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HUMANISME ET IMAGERIE AUX XVE ET XVIE SIECLES
SAFFREY
VRIN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782711616688
Au tournant du XIVe au XVe siècle, à la demande des confraternités des laïcs, animées par les couvents des ordres religieux, et sous le patronage des nouveaux saints canonisés, a été produite une énorme quantité d'images populaires, portraiturant ces saints patrons avec leurs attributs ou des scènes de leurs légendes, en vue de protéger ceux qui les emportaient pour les garder dans leurs demeures et leurs voyages. Les études réunies dans ce livre décrivent ce mouvement de dévotion dans le milieu dominicain à Venise, chez les Minimes à Toulouse et à Cologne pour la fondation de la première confrérie du Rosaire en 1475. Des fragments d'une grande image récemment retrouvés montrent aussi la fonction de l'imagerie comme illustration ou substitut au pèlerinage de Jérusalem. Cette imagerie n'a pas été que populaire. Elle a aussi donné lieu à des documents que l'on peut qualifier de scientifiques, à l'usage de la pédagogie dans les écoles. Un exemple en est donné par une image sur le thème de l'Homme-Microcosme, un autre sur le thème Homo bulla. On a joint deux études sur les débuts de l'imprimerie à Paris en 1470 et sur une édition lyonnaise de Suétone, due aux soins de l'humaniste Jean Grolier Biographie de l'auteur Henry D. SAFFREY a été professeur au Saulchoir, couvent d'études des Dominicains de 1954 à 1972, et chercheur au C.N.R.S. de 1962-1989
Dans ce livre, superbe, A. -J. Festugière parvient à toucher et rendre sensible l'âme, le grand coeur héroïque et tendre, des Anciens, Grecs et Romains. "Qui s'avise, chrétien, de toucher à l'âme païenne doit affronter une double critique. Les partisans de l'Evangile jugeront qu'il donne trop de vertus aux anciens sages, ceux qui repoussent l'Evangile jugeront qu'il donne trop de vertus aux anciens sages, ceux qui repoussent l'Evangile qu'il ne leur en donne point assez, puisqu'il réserve le plus haut prix à la vertu de charité que les sages n'ont point connu. L'avouerai-je ? ces querelles me laissent froid. Avant ou après le Christ, je n'ai cherché que des âmes, leurs luttes, leur tristesse, leur courage. Nul système ne saurait prévaloir contre l'exemple d'un Socrate, d'un Marc-Aurèle. Où que je voie un tel accord de l'homme avec sa destinée, sans orgueil, sans illusion, je ne puis faire que je n'admire. Mais il reste que l'Evangile est d'un autre ordre, et qu'on a le droit peut-être d'aimer ce qui est aimable chez l'homme antique tout en demeurant chrétien."
Il y a environ cinquante ans, écrit Peler Kingsley, plusieurs inscriptions grecques ont été découvertes dans le sud de l'Italie, sur le site de la ville de Vélia, la patrie de Parménide. Leur étude révèle les traditions de philosophes antiques qui furent nos ancêtres, mystiques cloués d'un merveilleux sens pratique. [...] Parmi eux se détache le personnage de Parménide dont le monde moderne a presque oublié la véritable figure. Ce livre s'attache à la faire revivre." Ces inscriptions amènent à situer Parménide dans un tout autre monde que celui où nous le placions. Ce qui nous est alors dévoilé, c'est le monde de la Grèce archaïque, avec ses sages devins, ses législateurs et ses rituels d'initiation, et Parménide (re)devient l'un d'entre eux. En particulier, on restitue l'existence d'une sorte de tanière d'initiation, d'un antre, où l'on allait recevoir par rêve la révélation des dieux. L'ouvrage, qui repose sur une très solide documentation, est écrit d'une manière parfaitement accessible, et toutes les discussions savantes, par exemple, ont été reléguées dans les notes. Il se développe à la manière d'un puzzle, dont les éléments se révèlent les uns après les autres et prennent sens les uns par rapport aux autres. Nul doute que l'ouvrage ne soit destiné à être âprement discuté, tant il attaque de positions ordinairement tenues.
Saül de Tarse, persécuteur de ceux qu'on appellera plus tard "chrétiens", marche sur la route de Damas quand la lumière et la voix venues du ciel le terrassent et en font un apôtre. Désormais il sera habité par la bonne nouvelle de Jésus-Christ ressuscité et plus rien ne pourra arrêter son élan. Cette Histoire de l'apôtre Paul nous permet de suivre pas à pas celui dont l'intention était de "faire chrétien le monde".
Thomas d'Aquin au XIIIe siècle, Marsile Ficin, le Cardinal Bessarion, Pietro Balbi, ami du Cardinal Nicolas de Cues, le dominicain Jean Cuno chez Alde Manuce à Venise, au XVe siècle, Josse Clichtove, d'abord élève et collaborateur de Jacques Lefèvre d'Étaples, au début du XVIe, sont des figures par lesquelles s'est transmise la tradition platonicienne au moyen âge et à la Renaissance. De diverses manières, ces savants, au milieu de leurs contemporains, ont été les artisans d'une histoire de la culture humaniste, dont plusieurs épisodes peu connus sont étudiés dans ce livre. En les réunissant, on obtient une image quelque peu renouvelée du mouvement des idées qui devait prolonger jusqu'à l'époque moderne la postérité du néoplatonisme athénien en Italie et en Europe. Biographie de l'auteur Henri D. SAFFREY a été professeur au Saulchoir, Couvent d'études des Dominicains de 1954 à 1972, et chercheur au C.N.R.S. de 1962 à 1989.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.