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Pantomime et théâtre du corps : transparence et opacité du hors-texte
Rykner Arnaud
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753507609
Comme genre, la pantomime connaît différentes expressions nationales et relève de différentes aires culturelles. Comme principe théâtral, elle transcende les esthétiques et les époques. Le présent volume envisage la question du XVIIe au XXe siècle, en France et en Europe (Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne, Autriche ou Espagne) voire aux États-Unis à travers les tournées mémorables des frères Hanlon-Lees. Du ballet de cour au n Nouveau Spectacle Pantomime ", de Cot d'Ordan à Catulle Mendès, des hystériques de Charcot à la démence de Charlot, de Valle-Inclân à Gémez de la Serna, de Schnitzler à Hofmannsthal, ou de François Verret à Jan Lauwers en passant par Vitrac, Genet et Beckett, les études réunies dans ce livre visent à comprendre comment la pantomime s'inscrit au coeur de multiples pratiques spectaculaires, tout en désignant paradoxalement un certain envers du théâtre. Elle oblige ce dernier à articuler texte et hors-texte, logique discursive et logique iconique. Entre une pratique d'écriture et une pratique de l'image où le cinéma des premiers temps trouva les conditions de son épanouissement, elle fait, à sa façon, le lien entre arts du texte et arts visuels et interroge ainsi résolument notre modernité. Biographie de l'auteur Arnaud Rykner est professeur à l'université de Toulouse-Le Mirail et il est membre de l'Institut universitaire de France."
L'île est au milieu du lac. Le lac au milieu des montagnes. Sur l'île il y a une maison, comme une île dans l'île. Un homme vit là. Le temps en ces lieux pourrait être celui de l'éternité. La vie parfaite, achevée, pourrait tenir tout entière dans une pierre de rêve. C'est le récit qu'en fait Arnaud Rykner, avant de faire celui de la fin d'un monde. Poème narratif sur le temps, un hommage à la culture japonaise qui sonne avec la beauté des haïkus.
L'art ne peut exister que par ce qui le nie ; il lui faut s'expatrier, en se choisissant des contre-modèles qui travaillent à l'encontre de ses propres moyens.D'où, pour l'écrivain, la fascination, parfois inavouée, pour tout ce qui ferait l'économie du langage et de ce qu'il postule (sens, formalisation et structuration logique).Au fond, sans la conscience que le langage est vain, écrirait-on ?Ce livre explore, de Balzac à Zola, de James à Wilde, de Maeterlinck à Sarraute, de Proust à Carson Mc Cullers, quelques aspects de cette résistance du texte qui passe par le renoncement aux pouvoirs du langage.Écrire n'est peut-être qu'une façon de crever l'écran des mots ; à l'endroit de la déchirure, par le pan, dont la peinture servit de modèle à Proust, le Réel surgit alors, et nous aveugle, sans pour autant nous tuer ou nous rendre fou ; car l'oeuvre nous permet de survivre joyeusement à cette catastrophe dont elle rend l'expérience possible et salvatrice.
Mineur de fond, Arnaud Rykner tente l'aventure d'un poète intersectionniste. Pas savoir, pas penser, dit-il. Alors quoi. Vivre ou mourir. Quoi qu'il arrive, les deux nous adviennent. Tout est là, disponible. L'angoisse de l'enfant face à la traversée du sommeil. Le besoin d'une main. Le pur toucher qui rassure pour rentrer dans la mort. Claude Régy
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni