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Corps obscènes. Pantomime, tableau vivant et autres images pas sages suivi de Note sur le dispositif
Rykner Arnaud
ORIZONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782336300214
Rien de moins sage que certaines images qui, du XIXe au XXIe siècle ne semblent là que pour inquiéter le discours implicite sur lesquels elles s'érigent, et, le faisant trembler, vaciller sur les bases, l'obligent à se repenser non plus comme vecteur de transmission du monde mais comme écran entre le monde et nous. Quand le langage se tait, quand l'image se fissure, quelque chose apparaît qu'on ne soupçonnait pas toujours, quelque chose non pas d'indicible ou d'ineffable mais de difficile à regarder. Des corps aussi affolés qu'affolants s'exposent ainsi dans des "petits" genres comme la pantomime et le tableau vivant, tour à tour défiant les "grands" genres et les revivifiant. De Deburau à Paul Marguerite, de Goethe à Zola, de Diderot à Howard Barker ou Wajdi Mouawad, une autre théâtre s'offre alors, une autre scène qu'on explore ici, ouvrant sur la question du dispositif dans une théorie générale de la représentation.
On ne prétend pas, en 128 pages et quelques dizaines de mots, faire le tour d'une histoire vieille de plus de quatre mille ans. Le pari ici tenté repose sur des choix radicaux qui permettent de dégager une certaine idée du théâtre. Un désir de théâtre, que l'on voudrait faire partager et qui fait préférer le "silence" au "dialogue", la "pantomime" au geste ou le "mouchoir" au "corps"... Ainsi a-t-on choisi de ne retenir que quelques entrées, à partir desquelles on tentera de développer une certaine vision théâtrale qui ne prétend pas se substituer à d'autres, mais se propose de dialoguer avec elles à l'occasion d'une promenade entre scène, salle et coulisses.
Comme genre, la pantomime connaît différentes expressions nationales et relève de différentes aires culturelles. Comme principe théâtral, elle transcende les esthétiques et les époques. Le présent volume envisage la question du XVIIe au XXe siècle, en France et en Europe (Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne, Autriche ou Espagne) voire aux États-Unis à travers les tournées mémorables des frères Hanlon-Lees. Du ballet de cour au n Nouveau Spectacle Pantomime ", de Cot d'Ordan à Catulle Mendès, des hystériques de Charcot à la démence de Charlot, de Valle-Inclân à Gémez de la Serna, de Schnitzler à Hofmannsthal, ou de François Verret à Jan Lauwers en passant par Vitrac, Genet et Beckett, les études réunies dans ce livre visent à comprendre comment la pantomime s'inscrit au coeur de multiples pratiques spectaculaires, tout en désignant paradoxalement un certain envers du théâtre. Elle oblige ce dernier à articuler texte et hors-texte, logique discursive et logique iconique. Entre une pratique d'écriture et une pratique de l'image où le cinéma des premiers temps trouva les conditions de son épanouissement, elle fait, à sa façon, le lien entre arts du texte et arts visuels et interroge ainsi résolument notre modernité. Biographie de l'auteur Arnaud Rykner est professeur à l'université de Toulouse-Le Mirail et il est membre de l'Institut universitaire de France."
Pour l'instant, la maison est vide. Les portes sont ouvertes sur la mer. Les fenêtres appellent le vent.De temps en temps un volet frappe le mur.À peine entré dans le jardin, on sent que quelque chose ou que quelqu'un s'apprête.Le ménage est fait. La poussière accumulée dans l'année a disparu. On veut le croire. On pénètre dans l'entrée, et l'on est pris par l'odeur suave de la cire. La cuisine est rangée, comme elle ne le sera sans doute plus avant longtemps.Lorsqu'on monte l'escalier sur la droite et qu'on débouche sur le couloir de l'étage, autour duquel s'ordonnent symétriquement six chambres et deux réduits qui doivent servir de salles de bain ou de toilettes, on est frappé par le calme qui règne au-dedans tandis que les fenêtres laissent entrer le bruit de la mer.Dans chaque chambre, deux lits impeccables, faits «au carré». Aucune décoration. Des papiers un peu surannés au mur, pour certains recollés récemment, sans qu'on puisse ignorer que l'humidité, déjà, recommence à gagner.
Mineur de fond, Arnaud Rykner tente l'aventure d'un poète intersectionniste. Pas savoir, pas penser, dit-il. Alors quoi. Vivre ou mourir. Quoi qu'il arrive, les deux nous adviennent. Tout est là, disponible. L'angoisse de l'enfant face à la traversée du sommeil. Le besoin d'une main. Le pur toucher qui rassure pour rentrer dans la mort. Claude Régy
De 1886 à 1914 paraissent les Archives d'anthropologie criminelle qui veulent révolutionner la notion de criminalité (école française de Lacassagne contre école italienne de Lombroso). Les débats sur l'homosexualité y sont particulièrement importants tout en donnant un aperçu sur la conception typiquement fin-de-siècle de cette sensibilité, ils mettent en avant la personnalité toute littéraire de Marc-André Raffalovich qui tenta de devenir le Magnus Hirschfeld français.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.
Si l'amour est un excès, il se donne à comprendre comme extase, décentrement ou aliénation. Jeté hors de soi, on n'est plus soi-même et à soi-même, car on cherche à être en l'aimé et pas seulement auprès de lui ; on désire être l'aimé au lieu de simplement lui appartenir. Le discours de l'amour a confié à la poésie le soin de décrire ces élancements. C'est pourquoi, en vue de la configuration des divers types de l'extase amoureuse (extase simple, union synthétique, transmanence, inter-immanence, engravement, hospitalité, incarcération...), l'auteur a convoqué des poètes de plusieurs aires culturelles, le tout étant placé sous l'égide de Shakespeare et de Louise Labé auxquels deux chapitres sont consacrés. Cet essai prolonge les recherches de l'auteur sur l'amour pur et la nodalisation.
Une jeune fille rencontre celui qu'elle appelle l'homme de sa vie. Ils habitent à Ashod, une ville portuaire sur la côte israélienne. Elle l'épouse et le suit en France, à Paris. Mais Charles, au fil du temps, s'est progressivement détaché de ses origines ; le message de Jésus le bouleverse et le sentiment d'être plus proche de la religion, va en lui plus profond. Ce récit émouvant trouve sa résonance sur la scène religieuse contemporaine.