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Gris tourterelle
Rohou Guy
GALLIMARD
4,60 €
Épuisé
EAN :9782070287925
Un jeune entomologiste, M. Rémi, est venu chercher refuge dans une calme sous-préfecture au bord de l'Indre pour oublier un amour. Il loue une chambre chez la veuve d'un professeur de lettres. M. Rémi se glisse discrètement dans l'atmosphère feutrée, gris tourterelle de la ville endormie. Et lorsque Mme Legat lui confie sa maison pour aller, à la demande de son gendre, s'occuper de sa petite-fille à Paris, il découvre lentement grâce aux lieux, aux objets, au réseau d'habitudes qu'il respecte, la richesse d'une vie provinciale en apparence vide et sans histoires. Le personnage de Mme Legat se dessine en contrepoint à travers le songe de M. Rémi qui se laisse envahir et posséder par la vie d'autrui. Ce curieux récit de la nostalgie et de la tendresse est irradié par une secrète poésie.
Cet ouvrage propose une définition du tragique et de la tragédie comme expressions de crises historiques d'une exceptionnelle gravité, ce qui explique à la fois l'intensité et la rareté des réussites du genre. Il retrace l'histoire de la tragédie française dans ses diverses modalités : tour à tour lyrique et souvent religieuse, de Théodore de Bèze à Garnier, encore édifiante avec Monchrestien, complaisamment violente avec Hardy et Schelandre ou libertine avec Théophile à l'âge baroque. Dans sa période classique, la tragédie se fait héroïque et politique avec Pierre Corneille et Rotrou, romanesque, galante et spectaculaire avec Thomas Corneille, passionnelle et véritablement tragique avec Racine. Enfin se développe la tragédie lyrique avec Quinault et Lulli. Au XVIe siècle en revanche, le genre perd le sens de la transcendance et de l'aporie tragique, pour se faire mélodramatique et engagé sous l'impulsion de Voltaire. Anthologies SEDES. Comment goûter une oeuvre, comment en mesurer l'originalité esthétique sans connaître les constantes - règles et contraintes spécifiques du genre auquel elle appartient ? Est-il possible d'apprécier la perfection d'une tragédie de Corneille ou de Racine sans avoir idée des débats théoriques passionnés qui ont contribué à l'élaboration d'une forme d'expression si sophistiquée; l'élégance d'une lettre de Madame de Sévigné ou de Voltaire sans avoir lu les autres "grands" du genre épistolaire; la maîtrise de La Rochefoucauld ou d'un La Bruyère en ignorant tout de l'art savant de la prose ? A une époque où la méconnaissance de l'histoire littéraire appauvrit l'approche des grandes oeuvres, la collection Anthologies SEDES se propose d'offrir aux étudiants un panorama aussi complet que possible d'un genre, saisi dans sa dynamique, afin de leur présenter les perspectives complémentaires, indispensables à toute étude littéraire.
Ce livre présente les nouvelles interprétations d'une œuvre apparemment limpide, mais qui a suscité des lectures les plus différentes. Il reprend l'histoire de la réception de l'œuvre de Racine, la grande querelle des années soixante et les acquis récents de la critique. Il expose les diverses visions du tragique racinien, les analyses qui ont été faites des structures, des thèmes et du style des œuvres, puis présente quelques interprétations des cinq pièces majeures : Andromaque, Britannicus, Bérénice, Phèdre et Athalie. Enfin, un guide bibliographique indique, pour chaque aspect de l'œuvre et pour chaque tragédie, les principaux instruments de travail.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.