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La bombe ou l'histoire véridique de la molaire d'Hitler
Rosenfield Israel ; Ghedini Fiammetta ; Magné Céci
MANUELLA
18,00 €
Épuisé
EAN :9782917217771
Juillet 1945 Opération Epsilon. Les Alliés retiennent les plus éminents scientifiques du régime nazi à Farm Hall et enregistrent toutes leurs conversations. Que vont-ils découvrir sur les avancées allemandes en matière de bombe atomique ? Novembre 1993 Pierre Maudlin téléphone chez lui plus tôt que d'habitude. Personne ne répond. Le doute s'installe dans l'esprit du célèbre médecin. Que fait sa femme quand il est à Paris ou à Genève ? Peut-il lui faire confiance ? Qui est vraiment Maudlin ? Quels liens l'unissent à Farm Hall ? Quelle bombe inconnue menace l'humanité ? Servi par les illustrations expressives de Fiammetta Ghedini, le récit d'Israel Rosenfield entrelace malicieusement fait divers et grande histoire, pour mettre à jour l'identité d'un individu plus insaisissable qu'il n'y paraît. II nous entraîne dans une spirale de duplicité et de mensonge, jusqu'au dénouement où l'ultime masque... apparaît. "La mémoire, ce n'est pas une affaire de machine de précision, c'est une affaire de mensonge et de tromperies. Et quiconque pense autrement ne connaît pas - et ne connaîtra jamais - la nature humaine."
La philosophie a-t-elle quelque chose à dire sur le monde contemporain? Peut-elle intervenir dans des débats publics pour contribuer à éclaircir leurs enjeux et aider à mieux définir les conditions d'une réponse?La collection "Intervention philosophique" a pour ambition de montrer que l'on peut répondre positivement à ces deux questions. Il n'y a pas de philosophie sans exercice de la raison.Mais outre ses usages spéculatif et pratique, la raison philosophique a également une fonction de critique publique. C'est cet effet public de la philosophie qu'il s'agit de restituer par la publication de textes prenant position sur des questions d'actualité.Le monde s'est cassé le 11 septembre 2001. Un ennemi sans visage a sacrifié avec ses propres terroristes des milliers de personnes de tous âges, races et religions, en un acte instantané de barbarie aveugle qui cherchait moins à détruire qu'à anéantir.Après les regrets de principe, on a vite renversé les rôles. Certains intellectuels ont mis en cause l'Amérique dont l'arrogance aurait provoqué les attentats: il fallait abaisser ses orgueilleuses tours de Babel et l'humilier à travers la confusion des langues, des aciers et des corps.Quelques semaines plus tard, des philosophes français et brésiliens se sont interrogés sur le mélange de civilisation et de barbarie que présente notre époque en croisant quatre thèmes: "Terrorisme et Barbarie", "Langage et Barbarie", "Démo-cratie et Barbarie", "Mondialisation et Barbarie".À l'orée d'un nouveau siècle qui doit vivre sur les décombres de l'ancien, on peut espérer que les intellectuels n'oublieront pas le principe responsabilité qui préserve l'humanité à venir. Car, de la trahison des clercs à la barbarie des intellectuels, il n'y a généralement qu'un pas à faire. Un pas en arrière.
La métaphysique moderne met en oeuvre un nouveau concept de raison, tourné vers la connaissance des objets intelligibles. Comme ces dénominations impliquent une conception déterminée de la raison, le partage s'opère entre ceux qui peuvent être tenus pour sensés, et les insensés. Dans la tradition augustinienne, sensé est celui qui met la raison au service de la foi, insensé celui qui doute et se conduit selon la seule raison. L'argument ontologique de Saint Anselme enjoint la raison de s'enquérir des critères de la connaissance de Dieu, en chevauchant les frontières de la foi. Descartes, en s'appuyant sur les preuves de l'immatérialité de l'âme et de l'existence de Dieu, rompt avec cette tradition. Ainsi, la métaphysique moderne est le fruit d'une démesure de la raison qui marque de son empreinte l'avenir de la philosophie et annonce l'horizon de ses crises.
En 2017, alors qu'il célèbre ses quarante ans d'existence, le Centre Pompidou propose à Philippe Artières d'intervenir dans l'institution durant toute une année. L'historien imagine alors le Bureau des archives populaires. "Confiez-moi l'un de vos souvenirs du Centre Pompidou ! " C'est par ces mots que Philippe Artières s'adresse au public. Revêtu d'une blouse grise, installé derrière un bureau en carton confectionné pour l'occasion, il attend les visiteurs à l'intérieur du Centre. Il recueille leur parole, leurs souvenirs et parfois même des documents, autant de témoignages intimes, de microhistoires, qu'il collecte précieusement et qui constituent une archive sur le lien sensible entre une institution et ses visiteurs, sur le lien personnel que ceux-ci entretiennent avec l'art et la culture. Dans ce petit théâtre se joue un face-à-face inédit entre le corps de l'historien et le corps du témoin qui, au-delà de la transmission de mémoire, nous invite à une réflexion sur l'histoire en train de se faire, sur la pratique de l'histoire du très contemporain, lorsqu'elle "se risque dans l'instant de notre présent".
