acteurs collectifs spécifiques aux années noires : l'occupant lui-même, les femmes résistantes, les déportés. Elle décentre enfin notre regard en s'attachant aux mémoires régionales et par une comparaison avec la Belgique voisine. La deuxième partie explore la manière dont les savoirs sur les comportements collectifs sont transmis par les historiens eux-mêmes, ainsi que par les programmes et les manuels en usage dans l'Education nationale. Elle souligne combien cette transmission est souvent marquée par des simplifications et des idées reçues. Dans la même perspective, elle rend compte de vecteurs culturels jusqu'à présent peu pris en compte : les souvenirs des résistants, ceux des épurés, et les romans des années d'après-guerre.
Si l'histoire du régime de Vichy, de la collaboration, de la répression a beaucoup progressé ces dernières années, celle de la Résistance a connu une certaine stagnation. C'est pourquoi, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la Libération, des historiens travaillant sur cette période ont souhaité faire le point. Ce livre est le résultat d'une rencontre internationale qui s'est tenue en septembre 1994 à l'université Rennes 2. Les articles ici rassemblés s'interrogent sur les relations particulières que les Français entretiennent avec la Résistance et réciproquement. Sont ainsi étudiées de plus près les relations avec le monde paysan et l'attitude des catholiques. Mais la Seconde Guerre mondiale en France concerne aussi les Alliés, leurs liens avec les Résistants et nécessairement avec la population qui subit les conséquences : tentatives de débarquement, parachutages de matériel et d'hommes, combats sur son territoire. Les relations entre les Français et la Résistance ne s'arrêtent pas à la Libération ; elles se poursuivent parfois difficilement à travers l'épuration, mais aussi à travers le combat politique. Au-delà, plus près de nous, à travers les affrontements de mémoire. La Résistance et les Français ne prétend nullement à l'exhaustivité, il essaie de présenter ces divers aspects sous un angle neuf. Avec le soutien du CNL
Issu du troisième colloque tenu à Rennes (février 2010) sur les partis politiques français depuis la Libération, cet ouvrage s'intéresse aux conséquences de Mai-68 sur le système partisan français dans la séquence chronologique qui va du printemps 1971 à l'automne 1974. Comment gaullistes et communistes, les deux grandes forces politiques des Trente Glorieuses, ont-ils été déconcertés par les "événements", débordés et finalement marginalisés ? Comment, à l'inverse, ceux qui n'étaient jusque-là que "la droite non gaulliste" et "la gauche non communiste", giscardiens et socialistes, ont-ils été capables, avec quelque retard mais une grande efficacité, de "récupérer" le puissant et proliférant mouvement social du moment 68 ? Comment les premiers ont-ils su enrayer les aspects les plus révolutionnaires quant à l'organisation de la société pour imposer durablement le néolibéralisme en France ? Comment les seconds ont-ils su capter à leur profit les aspirations au "changement" pour retrouver le chemin du pouvoir après la longue période de délitement qu'ils avaient connue ? Telles sont les grandes questions auquel l'ouvrage essaye de répondre, en prenant pleinement en compte les évolutions de la société dans les années 1970 pour mieux comprendre les liens complexes mais consubstantiels entre le social et le politique.
Quelles que soient les nombreuses interprétations du meurtre d'Abel par Caïn, cet épisode, qui survient dès les premières pages du récit biblique, témoigne de la victoire de la violence dans ce qui peut être considéré comme l'affrontement originel. Parce que les hommes sont différents, l'affrontement fait partie de l'histoire des sociétés humaines. Lors de deux journées d'étude, tenues en 2005 et 2006 à Rennes et au Mans, un certain nombre d'historiens, dont les champs de recherche vont du XVIe siècle au XXe siècle, de l'histoire politique à l'histoire sociale, religieuse ou culturelle ont accepté de revisiter un certain nombre d'événements qui leur sont familiers à la lumière de cette idée que l'affrontement de forces antagonistes est à l'origine de toute évolution historique. Cet ouvrage est le recueil de leurs contributions. Plutôt que de juxtaposer les récits de conflits, il envisage deux thèmes transversaux celui des rituels qui accompagnent les types d'affrontement dès lors que ceux-ci se reproduisent (rituel de séduction, rituel de violence, rituel judiciaire, rituel de conversion, rituels identitaires, rituels de libération, rituels commémoratifs), et celui de l'usage que font des affrontements certains acteurs sociaux. Il est apparu également que les affrontements étaient souvent dramatisés, ramenés à des conflits essentiels et finalement à l'opposition du Bien et du Mal
La façon la plus fréquente d'aborder le changement de République en 1958 consiste à y voir l'habile maîtrise d'un putsch par un de Gaulle deus ex machina, prenant appui sur une opinion publique très majoritairement lassée du " régime des partis ". Les historiens réunis pour le colloque de Rennes des 22-24 mai 2006 ont adopté un point de vue résolument différent. Le changement de République fut avant tout le résultat d'une crise globale du système partisan français, élaboré au long d'un demi siècle de République parlementaire. 1956 : éclatement du système partisan à l'occasion des élections anticipées du 2 janvier. Pas de majorité malgré la loi sur les apparentements ; poussées mendésiste et poujadiste ; conversion des modérés et des démocrates-chrétiens aux principes de la " réforme de l'État " ; délitement des gauches, et d'abord du radicalisme, éclaté en quatre courants. 1967 : stabilisation d'un nouveau système partisan, différent de celui de la IVe République autant que de celui souhaite par de Gaulle en 1958, et marqué avant tout par une forte bipolarisation. Gaullistes d'un côté, flanqués des giscardiens ; gauches en pleine réorganisation de l'autre côté, PCF et FGDS amorçant en 1967 la négociation d'un programme commun de gouvernement. Un nouveau cours de la vie politique française qui n'était pas sans liens avec les mutations de grande ampleur de la société et des rapports de forces dans le monde...
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour