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Les Yé-quoi ? Les Yézides du Sinjar à la Picardie
Bernardet Vincent ; Luperce Sibylle
FAKIR
9,00 €
Épuisé
EAN :9782369210085
La première fois que Tatiana, dix ans, a prononcé ce mot, "Yézidi je n'étais pas trop sûr de l'orthographe. Dans ma transcription de l'époque, j'avais mis des points d'interrogation. J'avais recherché, vite fait, dans le dico. Rien dans le Larousse, ni dans le Robert. Pas davantage sur Wikipédia. Juste un article, qui parlait d' "adorateurs du diable et de persécutions. J'en ai rapidement conclu que les Yézides étaient, grosso modo, les "Juifs du Caucase". Jusqu'en août 2014 : massacrés en Irak par Daesh, ils faisaient d'un coup la Une de l'actualité. Mais ils avaient l'habitude : "C'est le 74e génocide de notre histoire décomptait Vitali. Pourquoi pareilles persécutions ? Parce qu'ils célèbrent "l'ange-paon" ? Parce qu'ils saluent chaque matin le soleil ? Parce qu'ils ne portent pas de bleu ? Parce qu'ils s'interdisent la laitue et le chou-fleur ? A force de rencontres, dans ma ville, à Amiens, je suis parti à la découverte de cette religion bizarroïde.
Au cours du brûlant été 1914, les jeunes Girondins, Landais, Charentais, Basques, Béarnais ou Pyrénéens quittent leur "petite patrie" pour se rendre à la guerre, trop souvent pour ne plus revenir. Ils partent avec le 18e corps d'armée de Bordeaux. Dès 1914, celui-ci est aux premières loges en Belgique, sur l'Aisne ou sur la Marne, comme il le sera à Verdun ou au Chemin des Dames. Peu à peu, les nécessités de la guerre vont brasser ces identités locales dans le creuset aveugle des tranchées assassines, jusqu'à la victoire si amère de cet automne 1918 qui prélude au difficile retour au pays des survivants. C'était il y a un siècle et, depuis longtemps déjà, nul parmi eux n'est plus là pour s'en souvenir. Cet ouvrage tente de suivre leur trace et de témoigner de leur histoire, celle des fils d'une région qui était alors principalement rurale. Voici l'histoire des "Poilus du Sud-Ouest".
Résumé : La guerre de Sécession Avril 1861-avril 1865 : quatre années pendant lesquelles un peuple encore mal soudé de 30 millions d'âmes, dont 4 millions d'esclaves noirs, s'est affronté et divisé en deux camps inégaux, chacun invoquant sa propre définition de la liberté. A bien des égards, cette guerre est le premier grand conflit contemporain, puisant dans toutes les ressources d'une modernité industrielle naissante, impliquant les forces vives de la jeune société américaine passée en quelques décennies d'un conglomérat de colonies émancipées à une nation démocratique minée par ses contradictions internes. Avec 3 millions de combattants, plus de 10 000 affrontements militaires, entre 750 000 et 850 000 morts, c'est la guerre la plus meurtrière de l'histoire des Etats-Unis. Pour comprendre ce cataclysme fondateur, Vincent Bernard offre enfin le grand récit attendu sur la guerre civile américaine. Vincent Bernard Historien spécialiste d'histoire militaire, il a notamment publié chez Perrin deux biographies remarquées, Robert E. Lee, la légende sudiste (2014) et Ulysses S. Grant, l'étoile du Nord (2018).
Résumé : Avril 1861-avril 1865. Il y a 160 ans. Quatre années pendant lesquelles un peuple encore mal soudé, miné par ses contradictions, d'un peu plus de 30 millions d'âmes dont 4 millions d'esclaves noirs, s'est affronté en continu, divisé en deux camps inégaux, invoquant chacun sa propre définition de la liberté, et ce sur un territoire plus vaste que l'Europe. Une guerre mobilisant 3 millions de combattants, voyant plus de 10 000 engagements militaires distincts. Une guerre ayant des implications politiques, économiques, sociales, sociologiques, démographiques, diplomatiques d'une infinie complexité et aux ramifications encore si présentes aujourd'hui. Avec 750 000, peut-être 850 000 morts, c'est la guerre de très loin la plus meurtrière de l'histoire des Etats-Unis, ayant provoqué 160 ans de débats historiographiques qui n'en finissent pas de rebondir de polémique en polémique, référence, comme un écho lointain mais toujours bien présent, lors de chaque crise de la démocratie américaine, jusqu'aux plus récentes. C'est pour comprendre ce cataclysme dans toutes ses composantes que Vincent Bernard offre enfin la grande synthèse de notre temps sur la guerre civile américaine.
