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ARTISTES AMERICAINS A PARIS 1914-1939. Des artistes en quête d'une identité dans le contexte franco-
Rotily Jocelyne
L'HARMATTAN
40,00 €
Épuisé
EAN :9782738468482
Artistes américains à Paris (1914-1939) s'attache à montrer le rôle de Paris dans la naissance d'un art américain, au point que Henry Miller en parle comme d'un "berceau des naissances artificielles". Dans cet essai qui réunit artistes blancs et afro-américains, Paris apparaît comme un formidable laboratoire identitaire pour les deux communautés. D'un côté, Gerald Murphy et Alexander Calder y développent un art inspiré par une Amérique technologique. Ils sont encouragés par l'avant-garde parisienne et la vogue américaniste d'alors. De l'autre, des artistes afro-américains, dont Palmer Hayden, donnent corps à un art afro-américain de style européen et influencé par l'art africain. L'intérêt des artistes de l'avant-garde pour les cultures "primitives", les mouvements de revendications antillais et africains, le succès de la "Revue Nègre", constituent le terreau de cette naissance. Rien n'est laissé de côté, et surtout pas le contexte socio-politique d'alors : l'instauration d'une propagande culturelle française aux Etats-Unis qui débute avec l'Exposition de San Francisco en 1915 et se poursuit avec la création du Service des Œuvres ; la flambée du nationalisme dans l'Amérique des années 30 ; les revendications culturelles des minorités aux Etats-Unis, etc.
Le destin bouleversant d'un artiste brisé par le maccarthysme et le vent de folie anticommuniste de l'après-guerre et des années 50 aux Etats-Unis. New York, automne 1945. Le jeune artiste juif Nathan Polonsky rentre au pays, après trois années sur le front européen. Peintre socio-réaliste, inspiré par les grandes luttes sociales de son époque, il a connu ses premiers succès pendant la Dépression, grâce aux programmes artistiques initiés par le président Roosevelt. La guerre est donc venue l'interrompre dans sa lancée. Cette parenthèse refermée, il est persuadé qu'il va pouvoir se remettre au travail, rattraper le temps perdu. Il renoue rapidement avec le succès artistique, rencontre l'amour, et obtient un poste d'enseignant en art. Le bonheur n'est que de courtes durées car sa femme le quitte et l'hystérie anticommuniste s'empare du pays. La suspicion s'insinue partout dans les milieux politiques, à Hollywood, dans les universités, mais aussi sur la scène et les marchés de l'art. Nathan est assigné à comparaître devant la Commission des activités antiaméricaines. Humilié, mis sur le banc des accusés tel un vulgaire criminel, sa colère et sa combativité au cours de l'enquête lui vaudront l'emprisonnement pour outrage au Congrès. A sa sortie de prison, les portes du monde de l'art restent toutes fermées et il s'expatrie clandestinement à Paris où il tentera de survivre et de comprendre les folles dérives de cette Amérique gagnée par la " rage ".
New York, automne 1945. Le peintre juif Nathan Polonsky revient du front européen, espérant reprendre sa carrière interrompue par la guerre. Artiste socio-réaliste révélé pendant la Dépression grâce aux programmes de Roosevelt, il retrouve d'abord le succès, l'amour et devient enseignant. Mais l'ère maccarthyste balaie ses espoirs : soupçonné de sympathies communistes, il est convoqué par la Commission des activités antiaméricaines. Humilié, emprisonné pour outrage au Congrès, il est rejeté par le monde de l'art. Exilé clandestinement à Paris, il tente de survivre et de comprendre la dérive paranoïaque de l'Amérique.
Une jeune femme fantasme sur un homme entrevu dans un bar. Le désir devient bientôt obsessionnel, et s'étend à tous les hommes... Se pensant " possédée ", la narratrice ne cesse d'imaginer, à partir de situations de la vie ordinaire, les scènes les plus osées, séquences torrides et scabreuses que l'on pourrait penser puisées dans l'univers du X, si ne venaient malicieusement se glisser l'expression décalée, le trait d'autodérision qui rappellent à l'humour et à la distanciation. Entrecroisant dans son délire amoureux les fruits défendus de son imaginaire, les bribes d'une réalité magnifiée et des éclats de mémoire enfantine, la narratrice se joue de tous les tabous. Et dessine, sous couvert d'une confession intime, un authentique portrait du désir féminin universel.
Brusque intrusion de l'étrange dans la vie ordinaire... Ce matin dans la rue, se rendant à son travail, Grise a l'impression qu'elle est devenue invisible. Et les événements les plus inexplicables se succèdent : sa station de métro s'avère inaccessible, les aiguilles de la grande horloge sont bloquées sur 9 h 32, et, quand elle revient sur ses pas pour rentrer chez elle, sa rue a disparu. Perplexité d'abord, puis anxiété. Les manifestations de l'irrationnel se multiplient... Rêve, hallucination, machination ? Le mystère s'épaissit, l'angoisse monte, l'urgence gagne. Peu à peu, la tangibilité du monde devient floue tandis que Grise voit son être perdre sa propre lisibilité, s'effacer progressivement. Que restera-t-il au bout de cette folie qui, paradoxalement, n'est pas sans provoquer parfois une certaine jubilation ? Quand les frontières qui séparent le réel et l'irréel seront complètement évanouies, que va-t-elle trouver ?
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.