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Ségolène Royal et le socialisme. Le royaljaurèsisme entre socialisme et social-démocratie, 2e éditio
Benjamin Roger
L'HARMATTAN
12,50 €
Épuisé
EAN :9782296550179
Ségolène Royal, en novembre 2006, ne s'est pas imposée grâce aux sondages et la "démocratie d'opinion" ne l'a pas emporté sur la "démocratie militante". L'auteur a insisté sur ce point dans la première édition de cet ouvrage paru en 2007. Les raisons principales du choix des militants socialistes lui semblaient être les suivantes : elle paraissait leur offrir une vision du monde originale et comblait leur désir de voir proposer un nouveau modèle politique. Mais, depuis qu'a éclaté en 2008 la grave crise de la finance mondiale, le discours que tenait Ségolène Royal en 2006 semble moins d'actualité. De 2007 à 2010, il est pourtant devenu de plus en plus critique et il est orienté assez nettement à gauche. Invite-t-il à s'engager dans la voie de la révolution ? Le pas ne semble pas être franchi. La vision du monde de Ségolène Royal, centrée autour de la notion d'"ordre juste", est inspirée de celle de Jean Jaurès. "Le socialisme, écrit Jaurès, peut être défini : une Révolution morale qui doit être servie et exprimée par une révolution matérielle". A propos du socialisme et de Ségolène Royal, les deux thèmes à retenir sont donc : révolution morale et révolution matérielle. Concernant le premier thème, elle demeure fidèle à Jaurès ; il n'en est pas tout à fait de même pour le second : le royaljaurèsisme n'est concevable et ne peut s'imposer que s'il s'écarte de la social-démocratie et s'oriente véritablement vers le socialisme.
Le christianisme, fondé sur une métaphysique de la création, est une éthique de la personne, qui débouche sur une eschatologie. L'affaiblissement du religieux qui nous semble être l'une des caractéristiques importantes de notre époque, en Occident, traduit l'étouffement progressif en nous du désir d'éternité. L'essentiel est de démontrer ici l'importance du rapport à autrui et que le christianisme ne pourra pas à l'avenir capter l'attention, s'il ne proclame pas que Celui qui a créé l'univers, attend de nous d'être des cocréateurs de ce monde inachevé.
L'on ne doit pas renoncer à l'idée de socialisme parce que le système capitaliste semble s'être définitivement imposé. Fidèle à Jaurès, l'auteur affirme, comme lui, qu'aucune intelligence humaine ne peut dire à quelle date le socialisme triomphera et quand interviendra un changement radical de société. Pour que naisse cette société nouvelle, une révolution économique et sociale est indispensable, mais aussi une révolution politique et morale. Mais elles ne sont pas suffisantes. Une révolution culturelle s'impose.
Une métaphysique de la création continue, une éthique de la personne, sujet actif et créateur, tels sont les fondements philosophiques du socialisme. Le travail intellectuel, force de production en développement, qui entrera en contradiction avec les rapports de production tels qu'ils existent actuellement, et assurera le contrôle du Capital qui sera public et non plus privé, voilà ce qui constitue le fondement social du socialisme. Si la démocratie, c'est l'incarnation de l'exigence de liberté, la république, c'est la démocratie vivifiée par l'aspiration à l'égalité, et le socialisme, c'est la république orientée vers ses fins par l'instauration du règne de la justice, par la transformation progressive de la propriété capitaliste en propriété sociale et par l'appel à la fraternité. Le socialisme est un idéal qui vise le changement radical de la société.
L'esprit est produit d'une part par le cerveau, d'autre part par les balbutiements de l'Homo habilis, devenant progressivement un véritable langage, par l'organisation du travail au sein d'un groupe comprenant davantage de membres et dont les modes de vie se diversifient. A partir de l'apparition de l'Homo sapiens il y a simultanéité de l'activité cérébrale et de l'esprit que l'auteur définit de la manière suivante : l'Esprit, c'est la réalité qui exprime la dynamique du cerveau, en tant qu'il est en relation avec un environnement physique et social, c'est-à-dire avec les choses et les êtres humains. C'est en partant de cette définition qu'il propose celle qui concerne les principales instances du psychisme humain : la conscience et la conscience de soi, la pensée, l'intelligence et la raison, l'intuition et l'imagination, la réflexion, la volonté et l'amour, l'âme.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.