Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'HERITAGE DES ANCIENS AU MOYEN AGE ET A LA RENAISSANCE
SAFFREY
VRIN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782711615964
Thomas d'Aquin au XIIIe siècle, Marsile Ficin, le Cardinal Bessarion, Pietro Balbi, ami du Cardinal Nicolas de Cues, le dominicain Jean Cuno chez Alde Manuce à Venise, au XVe siècle, Josse Clichtove, d'abord élève et collaborateur de Jacques Lefèvre d'Étaples, au début du XVIe, sont des figures par lesquelles s'est transmise la tradition platonicienne au moyen âge et à la Renaissance. De diverses manières, ces savants, au milieu de leurs contemporains, ont été les artisans d'une histoire de la culture humaniste, dont plusieurs épisodes peu connus sont étudiés dans ce livre. En les réunissant, on obtient une image quelque peu renouvelée du mouvement des idées qui devait prolonger jusqu'à l'époque moderne la postérité du néoplatonisme athénien en Italie et en Europe. Biographie de l'auteur Henri D. SAFFREY a été professeur au Saulchoir, Couvent d'études des Dominicains de 1954 à 1972, et chercheur au C.N.R.S. de 1962 à 1989.
Robertson Dodds Eric ; Saffrey Henri-Dominique ; D
Résumé : Le thème abordé par E R Dodds dans cet ouvrage - la transition du paganisme au christianisme de Marc Aurèle à Constantin - est de ceux auxquels on revient indéfiniment, car il reste, malgré tout, le grand mystère :pourquoi et comment des païens cultivés de ce temps, qui avaient, en somme, une religion quasi monothéiste, une morale en substance peu différente de la nôtre - il suffit de lire Libanius -, un trésor de culture infiniment supérieur à tout ce que pouvaient offrir les chrétiens, pourquoi, dis-je, et comment ces païens ont-ils pu devenir chrétiens ? Laissons la question en repos " A. J. Festugière.
Résumé : Comment Eve vint-elle au monde ? D'une côte d'Adam, répond le second récit de la Création. Dieu, lit-on dans la Genèse, avait commencé par créer les animaux. Mais Adam "ne trouva point parmi eux de compagnon qui lui convînt". Dieu le plongea alors dans un profond sommeil et de sa côte créa la femme, que l'homme découvrit à son réveil. Pour méditer cet épisode capital et en restituer la profondeur, trois auteurs réunissent ici leur voix : un essayiste, un exégète et un historien de l'art. Le sommeil d'Adam figure, dans l'essai proposé par Jean Louis Schefer, le long oubli qui sépare les cosmogonies orientales de l'interprétation chrétienne, où le Christ, "nouvel Adam", fait jaillir l'Eglise de son flanc percé. Henri Dominique Saffrey montre que la création d'Eve trouve sa signification première dans l'impossible vis-à-vis de l'homme et de Dieu. Jean-Claude Lebensztejn, analysant l'éclipse qui éclaire la scène du médaillon de Jacopo Bertoja au profond de la salle des Songes du Palais Farnèse à Caprarola, redonne à la création d'Eve son ambiguïté fondamentale : au-delà de l'interprétation chrétienne, c'est la figure de l'androgyne primitif qui apparaît alors, entre homme et femme, rêve et réalité.
Sous la direction de H.D. Saffrey. Texte établi et traduit par A. Colinet. CXVI-804 p. Index. (2000)2e tirage 2002.[G 398]2-251-00478-583 ?Notes Biographiques : Docteur en philosophie et lettres de l'Université catholique de Louvain Helléniste ; Dominicain, professeur d'histoire de la philosophie ancienne au Couvent d'études du Saulchoir (1964-1972), chercheur au Centre national de le recherche scientifique (1962-1989) Professeur de littérature et civilisation grecques à la Sorbonne, Paris IV et directeur de l'Unité de recherche sur la médecine grecque au CNRS (1990-2000), président de l'école doctorale Mondes anciens et médiévaux ; Membre de l'Institut, Académie des inscriptions et belles lettres (1997)
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.