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Nil Yalter
Yalter Nil ; Dumont Fabienne ; Morineau Camille
MANUELLA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782490505098
Cet entretien avec Nil Yalter est le premier volume d'une collection d'entretiens inédits créée en lien avec le prix d'honneur AWARE pour les artistes femmes, remis chaque année depuis 2017 à une plasticienne, liée à la France, pour l'ensemble de sa carrière. Cette collection poursuit les objectifs du prix : donner une visibilité à des artistes femmes dont les carrières ont pâti des biais de genre. Au-delà de cette question, il s'agit de donner accès à la parole des artistes. Cet ouvrage est l'occasion pour Nil Yalter de revenir sur l'ensemble de sa carrière : depuis la mise en place d'un art "sociocritique" dans les années 1970, pionnier dans l'art vidéo, proche du documentaire et en dialogue avec ses engagements féministe et communiste, exposant la condition des femmes, de la classe ouvrière ou des migrant·e·s, jusqu'à son usage des nouveaux médias dans une exploration de l'abstraction. Cet entretien est réalisé par Fabienne Dumont, historienne de l'art, critique d'art et enseignante en école d'art, spécialiste de la scène artistique féministe des années 1970.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l'oeuvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l'oeuvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R. Brunel, A. Marchand et A-L. Vicente)
Les pratiques artistiques contemporaines envisagent de plus en plus l'exposition comme un format dynamique, où la relation entre des oeuvres, des corps et des espaces crée un milieu habité, vivant, accueillant une diversité de sensibilités. L'expérience esthétique se veut ouverte, multiple, contextuelle et donc polyphonique. Gestion de la lumière, organisation de l'espace, orchestration des mouvements de corps, des regards, volonté de placer le spectateur dans une position active : alors que la scénographie a longtemps été maintenue hors du champ de l'art, elle est aujourd'hui réévaluée et intimement associée à la conception des expositions, à travers des dialogues avec des scénographes et une intégration de ses outils dans la pratique artistique.
Colette Brunschwig est une peintre du XXe siècle, dont elle interroge de façon singulière la modernité artistique occidentale, et les traumas historiques que furent la Shoah et Hiroshima. Dans la proximité philosophique d'Emmanuel Levinas, l'artiste, proche du philologue Jean Bollack, joint ses recherches picturales liées aux abstractions des années 1950 à l'étude des traditions exégétiques talmudiques, avant d'y associer, à la fin des années 1960, l'enseignement des peintres lettrés chinois des XIIe et XIIIe siècles. Assumant une double généalogie avec Claude Monet et Kasimir Malevitch, Colette Brunschwig n'a cessé d'explorer un espace dynamique, traversé d'un souffle intérieur d'expansion et de compression ; espace qu'elle rend patiemment disponible pour recommencer la peinture après l'anéantissement, et y inscrire les strates réflexives et sensibles d'une revue des formes. Cette première monographie se veut un outil olivet de connaissance. Elle réunit donc une large iconographie de l'oeuvre peint de Colette Brunschwig, des archives personnelles, des photographies d'expositions, des essais critiques comme autant d'entrées possibles dans le geste pictural et la démarche intellectuelle, la correspondance de l'artiste avec diverses figures célèbres de la scène artistique et littéraire française de l'après-guerre, et ses propres textes, nés de la réflexion de son rapport à l'art moderne et aux transformations technologiques de son temps.
Eugénie Paultre livre ici une réflexion brillante sur les artistes Etel Adnan et Simone Fattal, Ce regard de philosophe, mais aussi de peintre sur ces deux artistes dont elle connaît parfaitement les oeuvres, offre une analyse précise de leur travail et invite à un voyage instructif et poétique dans leurs mondes sensibles.