Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Fondement philosophique et social du socialisme
Benjamin Roger
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782343215341
Une métaphysique de la création continue, une éthique de la personne, sujet actif et créateur, tels sont les fondements philosophiques du socialisme. Le travail intellectuel, force de production en développement, qui entrera en contradiction avec les rapports de production tels qu'ils existent actuellement, et assurera le contrôle du Capital qui sera public et non plus privé, voilà ce qui constitue le fondement social du socialisme. Si la démocratie, c'est l'incarnation de l'exigence de liberté, la république, c'est la démocratie vivifiée par l'aspiration à l'égalité, et le socialisme, c'est la république orientée vers ses fins par l'instauration du règne de la justice, par la transformation progressive de la propriété capitaliste en propriété sociale et par l'appel à la fraternité. Le socialisme est un idéal qui vise le changement radical de la société.
Un croyant qui se méfie de la raison se condamne à demeurer en permanence au niveau du magique, de l'archaïque ou, au mieux, du mythique. La foi n'est jamais totalement affranchie de toute superstition, et c'est à la raison qu'il appartient de l'éclairer. Tout croyant est persuadé de la vérité de sa religion, considérée comme l'expression d'une révélation. Mais si toutes les religions sont révélées, pourquoi sont-elles si différentes ? En fait la religion a une origine sociale ; elle apparaît comme une réponse donnée par la société à la question que se pose tout individu : ne suis-je pas éternel ? Alors qu'on s'intéresse de plus en plus aux religions et au phénomène de l'intégrisme, l'affaiblissement du religieux semble à l'auteur l'une des caractéristiques de notre époque : il traduit l'étouffement progressif en l'être humain du désir d'éternité. On peut parler de marginalisation de la religion, due principalement à l'extension du règne de l'argent, et de déclin des religions, qui s'explique plus directement par le développement de la rationalité scientifique. Les religions sont toutes, actuellement, menacées. L'auteur essaie de montrer pourquoi, à son avis, l'avenir du bouddhisme semble bouché ; celui de l'islam, compromis ; celui du judaïsme, incertain ; celui de l'hindouisme, ouvert ; celui du christianisme, assuré, si l'interprétation johannique parvient à s'imposer.
Le capitalisme a évolué, mais l'objectif des capitalistes a été et est toujours le profit. L'idéal socialiste demeure le même, mais l'objectif des socialistes, de la majorité d'entre eux, a beaucoup changé : on est passé du socialisme collectiviste à la social-démocratie pour aboutir au social-libéralisme, c'est-à-dire à l'acceptation du capitalisme qui doit être simplement régulé et bien encadré. Pour l'auteur, il importe de relire Jaurès pour "réinventer" le socialisme.
Pour bien comprendre le jaurésisme, il convient, selon l'auteur, de se poser les questions suivantes : Qu'est-ce que l'être ? Qu'est-ce que l'humanisme ou, plus précisément, qu'est-ce que l'humanisme personnaliste ? Qu'est-ce que le socialisme républicain ? Comment le socialisme s'imposera-t-il ? Se situant dans la lignée d'Aristote, Jaurès ne conçoit pourtant pas l'être comme étant Acte pur : l'Etre est en acte, et Jaurès l'identifie à Dieu ; il est en puissance et c'est le monde, en marche vers l'Etre en acte par nécessité de nature et par décision de la volonté humaine. L'homme est un être créateur, appelé à constituer une humanité harmonieuse, c'est-à-dire une communauté de personnes libres et vivifiées par l'actualisation de cette valeur fondamentale qu'est la justice. Et c'est l'édification de la société socialiste qui apparaît comme la condition de cette avancée, car à la différence du capitalisme qui n'est, selon Jaurès, qu'un système économique, le socialisme est, pour lui, une révolution morale qui doit être servie et exprimée par une révolution matérielle, révolution qui doit se faire non par la violence mais par une action démocratique axée sur l'opposition à la classe capitaliste et orientée en permanence vers l'idéal républicain.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.