Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bijoux du quotidien. Un trésor picard redécouvert
Rohou Julie ; Séguin François ; Crépin-Leblond Thi
RMN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782711878390
En 1908, le peintre Albert Maignan lègue à la ville d'Amiens sa remarquable collection, patiemment constituée au cours d'une vie menée en amateur d'art. Au sein de cet ensemble, un trésor archéologique de trente-quatre bijoux du milieu du XVIe siècle fait l'admiration des érudits. Chapelets, reliquaires, bijoux de senteur, chaînes d'or et d'argent, enseignes à chapeaux, boutons et boucles de ceintures offrent un aperçu fidèle de ces "bijoux du quotidien" destinés à une clientèle bourgeoise et dont presque aucun exemple n'est parvenu jusqu'à nous. Pourtant, faute d'étude ou d'intérêt, ces bijoux sombrent rapidement dans l'oubli. A l'occasion du dépôt du trésor Maignan par le musée de Picardie au musée national de la Renaissance, c'est donc une véritable redécouverte que cette publication souhaite mettre à l'honneur. Celle d'un ensemble inédit et unique dans les collections publiques françaises, mais aussi, à travers lui, de tout un pan de l'histoire du bijou et de la culture matérielle de la Renaissance.
Après avoir retracé le développement de l'histoire littéraire depuis ses origines, cet ouvrage montre la pertinence d'une histoire centrée sur les œuvres et leurs formes de littérarité (genres, thèmes, structures, styles). Il n'en dissimule pas pour autant les limites. Une histoire moderne de la littérature insère les œuvres dans une double perspective fonctionnelle : elle s'attache d'une part à la fonction historique de la littérature qui, à chaque époque, tente de résoudre métaphoriquement, par la fiction et l'art, des problèmes insolubles dans l'action, d'autre part, aux conditions matérielles et sociales du travail littéraire (commande sociale, production, édition, diffusion, réception des œuvres). La convergence des trois objectifs, associant une poétique, une esthétique et une sociocritique, conduit à une analyse concrète des textes, des genres et des courants.
Un jeune entomologiste, M. Rémi, est venu chercher refuge dans une calme sous-préfecture au bord de l'Indre pour oublier un amour. Il loue une chambre chez la veuve d'un professeur de lettres. M. Rémi se glisse discrètement dans l'atmosphère feutrée, gris tourterelle de la ville endormie. Et lorsque Mme Legat lui confie sa maison pour aller, à la demande de son gendre, s'occuper de sa petite-fille à Paris, il découvre lentement grâce aux lieux, aux objets, au réseau d'habitudes qu'il respecte, la richesse d'une vie provinciale en apparence vide et sans histoires. Le personnage de Mme Legat se dessine en contrepoint à travers le songe de M. Rémi qui se laisse envahir et posséder par la vie d'autrui. Ce curieux récit de la nostalgie et de la tendresse est irradié par une secrète poésie.
Ce guide propose des outils et des méthodes qui permettent d'aborder l'étude d'une oeuvre ou d'un problème littéraire, de maîtriser la technique de la dissertation, de l'explication de texte et de l'exposé, ou de préparer un mémoire d'un maîtrise. Il présente les diverses approches de la critique - stylistique, structurale, psychanalytique socio-historique... -, sollicite la réflexion et l'initiative personnelle de l'étudiant et l'invite à confronter aux textes les hypothèses de travail proposées, pour faire de la lecture un «plaisir stratégique».
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.