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Remporter la bataille des idées
Ruffin François ; Gramsci Antonio
FAKIR
4,00 €
Épuisé
EAN :9782369210108
Fakir Editions a reçu, par la Poste, une trentaine de cahiers, couverts d'une écriture serrée, rédigés en italien, et dans un charabia imbittable. C'était signé d'un certain "Antonio Gramsci ". Le gars était en prison, on a décidé de le rencontrer, pour lui rendre ses machins, plutôt que de les balancer à la poubelle. Du coup, le philosophe communiste nous a éclairés sur ses concepts-clés : "hégémonie", "guerre de position", "intellectuel organique", etc. Des outils toujours utiles pour saisir le présent. Fakir : On a traversé une crise financière, c'est peut-être pas terminé, et des militants entrevoyaient la fin du capitalisme... Antonio Gramsci : Ah, les prophètes de la facilité. Fakir : Vous appelez ça comment ? A. G. : Ca m'indigne quand certains camarades, à l'attitude superficielle, affirment que la chute du fascisme est imminente, deux ou trois mois, l'hiver au maximum... Comme si la "misère" débauchait sur la révolution. Mais la misère, même la faim, ça peut provoquer des soubresauts, sûrement pas détruire le système capitaliste. Car l'adversaire est de taille. Il a une longue expérience du pouvoir, il s'appuie sur une bureaucratie spécialisée, sur de puissants canaux de propagande, sur des appareils militaires, policiers, judiciaires très bien rôdés, bref, il détient quasiment tous les "bastions". Croire qu'une secousse suffira à vaincre pareil ennemi, je vais vous dire : ce n'est pas seulement du délire, c'est une manifestation d'impuissance, c'est l'espoir placé en un deus ex machina qui tomberait du ciel.
Le Centre de formation des journalistes se proclamait "la meilleure école de journalisme en France et même en Europe". Tous les ténors de la presse ont fréquenté ses bancs. Pendant deux ans, François Ruffin a suivi leur exemple : élève appliqué, il a pris en notes les conseils des professeurs et les confidences des "grandes plumes". Il s'est coulé dans le moule, pour voir. Et il a vu. "Dans un an, vous serez journalistes, confie un intervenant. Vous entrerez dans ce que j'appelle "le complot de famille", c'est-à-dire des règles qui peuvent scandaliser les gens mais, bon, c'est comme ça que la machine fonctionne." Un "complot" que ce livre met au jour : tacites ailleurs, les règles du métier sont ici affichées sans vergogne. Comme dans un miroir grossissant, le journalisme ordinaire se révèle sans fard : la célébration du vide, le mépris du public, la soumission aux pouvoirs, la quête du profit, l'information prémâchée comme seul horizon. Un récit incisif et insolent qui démonte, pièce à pièce, les rouages de la machine médiatique.
Résumé : "Art. 12. La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ". Ce principe, posé en 1789, est au coeur de la crise de confiance, aujourd'hui, entre la police et la population : qui les forces de l'ordre servent-elles ? Le pouvoir, ou les citoyens ? Au fil des auditions (de policiers, de la hiérarchie, d'ONG, de victimes, de sociologues...), le député-reporter découvre ce malaise, présent dans les manifestations, dans les quartiers, dans les commissariats. Et il ouvre un horizon, " Pour une police de la confiance ", avec des pistes concrètes : police formée, modèle d'autorité, contrôle d'identité, chambre spécialisée, etc.
Voici l'essai d'intervention du député-reporter François Ruffin sur l'urgence climatique et sociale. Un ouvrage coup de poing qui s'adresse à la jeunesse (et aux autres) afin que la lutte et l'espérance donnent naissance à un véritable front populaire écologique. Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, Il est où, le bonheur est précédé d'une nouvelle préface inédite de l'auteur.
Economie, sociologie, psychologie, criminologie, et même endocrinologie... Le plus souvent, on a l?impression de regarder des pièces d?un puzzle, mais sans apercevoir toute l?image. Ces pièces, dans son travail statistique, l?épidémiologiste Richard Wilkinson les rassemble, et ça donne une cohérence au tout. Ca nous a fichus le vertige, un genre de révélation. Assez pour qu?on se rende à York, en Angleterre, pour le rencontrer.
Biographie de l'auteur Fondateur du journal Fakir, François Ruffin est reporter pour l'émission Là-bas si j'y suis sur France Inter et collaborateur du Monde diplomatique. Il a publié plusieurs ouvrages, dont Les Petits Soldats du journalisme et La Guerre des classes.
La première fois que Tatiana, dix ans, a prononcé ce mot, "Yézidi je n'étais pas trop sûr de l'orthographe. Dans ma transcription de l'époque, j'avais mis des points d'interrogation. J'avais recherché, vite fait, dans le dico. Rien dans le Larousse, ni dans le Robert. Pas davantage sur Wikipédia. Juste un article, qui parlait d' "adorateurs du diable et de persécutions. J'en ai rapidement conclu que les Yézides étaient, grosso modo, les "Juifs du Caucase". Jusqu'en août 2014 : massacrés en Irak par Daesh, ils faisaient d'un coup la Une de l'actualité. Mais ils avaient l'habitude : "C'est le 74e génocide de notre histoire décomptait Vitali. Pourquoi pareilles persécutions ? Parce qu'ils célèbrent "l'ange-paon" ? Parce qu'ils saluent chaque matin le soleil ? Parce qu'ils ne portent pas de bleu ? Parce qu'ils s'interdisent la laitue et le chou-fleur ? A force de rencontres, dans ma ville, à Amiens, je suis parti à la découverte de cette religion bizarroïde.