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La Vie de Nathan Polonsky
Rotily Jocelyne
LE PASSEUR
21,90 €
Épuisé
EAN :9782368908747
Le destin bouleversant d'un artiste brisé par le maccarthysme et le vent de folie anticommuniste de l'après-guerre et des années 50 aux Etats-Unis. New York, automne 1945. Le jeune artiste juif Nathan Polonsky rentre au pays, après trois années sur le front européen. Peintre socio-réaliste, inspiré par les grandes luttes sociales de son époque, il a connu ses premiers succès pendant la Dépression, grâce aux programmes artistiques initiés par le président Roosevelt. La guerre est donc venue l'interrompre dans sa lancée. Cette parenthèse refermée, il est persuadé qu'il va pouvoir se remettre au travail, rattraper le temps perdu. Il renoue rapidement avec le succès artistique, rencontre l'amour, et obtient un poste d'enseignant en art. Le bonheur n'est que de courtes durées car sa femme le quitte et l'hystérie anticommuniste s'empare du pays. La suspicion s'insinue partout dans les milieux politiques, à Hollywood, dans les universités, mais aussi sur la scène et les marchés de l'art. Nathan est assigné à comparaître devant la Commission des activités antiaméricaines. Humilié, mis sur le banc des accusés tel un vulgaire criminel, sa colère et sa combativité au cours de l'enquête lui vaudront l'emprisonnement pour outrage au Congrès. A sa sortie de prison, les portes du monde de l'art restent toutes fermées et il s'expatrie clandestinement à Paris où il tentera de survivre et de comprendre les folles dérives de cette Amérique gagnée par la " rage ".
Brusque intrusion de l'étrange dans la vie ordinaire... Ce matin dans la rue, se rendant à son travail, Grise a l'impression qu'elle est devenue invisible. Et les événements les plus inexplicables se succèdent : sa station de métro s'avère inaccessible, les aiguilles de la grande horloge sont bloquées sur 9 h 32, et, quand elle revient sur ses pas pour rentrer chez elle, sa rue a disparu. Perplexité d'abord, puis anxiété. Les manifestations de l'irrationnel se multiplient... Rêve, hallucination, machination ? Le mystère s'épaissit, l'angoisse monte, l'urgence gagne. Peu à peu, la tangibilité du monde devient floue tandis que Grise voit son être perdre sa propre lisibilité, s'effacer progressivement. Que restera-t-il au bout de cette folie qui, paradoxalement, n'est pas sans provoquer parfois une certaine jubilation ? Quand les frontières qui séparent le réel et l'irréel seront complètement évanouies, que va-t-elle trouver ?
Une jeune femme fantasme sur un homme entrevu dans un bar. Le désir devient bientôt obsessionnel, et s'étend à tous les hommes... Se pensant " possédée ", la narratrice ne cesse d'imaginer, à partir de situations de la vie ordinaire, les scènes les plus osées, séquences torrides et scabreuses que l'on pourrait penser puisées dans l'univers du X, si ne venaient malicieusement se glisser l'expression décalée, le trait d'autodérision qui rappellent à l'humour et à la distanciation. Entrecroisant dans son délire amoureux les fruits défendus de son imaginaire, les bribes d'une réalité magnifiée et des éclats de mémoire enfantine, la narratrice se joue de tous les tabous. Et dessine, sous couvert d'une confession intime, un authentique portrait du désir féminin universel.
New York, automne 1945. Le peintre juif Nathan Polonsky revient du front européen, espérant reprendre sa carrière interrompue par la guerre. Artiste socio-réaliste révélé pendant la Dépression grâce aux programmes de Roosevelt, il retrouve d'abord le succès, l'amour et devient enseignant. Mais l'ère maccarthyste balaie ses espoirs : soupçonné de sympathies communistes, il est convoqué par la Commission des activités antiaméricaines. Humilié, emprisonné pour outrage au Congrès, il est rejeté par le monde de l'art. Exilé clandestinement à Paris, il tente de survivre et de comprendre la dérive paranoïaque de l'Amérique.
