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Humanisme et classes sociales
Benjamin Roger
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782747553926
Les discours tenus sur les " droits de l'homme " sont de nature humaniste ; mais l'humanisme ne se résume pas à cela. A l'origine, il est l'affirmation de la dignité de l'homme et de la possibilité pour lui de se réaliser par les seules forces de sa nature. C'est une vision du monde élaborée sous l'Ancien Régime par la bourgeoisie, classe sociale en voie d'ascension et en marche vers la prise du pouvoir d'abord économique, puis culturel et enfin politique. Cet humanisme est mort au milieu du XXe siècle. Une autre vision du monde que l'auteur nomme " humanisme personnaliste " se fait jour depuis quelques décennies ; elle caractérise plutôt la nouvelle classe des travailleurs intellectuels salariés, plus particulièrement ceux qui se trouvent insérés dans les divers secteurs de la production non marchande. Cette vision du monde est fondée sur l'idée de la possibilité pour l'homme d'atteindre avec l'aide des autres à une pleine réalisation de soi et d'agir dans le monde afin que naisse une communauté humaine harmonieuse.
Le capitalisme a évolué, mais l'objectif des capitalistes a été et est toujours le profit. L'idéal socialiste demeure le même, mais l'objectif des socialistes, de la majorité d'entre eux, a beaucoup changé : on est passé du socialisme collectiviste à la social-démocratie pour aboutir au social-libéralisme, c'est-à-dire à l'acceptation du capitalisme qui doit être simplement régulé et bien encadré. Pour l'auteur, il importe de relire Jaurès pour "réinventer" le socialisme.
Un croyant qui se méfie de la raison se condamne à demeurer en permanence au niveau du magique, de l'archaïque ou, au mieux, du mythique. La foi n'est jamais totalement affranchie de toute superstition, et c'est à la raison qu'il appartient de l'éclairer. Tout croyant est persuadé de la vérité de sa religion, considérée comme l'expression d'une révélation. Mais si toutes les religions sont révélées, pourquoi sont-elles si différentes ? En fait la religion a une origine sociale ; elle apparaît comme une réponse donnée par la société à la question que se pose tout individu : ne suis-je pas éternel ? Alors qu'on s'intéresse de plus en plus aux religions et au phénomène de l'intégrisme, l'affaiblissement du religieux semble à l'auteur l'une des caractéristiques de notre époque : il traduit l'étouffement progressif en l'être humain du désir d'éternité. On peut parler de marginalisation de la religion, due principalement à l'extension du règne de l'argent, et de déclin des religions, qui s'explique plus directement par le développement de la rationalité scientifique. Les religions sont toutes, actuellement, menacées. L'auteur essaie de montrer pourquoi, à son avis, l'avenir du bouddhisme semble bouché ; celui de l'islam, compromis ; celui du judaïsme, incertain ; celui de l'hindouisme, ouvert ; celui du christianisme, assuré, si l'interprétation johannique parvient à s'imposer.
Une métaphysique de la création continue, une éthique de la personne, sujet actif et créateur, tels sont les fondements philosophiques du socialisme. Le travail intellectuel, force de production en développement, qui entrera en contradiction avec les rapports de production tels qu'ils existent actuellement, et assurera le contrôle du Capital qui sera public et non plus privé, voilà ce qui constitue le fondement social du socialisme. Si la démocratie, c'est l'incarnation de l'exigence de liberté, la république, c'est la démocratie vivifiée par l'aspiration à l'égalité, et le socialisme, c'est la république orientée vers ses fins par l'instauration du règne de la justice, par la transformation progressive de la propriété capitaliste en propriété sociale et par l'appel à la fraternité. Le socialisme est un idéal qui vise le changement radical de la société.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.