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LE NEOPLATONISME APRES PLOTIN
SAFFREY
VRIN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782711614769
Le Néoplatonisme après Plotin rassemble une vingtaine d'études parues depuis 1990, qui illustrent l'histoire de la philosophie platonicienne du IVe au VIe siècle, et au-delà. Depuis l'édition par Porphyre des Ennéades de Plotin jusqu'aux scholies du Corpus Dionysien, le propos de ce travail est de montrer les efforts successifs déployés par les philosophes néoplatoniciens pour intégrer le patrimoine philosophique et religieux de l'Antiquité grecque. Jamblique, sous le pseudonyme d'un prêtre égyptien, dialogue avec Porphyre pour exposer les antiques traditions égyptiennes et chaldéennes, Proclus, à la suite de son maître Syrianus, fait entendre l'accord d'Orphée, Pythagore et Platon avec les Oracles Chaldaïques, et pose le fondement de la théologie comme science. Dans ses hymnes, il livre sa dévotion au Soleil et aux dieux des Oracles Chaldaïques. Deux témoins précieux, le manuscrit alchimique de Venise et le Platon du Parisinus graecus 1807, témoignent de la survie du néoplatonisme que Marsile Ficin révélera à l'Europe par sa traduction latine des Ennéades, parue il y a tout juste 500 ans. Enfin l'hommage rendu à L. G. Westerink s'adresse à l'éditeur scientifique le plus fécond des auteurs néoplatoniciens.
Résumé : Comment Eve vint-elle au monde ? D'une côte d'Adam, répond le second récit de la Création. Dieu, lit-on dans la Genèse, avait commencé par créer les animaux. Mais Adam "ne trouva point parmi eux de compagnon qui lui convînt". Dieu le plongea alors dans un profond sommeil et de sa côte créa la femme, que l'homme découvrit à son réveil. Pour méditer cet épisode capital et en restituer la profondeur, trois auteurs réunissent ici leur voix : un essayiste, un exégète et un historien de l'art. Le sommeil d'Adam figure, dans l'essai proposé par Jean Louis Schefer, le long oubli qui sépare les cosmogonies orientales de l'interprétation chrétienne, où le Christ, "nouvel Adam", fait jaillir l'Eglise de son flanc percé. Henri Dominique Saffrey montre que la création d'Eve trouve sa signification première dans l'impossible vis-à-vis de l'homme et de Dieu. Jean-Claude Lebensztejn, analysant l'éclipse qui éclaire la scène du médaillon de Jacopo Bertoja au profond de la salle des Songes du Palais Farnèse à Caprarola, redonne à la création d'Eve son ambiguïté fondamentale : au-delà de l'interprétation chrétienne, c'est la figure de l'androgyne primitif qui apparaît alors, entre homme et femme, rêve et réalité.
Dans ce livre, superbe, A. -J. Festugière parvient à toucher et rendre sensible l'âme, le grand coeur héroïque et tendre, des Anciens, Grecs et Romains. "Qui s'avise, chrétien, de toucher à l'âme païenne doit affronter une double critique. Les partisans de l'Evangile jugeront qu'il donne trop de vertus aux anciens sages, ceux qui repoussent l'Evangile jugeront qu'il donne trop de vertus aux anciens sages, ceux qui repoussent l'Evangile qu'il ne leur en donne point assez, puisqu'il réserve le plus haut prix à la vertu de charité que les sages n'ont point connu. L'avouerai-je ? ces querelles me laissent froid. Avant ou après le Christ, je n'ai cherché que des âmes, leurs luttes, leur tristesse, leur courage. Nul système ne saurait prévaloir contre l'exemple d'un Socrate, d'un Marc-Aurèle. Où que je voie un tel accord de l'homme avec sa destinée, sans orgueil, sans illusion, je ne puis faire que je n'admire. Mais il reste que l'Evangile est d'un autre ordre, et qu'on a le droit peut-être d'aimer ce qui est aimable chez l'homme antique tout en demeurant chrétien."
Au tournant du XIVe au XVe siècle, à la demande des confraternités des laïcs, animées par les couvents des ordres religieux, et sous le patronage des nouveaux saints canonisés, a été produite une énorme quantité d'images populaires, portraiturant ces saints patrons avec leurs attributs ou des scènes de leurs légendes, en vue de protéger ceux qui les emportaient pour les garder dans leurs demeures et leurs voyages. Les études réunies dans ce livre décrivent ce mouvement de dévotion dans le milieu dominicain à Venise, chez les Minimes à Toulouse et à Cologne pour la fondation de la première confrérie du Rosaire en 1475. Des fragments d'une grande image récemment retrouvés montrent aussi la fonction de l'imagerie comme illustration ou substitut au pèlerinage de Jérusalem. Cette imagerie n'a pas été que populaire. Elle a aussi donné lieu à des documents que l'on peut qualifier de scientifiques, à l'usage de la pédagogie dans les écoles. Un exemple en est donné par une image sur le thème de l'Homme-Microcosme, un autre sur le thème Homo bulla. On a joint deux études sur les débuts de l'imprimerie à Paris en 1470 et sur une édition lyonnaise de Suétone, due aux soins de l'humaniste Jean Grolier Biographie de l'auteur Henry D. SAFFREY a été professeur au Saulchoir, couvent d'études des Dominicains de 1954 à 1972, et chercheur au C.N.R.S. de 1962-1989
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.