Artistes américains à Paris (1914-1939) s'attache à montrer le rôle de Paris dans la naissance d'un art américain, au point que Henry Miller en parle comme d'un "berceau des naissances artificielles". Dans cet essai qui réunit artistes blancs et afro-américains, Paris apparaît comme un formidable laboratoire identitaire pour les deux communautés. D'un côté, Gerald Murphy et Alexander Calder y développent un art inspiré par une Amérique technologique. Ils sont encouragés par l'avant-garde parisienne et la vogue américaniste d'alors. De l'autre, des artistes afro-américains, dont Palmer Hayden, donnent corps à un art afro-américain de style européen et influencé par l'art africain. L'intérêt des artistes de l'avant-garde pour les cultures "primitives", les mouvements de revendications antillais et africains, le succès de la "Revue Nègre", constituent le terreau de cette naissance. Rien n'est laissé de côté, et surtout pas le contexte socio-politique d'alors : l'instauration d'une propagande culturelle française aux Etats-Unis qui débute avec l'Exposition de San Francisco en 1915 et se poursuit avec la création du Service des Œuvres ; la flambée du nationalisme dans l'Amérique des années 30 ; les revendications culturelles des minorités aux Etats-Unis, etc.
On pense tout connaître de l'antisémitisme, en avoir fait le tour, ne plus rien pouvoir découvrir. On le perçoit essentiellement à travers le prisme de la Shoah et de la résurgence d'actes antisémites dans l'actualité. Mais depuis quand existe-t-il ? Où sévit-il ? Pourquoi ? Sous quelles formes ? Historien du judaïsme, Stéphane Encel répond avec clarté et rigueur aux interrogations les plus communes comme les plus taboues sur l'antisémitisme. Rarement cette haine mondiale et plurimillénaire a été abordée de manière aussi pédagogique et accessible. Convaincu que ce mouvement multiforme ne peut être cerné que par une approche en mosaïque, l'auteur couvre tous les thèmes et les périodes de ce phénomène ancré dans les mentalités, aux conséquences tragiques. Concepts, histoire, fantasmes, Etat d'Israël, moyens de lutte, les différentes facettes du sujet sont mises en perspective dans leur contexte sociologique et historique. Comprendre pour pouvoir décrypter, dépassionner pour pouvoir réfléchir, Stéphane Encel apporte des clefs essentielles pour analyser ce fléau qui n'en finit pas de faire peur autant que de fasciner.
Le rythme frénétique de notre société laisse peu de place aux questionnements sur le sens de la vie. S'inspirant de textes millénaires et contemporains de la sagesse juive, le rabbin Pauline Bebe propose une véritable philosophie du quotidien, à la fois spirituelle et concrète, afin de vivre pleinement sa vie et non de la rêver. Avec finesse et clarté, elle interroge les grands thèmes de l'existence : le bonheur, la liberté, le travail, le rire, l'amour, la science, le pardon, l'indifférence, l'ennui... Sa lecture non conventionnelle de ces sujets amène à réfléchir par nous-même. Loin des réponses toutes faites, sans dogmatisme, ce message universel qui allie tradition et modernité s'adresse à tous ceux qui, croyants et non-croyants, aspirent à une vie pleine de sens.
Qui peut se prévaloir de la certitude d'aimer ou d'être aimé ? Cette question demeure d'une brûlante actualité, car bien des décisions importantes dans nos vies sont prises au nom de l'amour ou de ce que l'on croit être l'amour. Dans un échange nourri et fécond, les auteurs de cet essai pointent les paradoxes de l'amour. Jean-Pierre Winter rappelle que l'amour ne saurait se réduire à une simple illusion, même s'il ne se prouve pas. De son côté, Nathalie Sarthou-Lajus montre que l'amour relève du "risque de croire", d'un mouvement d'ouverture et de confiance qui rend possible l'abandon de soi. Au carrefour de la psychanalyse, de la philosophie, de la poésie et de la spiritualité, Jean-Pierre Winter et Nathalie Sarthou-Lajus, convaincus qu'il n'est pas bon que l'homme soit seul, tracent des voies pour surmonter les illusions et les désillusions de l'amour.
Sand George ; Flaubert Gustave ; Bahiaoui Danielle
On n'imagine pas caractères plus dissemblables, conceptions de la vie plus différentes et rapports à la littérature plus divergents que ceux de George Sand et Gustave Flaubert. Pourtant, leur correspondance est l'une des plus belles qui soient et apporte un éclairage indispensable sur leurs oeuvres et leurs démarches artistiques. Dans ces lettres se déploie une profonde amitié entre ces deux écrivains qui échangent sur leur art, les affres de l'écriture, leurs contemporains, les événements politiques de leur temps, leurs amis et leurs familles comme sur les choses plus triviales de l'existence. Enthousiasme et dégoût, joie et tristesse, colère et allégresse, cette correspondance est vibrante de vitalité et d'esprit. Sa lecture s'avère à la fois passionnante et émouvante.