L'architecture, c'est l'inverse de la nature. C'est l'art de façonner une nouvelle nature. C'est l'art de rendre naturel ce qui ne l'est pas. La pratique architecturale de Claude Vasconi est intimement liée au dessin. Entre 1965 et 2009, Claude Vasconi a signé plus de soixante réalisations en France, en Allemagne et au Luxembourg. dont la tour ZDF aux Lilas, le 57 Métal à Mulhouse, l'Hôtel du Département à Strasbourg et le quartier du Borsig à Berlin. Tous ces bâtiments, emblématiques d'une conception radicale de l'architecture, ont d'abord été des esquisses tracées au feutre sur de grands papiers calque. Du croquis initial à la finalisation, le dessin rythme chaque étape des projets de Claude Vasconi. Il a ainsi laissé des centaines de dessins qui témoignent d'un processus créatif où le geste de la main est essentiel pour penser et faire advenir la forme. Les 400 dessins rassemblés dans ce livre de plus de 800 pages, classés par ordre chronologique, donnent à voir l'instant de la création, l'instant où se rêve la réalité. Des extraits de ses nombreux carnets, où s'entrelacent réflexions sur l'architecture et notes sur ces projets, émaillent ce corpus unique et inédit. L'ensemble invite à découvrir l'oeuvre d'un architecte-bâtisseur qui a marqué le paysage urbain de la fin du XXe siècle, à travers l'énergie de son trait, son sens de la composition et le mouvement de sa pensée.
Colette Brunschwig est une peintre du XXe siècle, dont elle interroge de façon singulière la modernité artistique occidentale, et les traumas historiques que furent la Shoah et Hiroshima. Dans la proximité philosophique d'Emmanuel Levinas, l'artiste, proche du philologue Jean Bollack, joint ses recherches picturales liées aux abstractions des années 1950 à l'étude des traditions exégétiques talmudiques, avant d'y associer, à la fin des années 1960, l'enseignement des peintres lettrés chinois des XIIe et XIIIe siècles. Assumant une double généalogie avec Claude Monet et Kasimir Malevitch, Colette Brunschwig n'a cessé d'explorer un espace dynamique, traversé d'un souffle intérieur d'expansion et de compression ; espace qu'elle rend patiemment disponible pour recommencer la peinture après l'anéantissement, et y inscrire les strates réflexives et sensibles d'une revue des formes. Cette première monographie se veut un outil olivet de connaissance. Elle réunit donc une large iconographie de l'oeuvre peint de Colette Brunschwig, des archives personnelles, des photographies d'expositions, des essais critiques comme autant d'entrées possibles dans le geste pictural et la démarche intellectuelle, la correspondance de l'artiste avec diverses figures célèbres de la scène artistique et littéraire française de l'après-guerre, et ses propres textes, nés de la réflexion de son rapport à l'art moderne et aux transformations technologiques de son temps.
La première monographie de la peintre Eva Nielsen est une étape importante dans son parcours. Cette parution coïncide avec dix années de recherches et de productions. Jeune peintre, Eva Nielsen a été étudiante à l'atelier de Philippe Cognée aux Beaux Arts de Paris. Arpenter des territoires est à l'origine de son approche de la peinture. Lieux en reconstruction ou espaces factices, Eva Nielsen brouille nos repères en "fabriquant" des images troublantes. Peintre qui interroge constamment le photographique dans sa pratique, Eva Nielsen intègre la sérigraphie dans ses peintures afin de rassembler et de reconfigurer des fragments du réel. Territoires perturbés, abandonnés et traversés par des désastres ou des catastrophes naturelles, ses peintures se construisent au travers de visions multiples du paysage : désertique, sec, avec des aires bétonnées ou urbaines. Oscillant entre le quotidien et l'imaginaire, les peintures d'Eva Nielsen procèdent d'une mise à plat des réalités urbaines et architecturales. Le lancement du livre aura lieu lors d'une exposition à la galerie Jousse Entreprises en juin prochain. Soutenu par l'Adagp, le livre fera également l'objet d'une présentation au Filaf à Perpignan en juin. Eva Nielsen est également représentée à l'étranger par la galerie The Pill (Istanbul).