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Claude Vasconi
Vasconi Claude ; Vasconi Lucie
MANUELLA
60,00 €
Épuisé
EAN :9782490505036
L'architecture, c'est l'inverse de la nature. C'est l'art de façonner une nouvelle nature. C'est l'art de rendre naturel ce qui ne l'est pas. La pratique architecturale de Claude Vasconi est intimement liée au dessin. Entre 1965 et 2009, Claude Vasconi a signé plus de soixante réalisations en France, en Allemagne et au Luxembourg. dont la tour ZDF aux Lilas, le 57 Métal à Mulhouse, l'Hôtel du Département à Strasbourg et le quartier du Borsig à Berlin. Tous ces bâtiments, emblématiques d'une conception radicale de l'architecture, ont d'abord été des esquisses tracées au feutre sur de grands papiers calque. Du croquis initial à la finalisation, le dessin rythme chaque étape des projets de Claude Vasconi. Il a ainsi laissé des centaines de dessins qui témoignent d'un processus créatif où le geste de la main est essentiel pour penser et faire advenir la forme. Les 400 dessins rassemblés dans ce livre de plus de 800 pages, classés par ordre chronologique, donnent à voir l'instant de la création, l'instant où se rêve la réalité. Des extraits de ses nombreux carnets, où s'entrelacent réflexions sur l'architecture et notes sur ces projets, émaillent ce corpus unique et inédit. L'ensemble invite à découvrir l'oeuvre d'un architecte-bâtisseur qui a marqué le paysage urbain de la fin du XXe siècle, à travers l'énergie de son trait, son sens de la composition et le mouvement de sa pensée.
Des cercles dans une clairière, un jeu d'enceintes et de seuils, des parcours fluides aux échappées multiples, un lieu spirituel et serein pour des moments de recueillement. Le crématorium de Rennes Métropole est un bâtiment singulier qui parle de la mort et s'adresse aux vivants. Il a été dessiné par les architectes de Plan0l. Ce collectif se consacre exclusivement à des sujets "ouverts", rétifs à la norme, des sujets qui sont parfois orphelins comme celui des espaces funéraires. Ce livre est un portrait en creux, une succession de cartes blanches offertes à deux photographes et un auteur.
Au croisement du réel, de l'intime et de la fiction... Un journal photographique. C'est un retour sur images, un état des lieux, un flux de notes, un éditing d'archives sans chronologie et de toute provenance. Un laboratoire qui croise les recherches, personnelles ou professionnelles, les commandes, les projets réalisés ou non et qui fait écho à une pratique photographique du quotidien tel un carnet de route. De l'ordre de l'essai photographique, c'est une tentative libérée des codes de la série ou du sujet, c'est une quête
En 2017, alors qu'il célèbre ses quarante ans d'existence, le Centre Pompidou propose à Philippe Artières d'intervenir dans l'institution durant toute une année. L'historien imagine alors le Bureau des archives populaires. "Confiez-moi l'un de vos souvenirs du Centre Pompidou ! " C'est par ces mots que Philippe Artières s'adresse au public. Revêtu d'une blouse grise, installé derrière un bureau en carton confectionné pour l'occasion, il attend les visiteurs à l'intérieur du Centre. Il recueille leur parole, leurs souvenirs et parfois même des documents, autant de témoignages intimes, de microhistoires, qu'il collecte précieusement et qui constituent une archive sur le lien sensible entre une institution et ses visiteurs, sur le lien personnel que ceux-ci entretiennent avec l'art et la culture. Dans ce petit théâtre se joue un face-à-face inédit entre le corps de l'historien et le corps du témoin qui, au-delà de la transmission de mémoire, nous invite à une réflexion sur l'histoire en train de se faire, sur la pratique de l'histoire du très contemporain, lorsqu'elle "se risque dans l'instant de notre présent".
Prego Ignacio ; Rouvière Nicolas ; Durand Jean-Mar
Construire un Palais de Justice à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), quand on est une agence d'architecture parisienne, sans faire un geste souverain d'autorité métropolitaine déconnectée des réalités, est à la fois un défi et une grande responsabilité. Un Palais de Justice est souvent un bâtiment traditionnellement imposant, qui affirme par sa seule apparence la puissance régalienne. C'est précisément à rebours de cette tradition emphatique, présomptueuse et intimidante de l'architecture que le nouveau Palais de Justice de Pointe-à-Pitre a été pensé et construit, faisant le choix de s'ajuster au cadre social, politique, géographique et historique caribéen. Situé dans le centre-ville, près de la mer, dans le coeur le plus vibrant de la cité, le bâtiment frappe par la neutralité de son geste formel. A la tentation de la majesté formaliste, les architectes ont préféré la rigueur discrète qui traduit l'idée que la Justice doit être remise au coeur de la Cité, se rapprocher des citoyens plutôt que de s'en distancier, les rassurer plutôt que les pétrifier. Il se veut incarner ainsi une justice apaisée et rien chez lui ne cherche à intimider le passant ordinaire, qui peut saisir d'emblée que le service public de la justice lui est accessible. Dans un livre lui-même sobre et élégant, le texte de Jean-Marie Durand et les photographies de Laure Vasconi et Luc Boegli témoignent de la réussite de cette réalisation qui parvient à résoudre avec force et humilité les tensions inhérentes à ce genre de programme.
Hans Ulrich Obrist, qui a interviewé avec foi les grands artistes, écrivains, architectes, poètes... de notre temps, se prête à son tour, dans un renversement des rôles, aux questions d'Eugénie Paultre. Au fil de ces cinq entretiens, il raconte la relation de l'enfant, de l'adolescent, du voyageur qu'il n'a cessé d'être, avec l'art et le monde. Toujours tenu par l'urgence, celle qui traverse tout particulièrement notre époque, il témoigne, à sa manière, de la nécessité de l'art, envers et contre tout, comme principe d'espérance. Directeur artistique de la Serpentine Gallery à Londres, Hans Ulrich Obrist a organisé plus de trois cents expositions et a publié de nombreux livres d'entretiens, parmi lesquels Conversations, chez Manuella éditions, en 2008. Aux mêmes éditions, il a aussi publié Les Voies du curating en 2015.
Cet entretien avec Nil Yalter est le premier volume d'une collection d'entretiens inédits créée en lien avec le prix d'honneur AWARE pour les artistes femmes, remis chaque année depuis 2017 à une plasticienne, liée à la France, pour l'ensemble de sa carrière. Cette collection poursuit les objectifs du prix : donner une visibilité à des artistes femmes dont les carrières ont pâti des biais de genre. Au-delà de cette question, il s'agit de donner accès à la parole des artistes. Cet ouvrage est l'occasion pour Nil Yalter de revenir sur l'ensemble de sa carrière : depuis la mise en place d'un art "sociocritique" dans les années 1970, pionnier dans l'art vidéo, proche du documentaire et en dialogue avec ses engagements féministe et communiste, exposant la condition des femmes, de la classe ouvrière ou des migrant·e·s, jusqu'à son usage des nouveaux médias dans une exploration de l'abstraction. Cet entretien est réalisé par Fabienne Dumont, historienne de l'art, critique d'art et enseignante en école d'art, spécialiste de la scène artistique féministe des années 1970.