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Unes
Roffinella Martine
PHEBUS
9,15 €
Épuisé
EAN :9782752901101
Nina, la "dominante", ne veut pas seulement séduire Doris - qui ignore encore quelle sera tout à l'heure la "dominée". De leur rencontre érotique,Martine Roffinella ne dissimule rien: aucun geste, aucune parole, aucun fantasme - car les fantasmes, ces trésors par excellence cachés, inavoués, ne demandent à l'heure de l'amour qu'à être anis dans la lumière la plus crue, à se dire et à se montrer. Partage de l'inavouable. Conçu comme une lente montée vers le plaisir, Unes voudrait rappeler- Martine Roffinella y tient, quitte à choquer la bonne conscience féministe de ses soeurs - que l'acte d'amour entre deux femmes ne se différencie en rien de celui qui lie à l'ordinaire un homme et une femme. Et que la "petite mort" n'est pas le privilège des garçons. Biographie de l'auteur Martine Roffinella: "Depuis son premier roman (Elle, 1988), elle explore avec une même âpreté, une même tension poétique, la part obscure de passions violentes." Christine Rousseau/Le Monde
L'auteur nous dit comment, un jour, à l'instant et définitivement, elle a pu s'arrêter de fumer du tabac et boire de l'alcool. Plutôt que d'adopter une attitude violente vis-à-vis d'elle-même qui nous vient spontanément (héritée de notre culture commune) quand nous voulons rompre avec nos addictions, elle a fait un autre choix, celui de la non-violence, de l'acceptation de soi-même, de la réconciliation à l'intérieur et à l'extérieur avec les autres et le monde. Comme elle les a traversées elle-même, elle connaît les étapes qui jalonnent ce parcours de libération et propose de nous accompagner pas à pas sur ce chemin. Son aide nous sera précieuse pour déjouer tous les pièges que nous tendra notre adversaire, car on ne se débarrasse pas aussi facilement d'une habitude vieille de plusieurs dizaines d'années.
Derrière la porte grise, j'hésite à appuyer sur la sonnette. A cet endroit de la rue, le silence s'épaissit. J'ai ma sacoche d'écrivain. Mon dictionnaire. Mes feuilles blanches. Un Bescherelle pour la grammaire. Et si je repartais ? Coup d'oeil sur les immeubles d'en face. Du linge fripé flotte sur un tancarville titubant. Volets qui rouillent. Jouets fanés, jetés là comme des squelettes. Ca sent déjà la misère et le chômage longue durée. Les caméras m'examinent, je le sais. Cet oeil de verre me confronte à un malaise détestable. Un mot surgit : coupable. L'idée me cloue au bitume. M'empêche de fuir. Des clefs tintent. Lucarne. Visage en carré derrière le grillage. Deux tours à l'envers. Barre transversale. "Bonjour." L'homme est prévenu de mon arrivée. Je décline mon identité. "Ah oui, l'instituteur vous attend." J'observe la cour, les gravillons, les murs. Un peu d'herbe s'évertue à verdir, par taches arrondies. Ca sent drôle. Quelque chose de mal lavé. Ou de vaguement faisandé. Encore une clef et voilà. J'entre en prison.
- Que fais-tu avec ce fouet ? me demande Jacqueline en rentrant de son travail. - Rien. J'ai trouvé drôle de l'acheter. La dame de la boutique n'en revenait pas. -Mais il ne te servira à rien... Nous n'avons même pas de chien à la maison. - Pas encore, dis-je simplement Celle qui dit " Je " ne tourne pas autour des mots : " J'ai longtemps accepté sur mon corps ce que je rêvais d'infliger aux autres. Des coups. Des punitions méritées. " Un fouet dans sa main va l'aider à inverser en elle le courant du désir, à vivre le sexe autrement que comme une humiliation consentie. Elle écume les quartiers chauds de Paris, puis les quartiers chics - où les dames du meilleur monde, surprises à l'heure du thé, cèdent sous la menace à ses caprices. Perversité, diront les âmes sages. Peut-être, mais c'est qu'aussi la vie - et le monde - ont été conçus par un Dieu pervers... même si nous prétendons l'inverse pour tenter de nous rassurer à bon compte. Une perversité en tout cas qui refuse le mensonge. Et qui ne va pas sans style. Depuis Marc Cholodenko, rares ont été ceux, ou celles, qui ont osé pareille mise à nu, et qui l'ont fait avec cette belle rage.
Résumé : " Quand on buvait on était plein d'amour. On en avait à foison ça débordait des veines ça giclait de partout ça faisait des fontaines de je t'aime qu'on aurait pu dire à un mur. Tout dépendait du dosage du degré d'imprégnation. Si on voulait être bien amoureux considéré comme tel crédible en somme fallait savoir s'arrêter à temps avant la débandade le tangage oui. Au début on savait après non ". Une femme de cinquante ans se penche sur son passé, sa vie amoureuse, son alcoolisme, ses échecs professionnels. Elle nous raconte ses luttes, ses espoirs pour sortir de la misère et de la solitude, pour ne pas devenir une " impersonne ", c'est-à-dire " non pas un fantôme mais un organisme inhabité du point de vue du coeur ". Sans concession, sans apitoiement sur soi-même, ce récit nous dresse le portrait d'une femme dépossédée d'elle-même par l'alcool, qui ne peut même plus dire " je ". Aux prises avec ses propres démons, elle nous renvoie impitoyablement à ceux qui nous habitent nous-mêmes. Un texte d'une rare force et d'une grande qualité littéraire.
Résumé : Cette histoire suit les pas du moine Sanzang, parti vers l'Ouest chercher les écritures du Bouddha. Sur les sentiers escarpés, par les plaines et les rizières, que découvrira-t-il ? Trouvera-t-il la réalité de sa voie ? A vingt-deux ans, Aodren Buart redonne vie à une Chine lointaine pour son premier roman. Il nous offre un conte spirituel intemporel.
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.