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Le fouet
Roffinella Martine
PHEBUS
13,15 €
Épuisé
EAN :9782859406431
- Que fais-tu avec ce fouet ? me demande Jacqueline en rentrant de son travail. - Rien. J'ai trouvé drôle de l'acheter. La dame de la boutique n'en revenait pas. -Mais il ne te servira à rien... Nous n'avons même pas de chien à la maison. - Pas encore, dis-je simplement Celle qui dit " Je " ne tourne pas autour des mots : " J'ai longtemps accepté sur mon corps ce que je rêvais d'infliger aux autres. Des coups. Des punitions méritées. " Un fouet dans sa main va l'aider à inverser en elle le courant du désir, à vivre le sexe autrement que comme une humiliation consentie. Elle écume les quartiers chauds de Paris, puis les quartiers chics - où les dames du meilleur monde, surprises à l'heure du thé, cèdent sous la menace à ses caprices. Perversité, diront les âmes sages. Peut-être, mais c'est qu'aussi la vie - et le monde - ont été conçus par un Dieu pervers... même si nous prétendons l'inverse pour tenter de nous rassurer à bon compte. Une perversité en tout cas qui refuse le mensonge. Et qui ne va pas sans style. Depuis Marc Cholodenko, rares ont été ceux, ou celles, qui ont osé pareille mise à nu, et qui l'ont fait avec cette belle rage.
Résumé : Sybille compte les tic-tac de l'horloge, comme les cachets qu'elle doit prendre. Pourtant, il y a peu encore, elle fut sacrée " Reine de la pub " par son boss, sa Sainteté P.Y. " Conservez comme vous aimez " : le slogan qu'elle avait proposé pour promouvoir des boîtes de conservation lui avait valu d'être portée aux nues dans toute l'agence. Mais elle fut bien vite supplantée par la Belle Capucine, Princesse Commerciale... Alors, ce fut le renvoi. Depuis Sybille déraille, en proie à des troubles obsessionnels, mais Sybille s'accroche, s'échinant à court-circuiter le hasard. Jusqu'à ce qu'elle décide de planifier sa vengeance... Une satire moderne et cinglante, scandée comme une prophétie infernale, sur l'inhumanité du monde moderne, dont on ne ressort pas indemne.
Derrière la porte grise, j'hésite à appuyer sur la sonnette. A cet endroit de la rue, le silence s'épaissit. J'ai ma sacoche d'écrivain. Mon dictionnaire. Mes feuilles blanches. Un Bescherelle pour la grammaire. Et si je repartais ? Coup d'oeil sur les immeubles d'en face. Du linge fripé flotte sur un tancarville titubant. Volets qui rouillent. Jouets fanés, jetés là comme des squelettes. Ca sent déjà la misère et le chômage longue durée. Les caméras m'examinent, je le sais. Cet oeil de verre me confronte à un malaise détestable. Un mot surgit : coupable. L'idée me cloue au bitume. M'empêche de fuir. Des clefs tintent. Lucarne. Visage en carré derrière le grillage. Deux tours à l'envers. Barre transversale. "Bonjour." L'homme est prévenu de mon arrivée. Je décline mon identité. "Ah oui, l'instituteur vous attend." J'observe la cour, les gravillons, les murs. Un peu d'herbe s'évertue à verdir, par taches arrondies. Ca sent drôle. Quelque chose de mal lavé. Ou de vaguement faisandé. Encore une clef et voilà. J'entre en prison.
Alliant concision et intensité, ce court roman réunit et éclaire sous un même faisceau deux sujets de société : l?univers trouble des sites de rencontres et l?action trop méconnue des pervers narcissiques qui s?y épanouissent. Candeur ou vanité, la quête de "l?Ame soeur" n?est peut-être pour la narratrice qu?un prétexte pour exposer aux regards de "La Foule" son meilleur "Profil". Mais dans cette moderne jungle d?images et de paroles, le coeur tendre offert en pâture aux convoitises trouvera toujours le carnassier le mieux à même de le dépecer. Saura-t-on s?extraire de l?emprise et recoller les morceaux ? De la passion à la solitude, il n?y a souvent qu?un pas. Ces deux états ici se chevauchent puis finissent par se confondre en ce "lieu désert" qui se révèle douloureusement derrière le fourmillement de La Toile. La plus intransigeante introspection s?allie aux observations les plus clairvoyantes et souvent les plus décapantes sur l?instabilité de nos fondations intellectuelles et affectives.
Nina, la "dominante", ne veut pas seulement séduire Doris - qui ignore encore quelle sera tout à l'heure la "dominée". De leur rencontre érotique,Martine Roffinella ne dissimule rien: aucun geste, aucune parole, aucun fantasme - car les fantasmes, ces trésors par excellence cachés, inavoués, ne demandent à l'heure de l'amour qu'à être anis dans la lumière la plus crue, à se dire et à se montrer. Partage de l'inavouable. Conçu comme une lente montée vers le plaisir, Unes voudrait rappeler- Martine Roffinella y tient, quitte à choquer la bonne conscience féministe de ses soeurs - que l'acte d'amour entre deux femmes ne se différencie en rien de celui qui lie à l'ordinaire un homme et une femme. Et que la "petite mort" n'est pas le privilège des garçons. Biographie de l'auteur Martine Roffinella: "Depuis son premier roman (Elle, 1988), elle explore avec une même âpreté, une même tension poétique, la part obscure de passions violentes." Christine Rousseau/Le Monde
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?
Présentation de l'éditeur L'histoire est celle d'une violente rencontre entre deux êtres. Celle d'une agression commise par Mino Torrès sur la personne d'Ariane un soir de novembre alors qu'elle rentrait chez elle. Sa vie bascule. Quelques mois plus tard, c'est depuis le fond de sa cellule que Mino Torrès décharge son fiel, contre la vie, les femmes et ses victimes. Quant à Ariane, c'est entre Munich et Berlin qu'elle renoue avec ses sens, avec le corps des autres et avec le sien. Deux versions complémentaires racontées l'une après l'autre, d'un même évènement, vues avec brio et pertinence par Marie Hélène Poitras qui a su parfaitement et sans faux-semblants se glisser aussi bien dans la peau de l'agresseur que dans celle de sa victime