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Contre les gourous de la croissance
Ruffin Michel ; Gadrey Jean
FAKIR
4,00 €
Épuisé
EAN :9782369210115
Croissance croissance croissance..." II y a quelque chose de pathétique et de comique à la fois, chez ces dirigeants qui guettent le ciel financier comme des météorologues, dans l'espoir d'un coin de ciel bleu. Qui ouvrent les entrailles de la relance comme des pythies. La croissance, c'est la croyance de l'époque. Aussi avons-nous rencontré Jean Gadrey, un économiste contre LE dogme. Fakir : Dans son dernier discours, en moins d'une minute, François Hollande prononce huit fois le mot croissance et quatre fois le mot confiance. Là, on est un peu dans l'incantation, l'invocation d'une puissance céleste, on lie le psychologique à l'économique... Jean Gadrey : C'est comme si l'on pratiquait le vaudou pour que la croissance revienne. Mais elle ne reviendra pas. Nous vivons sur cette image du gâteau, le Produit intérieur brut (PIB), qui doit grossir. Et si ce gâteau ne grossit pas, on ne pourra pas en donner aux plus pauvres, même des miettes... C'est une image excessivement trompeuse. D'abord, à qui ont profité les dix années, 1997-2007, de belle croissance aux USA ? Aux 10 % et surtout aux 1 % les plus riches, les parts étaient de plus en plus inégales. Et surtout, le gâteau qui grossit sans cesse, il est de plus en plus bourré de substances toxiques, d'actifs toxiques. Il est de plus en plus empoisonné. Et donc, partager un gâteau empoisonné, qui ça fait vraiment saliver ? Voilà ce que nous cachent les discours enflammés prônant le "retour à la croissance". Jamais ils ne s'interrogent : n'y a-t-il pas contradiction entre la poursuite dans la voie du "toujours plus" et le règlement des grandes questions, du climat, de la biodiversité, ou de la pauvreté dons le monde ?
Résumé : Dans le marigot des affaires, on doit manger l'autre pour ne pas être mangé. Viteck, chef de village dans un club de vacances, est limogé avec pertes et fracas. Grâce à un de ses fidèles clients, il retrouve un emploi, en France, dans une compagnie d'assurances. L'homme entre alors dans le Marigot, ce monde sans pitié, celui du CAC 40. C'est ainsi qu'il va se retrouver au coeur des intrigues et des vengeances des uns et des autres qui feront de lui une victime de ces guerres intestines que se livrent les grands patrons. Suite à une tentative d'assassinat, une jeune femme chute du 5è étage d'un hôtel de luxe, elle atterrit aux pieds de Viteck à qui elle devra sa survie miraculeuse. Une relation particulière va alors se nouer entre le jeune homme et cette riche héritière devenue paraplégique. Amour, haine, cupidité, soif de pouvoir, voilà l'univers sordide où évoluent et s'affrontent ces personnes prêtes à tous les coups, mêmes les plus abjects, pour parvenir à leur fin.
Lulu, un gamin livré à lui-même, va vivre l'Occupation puis l'enfer du débarquement sur la côte normande. Il perdra tout, à commencer par sa famille et ses amis. L'apocalypse durera plus de deux mois. C'est un enfer que va connaître la population et la ville sera dévastée. Vient alors longue errance de l'orphelin à travers une Normandie en ruines. Ce récit raconte la vie, les aventures, les bonheurs comme les malheurs de Lucien Pichon-Castillac pendant et après la Seconde Guerre mondiale" .
La Revanche des Morel nous plonge dans une petite ville de Normandie où la jalousie, la médisance et la vengeance règnent. La famille Morel - en particulier Charles, homme brutal et alcoolique mais aussi truculent et plein d'humour - vit des tensions internes et des conflits avec les voisins. Roro, le plus jeune des enfants Morel, subira les brimades et vexations d'une grande partie du village. Le gamin fera face. Après un long parcours à Caen puis Paris il reviendra brièvement au pays avec un goût de revanche dans la bouche. Le village durant son absence sera traversé par des événements dramatiques qui conduiront à l'arrestation de son père. Roro prendra les choses en main.
