Colette Brunschwig est une peintre du XXe siècle, dont elle interroge de façon singulière la modernité artistique occidentale, et les traumas historiques que furent la Shoah et Hiroshima. Dans la proximité philosophique d'Emmanuel Levinas, l'artiste, proche du philologue Jean Bollack, joint ses recherches picturales liées aux abstractions des années 1950 à l'étude des traditions exégétiques talmudiques, avant d'y associer, à la fin des années 1960, l'enseignement des peintres lettrés chinois des XIIe et XIIIe siècles. Assumant une double généalogie avec Claude Monet et Kasimir Malevitch, Colette Brunschwig n'a cessé d'explorer un espace dynamique, traversé d'un souffle intérieur d'expansion et de compression ; espace qu'elle rend patiemment disponible pour recommencer la peinture après l'anéantissement, et y inscrire les strates réflexives et sensibles d'une revue des formes. Cette première monographie se veut un outil olivet de connaissance. Elle réunit donc une large iconographie de l'oeuvre peint de Colette Brunschwig, des archives personnelles, des photographies d'expositions, des essais critiques comme autant d'entrées possibles dans le geste pictural et la démarche intellectuelle, la correspondance de l'artiste avec diverses figures célèbres de la scène artistique et littéraire française de l'après-guerre, et ses propres textes, nés de la réflexion de son rapport à l'art moderne et aux transformations technologiques de son temps.
Profondément influencé par Borgès, l'oeuvre de Jean-Christophe Norman prend la forme de performances, de marches, d'écritures, de photographies ou de dessins pour interroger les notions de temps, de territoire et d'écriture. Depuis les années 2010, l'artiste a fait du texte, du livre et de la littérature son matériau artistique. Il a entièrement réécrit Ulysse de James Joyce sur la surface du globe et sous la forme d'une ligne tracée à la craie sur le bitume des villes qu'il a traversées. Ce livre est le catalogue de son exposition au Frac Paca intitulée "Brouhaha".
Collection MaraboutEtre un "nouveau père", qu'est-ce que ça veut dire? J'ai une peur bleue de l'accouchement: c'est normal? Qu'est-ce que la maman attend de moi? Ne trouvant pas de réponses à toutes les questions qu'il se posait, et pensant que l'avis d'autres pères pourrait lui être utile pour comprendre son nouveau rôle de père et se rassurer, l'auteur a eu l'idée de créer un site internet pour aider les hommes à aborder la paternité.- AUTEUR: Mikaël Micucci- COLLECTION: Poche- CODE ARTICLE: 4090304- DATE DE PARUTION: 12/2006
Les fins cinéphiles attendaient ce livre depuis longtemps: voici enfin révélée, dans toute la grandeur de ses aléas, la filmographie complète et illustrée du trop méconnu Emir Kuklic! Décrié pour son opportunisme et son narcissisme par certains, adulé par d?autres qui voient dans sa démarche autocentrée les prémisses de l?autoréférence postmoderniste, vous pourrez juger par vous-mêmes dans ce magnifique (et très grand) ouvrage regroupant de magnifiques clichés de sa carrière fleuve? Autant de portraits cocasses et croustillants de vie que l?on doit au célèbre Michel Lagarde, photographe consciencieux et malicieux qui a fabriqué pièce après pièce les plus émouvants instants de cette farce vécue, de cette « Dramagraphie ». A tel point que l?on pourrait croire que tout cela n?est que son invention, et il serait judicieux de le croire. Gageons que l?expertise adroite de Patrick Mecucci saura dissiper cette zone d?ombre: une raison supplémentairede ne pas manquer cet exceptionnel livre de photographies!
Cet ouvrage propose deux comédies musicales pour les enfants de cycle 3 (8-10 ans) d'une durée de 20 à 30 minutes chacune. Il est accompagné d'un CD audio qui permet aux enseignants de monter facilement un spectacle musical complet. Les deux spectacles sont construits à partir de thèmes qui plaisent aux enfants: - Les aventures d'un os est un conte amusant à l'intérieur duquel on voyage dans le temps, à l'aide d'une clé spéciale; - Charivari dans la rue enchantée se déroule dans une rue commerçante. L'un des commerçants a disparu? Ces pièces utilisent des genres différents (drôle, tragique, suspens?) et mettent en scène de nombreux personnages. Les chansons sont adaptées aux enfants. La musique d'accompagnement peut être interprétée par eux (flûte, guitare, piano?), grâce à la partition figurant sur l'ouvrage, ou bien reprise du CD qui comprend une version chantée et une version purement musicale (utilisable en play back)
L'architecture, c'est l'inverse de la nature. C'est l'art de façonner une nouvelle nature. C'est l'art de rendre naturel ce qui ne l'est pas. La pratique architecturale de Claude Vasconi est intimement liée au dessin. Entre 1965 et 2009, Claude Vasconi a signé plus de soixante réalisations en France, en Allemagne et au Luxembourg. dont la tour ZDF aux Lilas, le 57 Métal à Mulhouse, l'Hôtel du Département à Strasbourg et le quartier du Borsig à Berlin. Tous ces bâtiments, emblématiques d'une conception radicale de l'architecture, ont d'abord été des esquisses tracées au feutre sur de grands papiers calque. Du croquis initial à la finalisation, le dessin rythme chaque étape des projets de Claude Vasconi. Il a ainsi laissé des centaines de dessins qui témoignent d'un processus créatif où le geste de la main est essentiel pour penser et faire advenir la forme. Les 400 dessins rassemblés dans ce livre de plus de 800 pages, classés par ordre chronologique, donnent à voir l'instant de la création, l'instant où se rêve la réalité. Des extraits de ses nombreux carnets, où s'entrelacent réflexions sur l'architecture et notes sur ces projets, émaillent ce corpus unique et inédit. L'ensemble invite à découvrir l'oeuvre d'un architecte-bâtisseur qui a marqué le paysage urbain de la fin du XXe siècle, à travers l'énergie de son trait, son sens de la composition et le mouvement de sa pensée.
Eugénie Paultre livre ici une réflexion brillante sur les artistes Etel Adnan et Simone Fattal, Ce regard de philosophe, mais aussi de peintre sur ces deux artistes dont elle connaît parfaitement les oeuvres, offre une analyse précise de leur travail et invite à un voyage instructif et poétique dans leurs mondes sensibles.
En 2017, alors qu'il célèbre ses quarante ans d'existence, le Centre Pompidou propose à Philippe Artières d'intervenir dans l'institution durant toute une année. L'historien imagine alors le Bureau des archives populaires. "Confiez-moi l'un de vos souvenirs du Centre Pompidou ! " C'est par ces mots que Philippe Artières s'adresse au public. Revêtu d'une blouse grise, installé derrière un bureau en carton confectionné pour l'occasion, il attend les visiteurs à l'intérieur du Centre. Il recueille leur parole, leurs souvenirs et parfois même des documents, autant de témoignages intimes, de microhistoires, qu'il collecte précieusement et qui constituent une archive sur le lien sensible entre une institution et ses visiteurs, sur le lien personnel que ceux-ci entretiennent avec l'art et la culture. Dans ce petit théâtre se joue un face-à-face inédit entre le corps de l'historien et le corps du témoin qui, au-delà de la transmission de mémoire, nous invite à une réflexion sur l'histoire en train de se faire, sur la pratique de l'histoire du très contemporain, lorsqu'elle "se risque dans l'instant de notre présent".