Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
METAPHYSIQUE ET RAISON MODERNE
ROSENFIELD
VRIN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782711613380
La métaphysique moderne met en oeuvre un nouveau concept de raison, tourné vers la connaissance des objets intelligibles. Comme ces dénominations impliquent une conception déterminée de la raison, le partage s'opère entre ceux qui peuvent être tenus pour sensés, et les insensés. Dans la tradition augustinienne, sensé est celui qui met la raison au service de la foi, insensé celui qui doute et se conduit selon la seule raison. L'argument ontologique de Saint Anselme enjoint la raison de s'enquérir des critères de la connaissance de Dieu, en chevauchant les frontières de la foi. Descartes, en s'appuyant sur les preuves de l'immatérialité de l'âme et de l'existence de Dieu, rompt avec cette tradition. Ainsi, la métaphysique moderne est le fruit d'une démesure de la raison qui marque de son empreinte l'avenir de la philosophie et annonce l'horizon de ses crises.
Résumé : Ce livre a pour objet un mythe : notre capacité à nous souvenir des êtres, des lieux et des choses grâce à l'image que nous en possédons, imprimée et emmagasinée en permanence dans notre cerveau. Dans l'invention de la mémoire, I. Rosenfield conteste ce mythe. Il nous raconte les travaux de Charcot, Broca, Dejerine, entre autres, qui ont fondé la neurologie, la psychologie et la philosophie moderne. Analysant et critiquant les diverses théories du mode de fonctionnement de la mémoire et du cerveau en général, I. Rosenfield montre en particulier comment l'idée d'utiliser l'ordinateur de fonctionnement du cerveau se révèle inadéquate. Freud a essayé de résoudre le paradoxe suivant : si les souvenirs sont réellement stockés en permanence quelque part dans le cerveau, pourquoi nous est-il si difficile de les rappeler à volonté sous leur forme originelle ? la notion d'inconscient tente de répondre à cette question, mais aujourd'hui d'autres travaux nous donnent de meilleures réponses, en particulier ceux du prix nobel Gerald Edelman. La théorie d'Edelman affirme que nous pouvons reconnaître, nous souvenir, sans qu'il y ait besoin d' " inventer " un centre de la mémoire : nous ne pensons pas, nous ne nous souvenons pas, notre cerveau ne fonctionne pas comme un ordinateur. Comme des magiciens, nous ré-inventons notre passé. Ce que nous sortons du chapeau magique qu'est notre mémoire est différent de ce que nous y avons mis, et le chapeau a lui aussi changé. Ce livre nous explique pourquoi et comment chaque cerveau, chaque individu, est unique et quelle est l'origine de cette singularité.
La philosophie a-t-elle quelque chose à dire sur le monde contemporain? Peut-elle intervenir dans des débats publics pour contribuer à éclaircir leurs enjeux et aider à mieux définir les conditions d'une réponse?La collection "Intervention philosophique" a pour ambition de montrer que l'on peut répondre positivement à ces deux questions. Il n'y a pas de philosophie sans exercice de la raison.Mais outre ses usages spéculatif et pratique, la raison philosophique a également une fonction de critique publique. C'est cet effet public de la philosophie qu'il s'agit de restituer par la publication de textes prenant position sur des questions d'actualité.Le monde s'est cassé le 11 septembre 2001. Un ennemi sans visage a sacrifié avec ses propres terroristes des milliers de personnes de tous âges, races et religions, en un acte instantané de barbarie aveugle qui cherchait moins à détruire qu'à anéantir.Après les regrets de principe, on a vite renversé les rôles. Certains intellectuels ont mis en cause l'Amérique dont l'arrogance aurait provoqué les attentats: il fallait abaisser ses orgueilleuses tours de Babel et l'humilier à travers la confusion des langues, des aciers et des corps.Quelques semaines plus tard, des philosophes français et brésiliens se sont interrogés sur le mélange de civilisation et de barbarie que présente notre époque en croisant quatre thèmes: "Terrorisme et Barbarie", "Langage et Barbarie", "Démo-cratie et Barbarie", "Mondialisation et Barbarie".À l'orée d'un nouveau siècle qui doit vivre sur les décombres de l'ancien, on peut espérer que les intellectuels n'oublieront pas le principe responsabilité qui préserve l'humanité à venir. Car, de la trahison des clercs à la barbarie des intellectuels, il n'y a généralement qu'un pas à faire. Un pas en arrière.
Laissons parler le célèbre neurologue Oliver Sacks (auteur de L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau) : "Israel Rosenfield est un penseur puissant et original qui sent que l'approche classique, mécaniste de la neurologie, malgré ses grandes réussites, est désormais en faillite, et qu'il est impossible de comprendre les états de maladie ou de santé neurologiques sans se référer à l'image du corps toujours changeante, à la conscience et à l'être. Dans cet ouvrage important, il présente une variété de cas classiques - patients souffrant d'amnésie, d'aphasie, d'autisme, de dédoublement de personnalité, de membres fantômes - et montre comment ils peuvent être profondément réinterprétés et compris, si tout est relié au centre, au soi de l'individu. Son style est riche, brillant, personnel et vivant ; on a l'impression de voir les patients évoluer devant nous, peut-être même de les comprendre pour la première fois. L'Etrange, le familier et l'oublié plaira à quiconque se demande ce que signifie être conscient et humain, comment l'identité est organisée et comment elle s'organise elle-même en santé ou en maladie."
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.