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Nature et avenir de la religion
Benjamin Roger
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782747521123
Un croyant qui se méfie de la raison se condamne à demeurer en permanence au niveau du magique, de l'archaïque ou, au mieux, du mythique. La foi n'est jamais totalement affranchie de toute superstition, et c'est à la raison qu'il appartient de l'éclairer. Tout croyant est persuadé de la vérité de sa religion, considérée comme l'expression d'une révélation. Mais si toutes les religions sont révélées, pourquoi sont-elles si différentes ? En fait la religion a une origine sociale ; elle apparaît comme une réponse donnée par la société à la question que se pose tout individu : ne suis-je pas éternel ? Alors qu'on s'intéresse de plus en plus aux religions et au phénomène de l'intégrisme, l'affaiblissement du religieux semble à l'auteur l'une des caractéristiques de notre époque : il traduit l'étouffement progressif en l'être humain du désir d'éternité. On peut parler de marginalisation de la religion, due principalement à l'extension du règne de l'argent, et de déclin des religions, qui s'explique plus directement par le développement de la rationalité scientifique. Les religions sont toutes, actuellement, menacées. L'auteur essaie de montrer pourquoi, à son avis, l'avenir du bouddhisme semble bouché ; celui de l'islam, compromis ; celui du judaïsme, incertain ; celui de l'hindouisme, ouvert ; celui du christianisme, assuré, si l'interprétation johannique parvient à s'imposer.
Pour bien comprendre le jaurésisme, il convient, selon l'auteur, de se poser les questions suivantes : Qu'est-ce que l'être ? Qu'est-ce que l'humanisme ou, plus précisément, qu'est-ce que l'humanisme personnaliste ? Qu'est-ce que le socialisme républicain ? Comment le socialisme s'imposera-t-il ? Se situant dans la lignée d'Aristote, Jaurès ne conçoit pourtant pas l'être comme étant Acte pur : l'Etre est en acte, et Jaurès l'identifie à Dieu ; il est en puissance et c'est le monde, en marche vers l'Etre en acte par nécessité de nature et par décision de la volonté humaine. L'homme est un être créateur, appelé à constituer une humanité harmonieuse, c'est-à-dire une communauté de personnes libres et vivifiées par l'actualisation de cette valeur fondamentale qu'est la justice. Et c'est l'édification de la société socialiste qui apparaît comme la condition de cette avancée, car à la différence du capitalisme qui n'est, selon Jaurès, qu'un système économique, le socialisme est, pour lui, une révolution morale qui doit être servie et exprimée par une révolution matérielle, révolution qui doit se faire non par la violence mais par une action démocratique axée sur l'opposition à la classe capitaliste et orientée en permanence vers l'idéal républicain.
Une métaphysique de la création continue, une éthique de la personne, sujet actif et créateur, tels sont les fondements philosophiques du socialisme. Le travail intellectuel, force de production en développement, qui entrera en contradiction avec les rapports de production tels qu'ils existent actuellement, et assurera le contrôle du Capital qui sera public et non plus privé, voilà ce qui constitue le fondement social du socialisme. Si la démocratie, c'est l'incarnation de l'exigence de liberté, la république, c'est la démocratie vivifiée par l'aspiration à l'égalité, et le socialisme, c'est la république orientée vers ses fins par l'instauration du règne de la justice, par la transformation progressive de la propriété capitaliste en propriété sociale et par l'appel à la fraternité. Le socialisme est un idéal qui vise le changement radical de la société.
Les discours tenus sur les " droits de l'homme " sont de nature humaniste ; mais l'humanisme ne se résume pas à cela. A l'origine, il est l'affirmation de la dignité de l'homme et de la possibilité pour lui de se réaliser par les seules forces de sa nature. C'est une vision du monde élaborée sous l'Ancien Régime par la bourgeoisie, classe sociale en voie d'ascension et en marche vers la prise du pouvoir d'abord économique, puis culturel et enfin politique. Cet humanisme est mort au milieu du XXe siècle. Une autre vision du monde que l'auteur nomme " humanisme personnaliste " se fait jour depuis quelques décennies ; elle caractérise plutôt la nouvelle classe des travailleurs intellectuels salariés, plus particulièrement ceux qui se trouvent insérés dans les divers secteurs de la production non marchande. Cette vision du monde est fondée sur l'idée de la possibilité pour l'homme d'atteindre avec l'aide des autres à une pleine réalisation de soi et d'agir dans le monde afin que naisse une communauté humaine harmonieuse.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !