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Moscou sous Lénine. Les origines du communisme
Rosmer Alfred
BONS CARACTERES
16,80 €
Épuisé
EAN :9782915727173
Ce livre constitue un témoignage rare. En effet, ils ont été peu nombreux ceux qui participèrent de façon active aux premières années du jeune Etat soviétique et restèrent fidèles à leur engagement et à leur idéal, lorsque le vent tourna à Moscou après la mort de Lénine. Alfred Rosmer a été de ceux-là. Avec verve et précision, il restitue un moment de l'histoire de sa vie, qui se confond avec l'histoire du mouvement communiste. Il décrit ces années de 1919 à 1924, pendant lesquelles l'Etat soviétique fut soumis à des tensions extrêmes, car il concentrait contre lui toute la haine des dirigeants des grandes puissances. A l'opposé, il incarnait les espoirs de millions de femmes et d'hommes qui aspiraient à un monde débarrassé de l'exploitation. Dans une situation extrêmement difficile de guerre civile et de dénuement, la vie politique restait pourtant animée, les discussions vives et vivantes, aussi bien au sein du Parti bolchevique qu'au sein de cette Internationale nouvellement créée, dans laquelle Rosmer joua un rôle de premier plan. Tout à l'opposé du régime qu'imposa Staline et ses partisans serviles après la mort de Lénine, en janvier 1924. L'histoire de cette période est encore mal connue. Surtout parce qu'elle a été ensevelie sous des monceaux de mensonges, de faux documents, de faux témoignages, trop souvent utilisés comme références encore aujourd'hui. L'ouvrage de Rosmer remet les choses au point. Né en 1885, Alfred Rosmer milita d'abord au sein du courant syndicaliste révolutionnaire, au début du 20e siècle. Avec une poignée de ses camarades, il fut de ceux qui résistèrent en 1914 à la vague chauvine qui emporta la quasi-totalité du mouvement socialiste. En 1917, il rejoignit le mouvement communiste, mettant son énergie et ses compétences au service de la 3e Internationale, sans réserve et sans rien abandonner de son esprit critique. Ce qui renforce la pertinence de son témoignage qui devrait aider la réflexion de tous ceux qui cherchent à comprendre l'histoire du communisme.
Résumé : Ce que les chrétiens appellent "Ancien Testament" correspond en partie - mais en partie seulement - au texte de la Bible hébraïque. Quelles sont les différences entre les deux textes ? Comment expliquer la formation du canon biblique, cette composition dans laquelle la tradition a consacré le texte sacré ? En archéologue des mots, le professeur Thomas Römer mène l'enquête et met au jour, sous les strates accumulées par les multiples compilateurs et rédacteurs, les origines diverses d'un livre pas comme les autres. Appliquant la méthode historico-critique, il retrace la formation des trois parties de la Bible en les situant dans leurs contextes socio-historiques respectifs. Une plongée fascinante qui vous fera lire la Bible d'un oeil neuf !
Résumé : Partir à la rencontre de Jean Baptiste, à la recherche du personnage historique ou dans l'intention de mesurer et de comprendre sa signification dans la vie de Jésus et dans la pensée des premiers chrétiens, oblige à faire l'inventaire des ressources permettant d'en reconstruire la personne et l'oeuvre. On se trouve alors devant cinq portraits attribués à Marc, Flavius Josèphe, Matthieu, Luc et Jean. Tous originaux et fort différents les uns des autres. Céline Rohmer et François Vouga entreprennent de dégager les traits propres à chacun, d'en proposer une interprétation théologique et d'en comprendre la portée historique. Jean Baptiste, aux sources offre une traversée scripturaire et livre une recomposition de la figure du Baptiste souvent présentée comme celle d'un précurseur
Qu'est-ce qu'un prophète qui se lamente ? Par le grand savant du Collège de France. Ceux qui ne connaissent pas le prophète Jérémie connaissent au moins ses fameuses "jérémiades". Homme de la plainte et de la supplique, grand conteur de la destruction de Jérusalem, grand dénonciateur de la guerre, Jérémie est à bien des égards l'un des personnages les plus attachants de l'Ancien Testament. Et c'est le beau pari de Thomas Römer, de parvenir dans ce livre à rendre si vivant, si proche, ce personnage haut-en-couleur de la Bible. Fouillant dans les textes écrits par Jérémie lui-même, le professeur au Collège de France a choisi les pages les plus incisives, et propose ainsi au lecteur, par un commentaire éclairant, de jeter un regard d'ensemble sur ce qu'on appelle le livre de Jérémie.
La Bible hébraïque, que les chrétiens appellent " Ancien Testament ", n'est pas tombée du ciel. Fruit d'une longue maturation, complexe mais passionnante, elle soulève bien des questions et n'est pas toujours très facile d'accès. S'agit-il d'un livre d'histoire ou de mythologie ? Est-elle vraiment monothéiste ? Ne légitimerait-elle pas la violence ? Condamne-t-elle l'homosexualité ? Pourquoi le judaïsme interdit-il de prononcer le nom de Yhwh ? D'où vient l'idée de peuple élu ? En analysant la Bible comme n'importe quel texte, Thomas Römer donne des clés pour comprendre un livre pas comme les autres, au fondement des trois grands monothéismes.
