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Le Développement durable et équitable
Sadigh Elie ; Viléo Jacques
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782296066182
Quatre dangers d'origine économique menacent l'avenir. Ce sont : 1-Les inégalités de revenus et leur aggravation, qui constituent une source de conflits à l'intérieur des pays. 2- Les inégalités de développement et leur aggravation, qui constituent une source de conflits entre les pays. 3- L'épuisement des ressources naturelles, qui constitue aussi une source de conflits entre les pays. 4° Enfin, la pollution, la dégradation de l'environnement et des ressources naturelles renouvelables, dues essentiellement aux modes de production et de consommation actuels, qui mettent en danger l'avenir du vivant. Elie Sadigh démontre que dans le cadre de la théorie actuellement dominante (théorie néoclassique) il n'y a de salut ni pour le développement durable, ni pour le développement équitable. Il démontre que cette théorie favorise une économie financiarisée où le gaspillage des ressources naturelles est généralisé, une économie où s'impose la loi du plus fort. Cette économie n'est compatible ni avec le développement équitable car elle crée ou aggrave les inégalités, ni avec le développement durable car elle fait passer les intérêts partisans avant l'intérêt général et la préservation des ressources naturelles, entraînant dans son sillage, outre les conséquences humaines désastreuses que l'on connaît, des conséquences écologiques dévastatrices pour la planète et toute l'humanité. L'auteur, refusant de poursuivre dans l'impasse qui nous est imposée actuellement par la théorie dominante, propose une nouvelle théorie économique qui nous ouvre de nouvelles perspectives. Cette théorie est compatible avec l'application de toutes les propositions et décisions aptes à favoriser la réalisation du développement durable, cela du seul fait qu'elle a comme principal but la réalisation du véritable objectif de l'économie : satisfaire les besoins économiques de tous les individus.
Certains économistes néoclassiques, dont Léon Walras, ont établi une analogie entre la science physique et la science économique. Venus pour la plupart des sciences de la nature et confortés dans leur démarche par certains philosophes tels que Popper, des auteurs ont alors tenté d'appliquer la méthode de la science physique à l'élaboration des théories économiques et à leur vérification. Cet ouvrage démontre que cette démarche n'a pas favorisé mais égaré l'évolution de la recherche en science économique. Les auteurs démontrent que l'économie a des principes qui peuvent et doivent être établis par une analyse rationnelle que de ces principes découlent logiquement des règles dont le respect garantit le fonctionnement harmonieux de l'économie.
Emploi, chômage, croissance et répartition du produit national constituent les problèmes les plus importants de l'économie. La théorie économique dominante, depuis un siècle, prétend avoir résolu ces problèmes. Elle considère le travail comme une marchandise. Elle rend le niveau des salaires responsables du chômage, ce qui l'amène à affirmer que le chômage est volontaire. Elle affirme aussi que l'économie fonctionne bien lorsque le profit est nul. Mais, en même temps, elle considère que le profit est le moteur de la croissance économique, sans pourtant parvenir à l'expliquer. Elle prétend que, dans une économie salariale, la répartition des richesses créées se détermine au moment des échanges ou qu'elle se fonde sur la productivité marginale des facteurs. Le but de cet ouvrage est d'ouvrir un débat sur la question de savoir si cette théorie, qui domine l'enseignement et la recherche et qui influence les décisions politiques, repose sur des fondements réels ou si elle ne repose en fait que sur des fictions, ce qui expliquerait l'impasse dans laquelle se trouvent les économies salariales.
Pour faire face au problème du chômage les politiques ont mis en place depuis plusieurs décennies, et toujours sans succès, différentes sottes de flexibilités. Nourris ou influencés par la théorie actuellement dominante, ils rendent responsables du chômage le fonctionnement du marché, le niveau des salaires, le rôle des syndicats... L'échec de l'application de leurs propositions les a amenés à prendre des mesures législatives telles que, par exemple, la durée du travail, le contrat de nouvelle embauche... Ils voudraient ainsi faire croire que les mesures législatives sont créatrices d'emplois, ce qui est une hérésie. En effet, seule la juste application des règles qui découlent des principes de l'économie permet la réalisation du plein-emploi. Elie Sadigh démontre que les délocalisations ne sont favorables ni au pays d'origine de leur financement, ni au pays où elles sont implantées, ni aux habitants de ces deux catégories de pays, elles ne sont favorables qu'à une élite financière qui représente une minorité. Or, si les taux de change sont établis dans le respect de la parité des pouvoirs d'achat, les délocalisations ne présentent aucun intérêt. Le rôle des responsables politiques, économiques et monétaires au niveau national et au niveau international est clairement mis en cause, tous ces responsables étant, consciemment, inconsciemment ou par ignorance, sous l'influence de ceux à qui profitent les délocalisations. L'auteur démontre que les solutions économiques au problème du chômage existent, il faut avoir le courage politique de les appliquer.
La nouvelle théorie économique proposée par Elie Sadigh répond aux problèmes fondamentaux que pose l'exigence d'un fonctionnement économique juste, en montrant quelles sont les causes véritables et la destination légitime du revenu et du profit : le revenu est formé au moment de la production et il est destiné à être dépensé sur le marché des produits. L'épargne peut alors être nulle et le profit atteint maximal, et les entreprises peuvent engager les investissements nécessaires, indépendamment du système financier. Cette nouvelle théorie détermine trois éléments décisifs : le rôle des Etats, qui doivent faire appliquer les règles qui découlent des principes de l'économie, le rôle des banques, qui doivent seulement émettre la monnaie et n'être que les intermédiaires, et le rôle des organisations internationales qui ne doivent pas favoriser certains Etats comme c'est le cas actuellement, mais contraindre à la parité des échanges internationaux par celle des taux de change. Ainsi cette nouvelle théorie reprend-elle l'analyse de l'ensemble de l'organisation économique pour l'envisager sous un jour nouveau : l'économie moderne peut fonctionner sans financiarisation, sans délocalisations, sans le pillage de certains pays. etc. La nouvelle théorie économique ouvre une nouvelle ère où les entreprises et les Etats pourront être indépendants des financiers qui mènent actuellement le monde. L'auteur démontre que le fonctionnement inégalitaire actuel de l'économie n'est pas une fatalité et que l'on peut, rationnellement, construire une économie équitable et compatible avec notre époque.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.