Dans cet ouvrage de mémoires, l'auteur raconte son enfance difficile en Normandie, à Beuzeville, puis ses années non moins difficiles au séminaire d'Orgeville. Une époque où il a fallu serrer les dents. II évoque ensuite ses études à Paris, les vicissitudes rencontrées, ses années chez Procter et Gamble, Jacques Borel International, le Groupe Accor, l'assureur Itea. A travers ces parcours, il dresse le portrait des grandes figures avec lesquelles il a collaboré, les scandales dont il a été témoin, jusqu'à une affaire d'Etat qu'il a vécue aux premières loges. Loin du style des nombreux romans qu'il a écrits, l'auteur, ici, se veut purement factuel. Il ne prétend pas raconter l'histoire des entreprises où il a travaillé mais parler uniquement de ce qui est remonté du passé, l'écume de sa vie. Il est question bien sûr de sa vie professionnelle, mais aussi de sa vie de saltimbanque, d'homme politique et enfin d'homme de lettres. Normandie, Paris, l'Ile de Houat, Les Essarts-le-Roi - ces quatre lieux émergent particulièrement et constituent les étapes d'une vie : la sienne.
On tape dans le ballon depuis la cour de récréation. Entre les buts de handball, dessinés sur le mur du préau, on s'est esquintés les genoux pour sauver un pénalty. On a fait les tournois du lundi de Pentecôte, aussi, fallait évacuer les vaches de la pâture, d'abord, enlever les bouses et passer le rouleau sur les trous de taupe. Et le dimanche, qu'il pleuve, qu'il vente, on chausse encore nos crampons dans les vestiaires... Que s'est-il passé, alors ? C'est le même jeu, un ballon, deux équipes, quatre poteaux, et voilà que ce sport du pauvre brasse des milliards, s'exporte comme un produit, devient la vitrine triomphante, clinquante du capital. Que s'est-il passé ? Rien, en fait. Juste que l'argent a envahi toute la société, lentement, depuis trente ans, et que le football en est le miroir grossissant. C'est une histoire économique que ce sport nous raconte, à sa manière, des années 60 à aujourd'hui, de la libéralisation des ondes à la mondialisation des marques jusqu'aux fonds de pension. Le ballon, comme un monde en plus petit.
La première fois que Tatiana, dix ans, a prononcé ce mot, "Yézidi je n'étais pas trop sûr de l'orthographe. Dans ma transcription de l'époque, j'avais mis des points d'interrogation. J'avais recherché, vite fait, dans le dico. Rien dans le Larousse, ni dans le Robert. Pas davantage sur Wikipédia. Juste un article, qui parlait d' "adorateurs du diable et de persécutions. J'en ai rapidement conclu que les Yézides étaient, grosso modo, les "Juifs du Caucase". Jusqu'en août 2014 : massacrés en Irak par Daesh, ils faisaient d'un coup la Une de l'actualité. Mais ils avaient l'habitude : "C'est le 74e génocide de notre histoire décomptait Vitali. Pourquoi pareilles persécutions ? Parce qu'ils célèbrent "l'ange-paon" ? Parce qu'ils saluent chaque matin le soleil ? Parce qu'ils ne portent pas de bleu ? Parce qu'ils s'interdisent la laitue et le chou-fleur ? A force de rencontres, dans ma ville, à Amiens, je suis parti à la découverte de cette religion bizarroïde.
Economie, sociologie, psychologie, criminologie, et même endocrinologie... Le plus souvent, on a l?impression de regarder des pièces d?un puzzle, mais sans apercevoir toute l?image. Ces pièces, dans son travail statistique, l?épidémiologiste Richard Wilkinson les rassemble, et ça donne une cohérence au tout. Ca nous a fichus le vertige, un genre de révélation. Assez pour qu?on se rende à York, en Angleterre, pour le rencontrer.