Résumé : Les Leçons d'Octobre de Trotsky a été écrit en 1924, quand il menait, aux côtés des bolcheviques fidèles à Lénine, la lutte contre la bureaucratie qui étouffait le parti et l'Etat né de la révolution d'octobre 1917. Une dégénérescence qui, sous la houlette de Staline, va transformer l'URSS en une féroce dictature anti-ouvrière. Comment en est-on arrivé là, sept ans après la révolution de 1917 ? Aux militants, aux travailleurs qui se posent cette question, Trotsky répondait qu'il fallait comprendre quel avait été le rôle décisif, indispensable du parti bolchevique et de sa direction dans la victoire de l'insurrection ouvrière et paysanne de 1917. Et pour cela, Trotsky répétait : "Il faut étudier Octobre" .
Fossadier Rémi ; Katzipa Eugène ; Perrin Clara ; U
Résumé : Après la révolution russe d'octobre 1917, le jeune pouvoir soviétique a du remettre sur pied l'agriculture, les transports, un plan de logement et de soins, sans quoi la famine et les épidémies risquaient de laisser la population pauvre à la merci de la contre révolution. Mais la situation était catastrophique : épidémies meurtrières, dont le choléra et le typhus, manque cruel de médicaments, de savons, de draps. L'analphabétisme, l'ignorance face aux maladies régnaient en maîtres. Et très rares étaient les médecins qui soignaient les pauvres. Comment a pu se mener cette lutte sanitaire, en formant des centaines de milliers de volontaires, en construisant un embryon de système de santé socialiste. Avant que le bureaucratisme du régime de Staline ne l'étouffe.
Roland Szpirko a toujours baigné dans les idées généreuses du communisme. Après avoir été initié très jeune aux traditions du mouvement communiste par son père, militant communiste juif polonais, émigré en 1929, il fait sienne ces idées et s'engage dans ce combat à 14 ans. A 16 ans, il rejoint en 1962 l'organisation trotskyste Union Communiste Internationaliste-Voix ouvrière, qui donna naissance à Lutte ouvrière en 1968. Entré en usine en 1965, à 18 ans, il va être confronté à de multiples luttes ouvrières. Ce sera le cas à Idéal-Standard à Aulnay-sous-Bois de 1969 à 1975, puis chez Chausson à Creil, dans l'Oise, de 1978 à 1996. A partir de 1992, s'y dérouleront trois ans de combats acharnés, inaugurés par des licenciements massifs pour se terminer parla fermeture de la plus grande usine de Picardie. Ces luttes aboutiront à ce que personne ne se retrouve à Pèle emploi. Fort du capital de sympathie acquis dans la région pendant tout ce mouvement, Roland put aider des travailleurs qui n'acceptaient pas le diktat de leur patron. Ce fut en particulier le cas en 2009, lors de la lutte des travailleurs de Continental-Clairoix, dans l'Oise, pour faire face à la fermeture de leur usine. A travers ces combats, ce livre permet de partager l'enthousiasme de Roland, sa fierté d'être un militant ouvrier, confiant dans l'avenir de sa classe.
Résumé : La proclamation triomphale du Comité Militaire Révolutionnaire anticipait les événements de quelques heures : le gouvernement ne devait être formellement renversé que dans la nuit du 25 au 26 octobre après la reddition du Palais d'Hiver. C'est là que les ministres s'étaient retirés au matin du 25 octobre, tandis que Kérensky partait à la recherche de renforts dans une voiture diplomatique battant pavillon américain. Le gouvernement n'avait trouvé que quelque 1 500 hommes pour assurer la défense du palais, dernier périmètre où s'exerçât encore son autorité. Prévoyant à tort une vive résistance, le C.M.R. investissait méthodiquement la place du palais durant la journée du 25 octobre. Le Soviet de Pétrograd s'impatientait : on tenait à obtenir la reddition du palais avant l'ouverture du II' Congrès des soviets. Mais le siège s'éternisait ; des retards dans l'arrivée des matelots de la Baltique, un manque de coordination entre les unités assaillantes, la surestimation d'un adversaire démoralisé retardaient l'assaut bolchévique. Seule était tombée vers 17 heures l'aile du ministère de la Guerre. Il fallait à 20 h 40 ouvrir le Congrès des soviets qui commençait à siéger dans l'ébranlement de la canonnade : le croiseur Aurore venait de tirer ses premiers coups de semonce. Une brève fusillade nocturne, 36 coups de canon dont seulement 2 impacts qui endommagèrent légèrement les corniches du palais eurent raison de la défense. Le 26 octobre, à 2 h 30 du matin, le palais était emporté et les membres du gouvernement arrêtés rejoignaient au bastion Troubetskoï les derniers ministres tsaristes emprisonnés en février. Un début de pillage fut rapidement maîtrisé grâce à la discipline des assaillants. Le Palais des Tsars était devenu " propriété du peuple ". Ce siège n'avait coûté que quelques dizaines de victimes. Désarmés, les cadets furent remis en liberté sous promesse de ne pas reprendre les armes contre le nouveau pouvoir. Ainsi s'achevait au petit matin du 26 octobre la phase insurrectionnelle de la révolution. (...) En ce 26 octobre pourtant, Trotsky avait raison de souligner l'apparence de conspiration où s'enveloppait encore la révolution. La ratification par les masses du fait accompli devait constituer l'étape suivante : l'insurrection venait de s'achever, la révolution commençait. François-Xavier Coquin La Révolution russe - Chapitre V.