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Jérémie
Römer Thomas
CERF
7,00 €
Épuisé
EAN :9782204135122
Qu'est-ce qu'un prophète qui se lamente ? Par le grand savant du Collège de France. Ceux qui ne connaissent pas le prophète Jérémie connaissent au moins ses fameuses "jérémiades". Homme de la plainte et de la supplique, grand conteur de la destruction de Jérusalem, grand dénonciateur de la guerre, Jérémie est à bien des égards l'un des personnages les plus attachants de l'Ancien Testament. Et c'est le beau pari de Thomas Römer, de parvenir dans ce livre à rendre si vivant, si proche, ce personnage haut-en-couleur de la Bible. Fouillant dans les textes écrits par Jérémie lui-même, le professeur au Collège de France a choisi les pages les plus incisives, et propose ainsi au lecteur, par un commentaire éclairant, de jeter un regard d'ensemble sur ce qu'on appelle le livre de Jérémie.
La Bible hébraïque, que les chrétiens appellent " Ancien Testament ", n'est pas tombée du ciel. Fruit d'une longue maturation, complexe mais passionnante, elle soulève bien des questions et n'est pas toujours très facile d'accès. S'agit-il d'un livre d'histoire ou de mythologie ? Est-elle vraiment monothéiste ? Ne légitimerait-elle pas la violence ? Condamne-t-elle l'homosexualité ? Pourquoi le judaïsme interdit-il de prononcer le nom de Yhwh ? D'où vient l'idée de peuple élu ? En analysant la Bible comme n'importe quel texte, Thomas Römer donne des clés pour comprendre un livre pas comme les autres, au fondement des trois grands monothéismes.
Judaïsme, christianisme et islam se réclament de différents dieux et ont pourtant un même père : Abraham. Son histoire, racontée dans le livre de la Genèse, a été mise par écrit entre les viie et ve siècles avant notre ère. Elle est le résultat de la combinaison de récits de provenances et de rédacteurs divers, d'où l'image d'un patriarche à multiples facettes. Abraham apparaît tantôt comme un croyant exemplaire, tantôt comme un tricheur qui ne fait pas confiance à la parole divine. A travers le parcours de ce personnage complexe, le lecteur est confronté à des expériences contrastées du divin, allant d'un dieu bienveillant jusqu'à un dieu obscur qui demande à Abraham de lui sacrifier son propre fils (Gn 22). Mais Abraham est aussi celui qui pose la question de la justice divine lorsque Dieu lui annonce la destruction de Sodome et Gomorrhe (Gn 18). Ce commentaire permettra de comprendre comment Abraham est devenu un ancêtre "oecuménique" à travers lequel les rédacteurs bibliques affirment les liens entre toutes les populations habitant la terre de Canaan.
Le Dieu de l'Ancien Testament peut choquer les lecteurs de la Bible: Il noie sa création sous le déluge, exige d'Abraham qu'il sacrifie son fils, élimine les premiers-nés des Egyptiens la nuit précédant l'Exode ou supprime impitoyablement les Israélites qui s'étaient adonnés au culte du veau d'or. Au cours des siècles, nombre de chrétiens ou philosophes ont rejeté tout ou partie de l'Ancien Testament à cause de ces traits divins qui ne concordent pas, loin s'en faut, avec certaines images du Dieu bon et doux du Nouveau Testament. Alors, peut-on aujourd'hui croire ou (re)croire à un Dieu macho, cruel, despotique ou même purificateur ethnique? Thomas Rômer propose de relire les passages litigieux à la lumière des dernières recherches en Ancien Testament. Pour l'auteur, les traits à première vue rébarbatifs que Dieu arbore ici et là veulent préserver la foi de tout assoupissement dogmatique en lui instillant les visions inattendues d'un Dieu en prise avec la vie réelle de l'humanité. Cet ouvrage est une réédition largement revue et augmentée de l'ancienne version parue en 1996. Il accueille un nouveau chapitre sur le Dieu moralisateur et l'homme pécheur.
Résumé : Ce que les chrétiens appellent "Ancien Testament" correspond en partie - mais en partie seulement - au texte de la Bible hébraïque. Quelles sont les différences entre les deux textes ? Comment expliquer la formation du canon biblique, cette composition dans laquelle la tradition a consacré le texte sacré ? En archéologue des mots, le professeur Thomas Römer mène l'enquête et met au jour, sous les strates accumulées par les multiples compilateurs et rédacteurs, les origines diverses d'un livre pas comme les autres. Appliquant la méthode historico-critique, il retrace la formation des trois parties de la Bible en les situant dans leurs contextes socio-historiques respectifs. Une plongée fascinante qui vous fera lire la Bible d'un oeil neuf !
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...