Résumé : L'évocation de chaque règne, forcément très rapide, est axée sur l'héritage laissé jusqu'à aujourd'hui (grandes lois, réformes, monuments, territoires ou en termes symboliques ou d'imagerie populaire) donc à partir de ce qui nous familier. Exemples : François Ie, ce sont Chambord, Marignan, la Renaissance, le français comme langue nationale ; Henri IV, ce sont les guerres de Religion, la Saint-Barthélemy, l'édit de Nantes, Ravaillac mais aussi le "vert galant"... etc.
Sur les photos, dans les films, Maurice Kriegel-Valrimont (1914-2006), c'est le jeune homme à lunettes debout derrière le général Leclerc, le jour de la Libération de Paris, en août 1944, tandis que le général. Von Choltitz est fait prisonnier. Mais ce n'est pas avec un "ancien combattu qu'on vient discuter : c'est avec un militant au présent, toujours soucieux de "chercher la force motrice" à gauche, qui rouvrira l'espoir.
Fakir Editions a reçu, par la Poste, une trentaine de cahiers, couverts d'une écriture serrée, rédigés en italien, et dans un charabia imbittable. C'était signé d'un certain "Antonio Gramsci ". Le gars était en prison, on a décidé de le rencontrer, pour lui rendre ses machins, plutôt que de les balancer à la poubelle. Du coup, le philosophe communiste nous a éclairés sur ses concepts-clés : "hégémonie", "guerre de position", "intellectuel organique", etc. Des outils toujours utiles pour saisir le présent. Fakir : On a traversé une crise financière, c'est peut-être pas terminé, et des militants entrevoyaient la fin du capitalisme... Antonio Gramsci : Ah, les prophètes de la facilité. Fakir : Vous appelez ça comment ? A. G. : Ca m'indigne quand certains camarades, à l'attitude superficielle, affirment que la chute du fascisme est imminente, deux ou trois mois, l'hiver au maximum... Comme si la "misère" débauchait sur la révolution. Mais la misère, même la faim, ça peut provoquer des soubresauts, sûrement pas détruire le système capitaliste. Car l'adversaire est de taille. Il a une longue expérience du pouvoir, il s'appuie sur une bureaucratie spécialisée, sur de puissants canaux de propagande, sur des appareils militaires, policiers, judiciaires très bien rôdés, bref, il détient quasiment tous les "bastions". Croire qu'une secousse suffira à vaincre pareil ennemi, je vais vous dire : ce n'est pas seulement du délire, c'est une manifestation d'impuissance, c'est l'espoir placé en un deus ex machina qui tomberait du ciel.
Croissance croissance croissance..." II y a quelque chose de pathétique et de comique à la fois, chez ces dirigeants qui guettent le ciel financier comme des météorologues, dans l'espoir d'un coin de ciel bleu. Qui ouvrent les entrailles de la relance comme des pythies. La croissance, c'est la croyance de l'époque. Aussi avons-nous rencontré Jean Gadrey, un économiste contre LE dogme. Fakir : Dans son dernier discours, en moins d'une minute, François Hollande prononce huit fois le mot croissance et quatre fois le mot confiance. Là, on est un peu dans l'incantation, l'invocation d'une puissance céleste, on lie le psychologique à l'économique... Jean Gadrey : C'est comme si l'on pratiquait le vaudou pour que la croissance revienne. Mais elle ne reviendra pas. Nous vivons sur cette image du gâteau, le Produit intérieur brut (PIB), qui doit grossir. Et si ce gâteau ne grossit pas, on ne pourra pas en donner aux plus pauvres, même des miettes... C'est une image excessivement trompeuse. D'abord, à qui ont profité les dix années, 1997-2007, de belle croissance aux USA ? Aux 10 % et surtout aux 1 % les plus riches, les parts étaient de plus en plus inégales. Et surtout, le gâteau qui grossit sans cesse, il est de plus en plus bourré de substances toxiques, d'actifs toxiques. Il est de plus en plus empoisonné. Et donc, partager un gâteau empoisonné, qui ça fait vraiment saliver ? Voilà ce que nous cachent les discours enflammés prônant le "retour à la croissance". Jamais ils ne s'interrogent : n'y a-t-il pas contradiction entre la poursuite dans la voie du "toujours plus" et le règlement des grandes questions, du climat, de la biodiversité, ou de la pauvreté dons le monde ?