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L'araignée du cerveau
Rodriguez Rodriguez Nieves ; Ferré David
ACTUALITES EDIT
12,50 €
Épuisé
EAN :9791094225189
L'Araignée du cerveau est l'histoire d'une jeune fille qui s'invente un frère, tue ses parents et va en prison. Puis qui revient, croit-elle, chez elle après sept années. Elle va puiser dans un imaginaire polymorphe les éléments nécessaires pour supporter le souvenir d'une enfance étouffée, privée de sa substance, de joie et d'amour. Ce récit du retour au foyer familial est d'autant plus troublant que les scènes se répètent comme des variations souffrant quelques altérations : un tremblement permanent. Il se construit entre le souvenir d'un passé incertain, un présent instable, à travers des personnages qui tournent comme les aiguilles d'une montre dans un espace clos. Dans une savante mise en abîme, les espaces se réduisent progressivement jusqu'à ce que nous découvrions que tout ce qui a été joué n'est qu'un ensemble de voix et d'images qui se tissent dans le cerveau de la jeune fille, prisonnière d'une famille absente. De fait, il n'est pas toujours facile de différencier ce qui est réel de ce qui a été inventé. Que se passe-t-il quand les émotions de l'enfance nous ont été volées, quand l'on nous dérobe le bien le plus précieux de la vie, celui d'inventer notre propre langage ?
Résumé : Lorsqu'ils aperçoivent un renard partir avec leur amie la poule dans ses bras, l'ours, le lapin et le coq se lancent immédiatement à leur poursuite, persuadés des mauvaises intentions du renard. Ils s'enfonceront dans les bois, grimperont sur la montagne, et traverseront l'océan pour découvrir qu'en fait, la poule et le renard sont les meilleurs amis du monde - ce que le petit lecteur aura pu percevoir bien avant eux !
Rodríguez Claudio ; Gamoneda Antonio ; Breysse-Cha
Claudio Rodríguez a deux ans lorsqu'il assiste au début de la guerre civile à une exécution contre un mur de cimetière. L'expression d'épouvante de son père, auprès de lui, le poursuivra toujours. Dès l'enfance, il aime à s'enfuir dans l'âpre nature castillane, "manie marcheuse" qui s'intensifie à la mort de son père. Pendant des semaines et des mois, il disparaît dans la campagne, au rythme d'un cheminement qui influencera sa poésie, mais aussi sa façon d'être et de sentir la vie. "Il est simple de rêver, dit-il, mais non de contempler". Claudio n'a que 17 ans lorsqu'il compose son chef-d'oeuvre, Don de l'ébriété : "J'ai écrit presque tout le livre en marchant. Je le savais par coeur et je me le répétais, en corrigeant, en modifiant, pendant que je marchais à travers champs". De fait, c'est un cantique mystérieux que fait entendre ce vaste poème, dans l'Espagne noire du franquisme. Une écriture d'extase qui ne se peut comparer qu'aux Illuminations ou aux Elégies de Duino : "Ces poèmes ont été composés dans une totale absence de connaissance... Des choses qui me faisaient signe, qui m'accompagnaient, m'illuminaient et m'aveuglaient. ". . En mars 1953, il envoie à Vicente Aleixandre son manuscrit. Aleixandre est ébloui. C'est le début d'une amitié presque filiale qui ne s'achèvera qu'à la mort d'Aleixandre, en 1984. Publié en janvier 1954, Don de la ebriedad est salué par la critique unanime comme un événement et reçoit d'emblé le Prix Adonais.
Résumé : Le voleur de poule fête ses quinze ans. Quinze ans qu'il surprend petits et grands ! Découvrez pour la première fois ses aventures et celles de la poule, de ses amis ours, coq et lapin, réunies dans un même livre tout en images. Une folle course-poursuite, une vengeance rocambolesque et une partie de pêche mouvementée...
Perchés sur leur arbre à pensées, Koala et Oiseau discutent des grands sujets de la vie : pourquoi le temps est-il si précieux ? Qu'est-ce que la compassion ? Comment affronter la disparition d'un proche ? Faut-il croire en ses rêves ? De la tendresse, un soupçon de poésie et beaucoup d'humour, c'est tout cela, la Philosophie Koala !
Un train express avance dans la nuit, sans provenance ni destination, au coeur d'un espace-temps trouble. En son bord déambulent ses passagers, se rencontrant au gré d'actions hasardeuses. Alors qu'éclosent des conversations a priori banales, des événements inhabituels semblent se tramer, laissant planer un sentiment d'incertitude entre les personnages. Dissemblables et étrangers les uns aux autres, leur destin s'avère pourtant lié à un apparent complot, dont les fils se nouent et se dénouent au coeur d'une faille spatio-temporelle. Des questions sans réponses surgissent, à l'instar du mystère qui les entoure. Scène après scène, se dresse le portrait d'une humanité en marche, progressant sur le chemin de sa vie, à l'image du train filant vers sa destinée. Matérialisée par la pérégrination des personnages, l'existence apparaît comme morcelée par ses différentes étapes, dans un mécanisme subtil de circularité. Ecrit en 2009, ce texte met en jeu des personnages qui vivent dans une réalité sans cesse à reconstruire. Chaque scène devient l'occasion d'un échange aux apparences triviales et absurdes, mais pour autant, l'incertitude inhérente au récit se retrouve confrontée à la menace d'un danger imminent et ancré dans le réel.
Résumé : Au sein d'un univers aquatique, les Nageurs de la nuit forment un Ordre secret, constitués d'hommes et de femmes écorchés, délaissés et souffrants. Tous cohabitent autour d'un lien qui les rassemble, celui de la solitude, de la violence, mais aussi celui de la joie. Ils forment une communauté unie mais secouée par l'effondrement de ses représentations habituelles. Damnés de l'amour, ils apparaissent telles des voix fragmentées, résonnants en un chour contemporain. Les personnages deviennent le portrait d'un monde malade et morcelé, dans lequel l'innocence ne trouve plus sa place. Le sujet intime défie le politique tandis que le corps politique s'insinue dans l'intime. Dans la relation littéraire que l'auteur entretient avec le plateau, la littérature se situe dans le sillon des auteurs sud-américains, placée entre un langage métaphorique et une parole exclue de la réalité. La scène devient un lieu d'expérience poétique, dans lequel le temps et l'espace semblent flottants, à l'image de la déstructuration formelle du texte. L'écriture de Mora met en tension le spectacle incessant que chacun des personnages donne de soi au monde, mais aussi le moi déchiré des individus modernes.
A l'heure où la question de l'altérité se pose plus que jamais, la découverte de l'autre se fait amoureuse, sexuelle et sociétale. En s'éprenant de Pap, Sénégalais, le personnage de María interroge notre rapport au monde à travers le prisme ancestral de la famille. María décide d'explorer l'Afrique dans le cadre de voyages initiatiques, provoquant l'incompréhension de son entourage. Le détroit de Gibraltar, lieu de passage, devient le symbole de la quête personnelle et intrinsèque de ce qui constitue " l'Autre ". Dans ce voyage à rebours qui la mène à Lavapiés, le quartier madrilène le pus ethnique de la capitale, puis à Burgos, sa ville natale, María va désapprendre tout ce qu'elle a appris à ce jour. Dans ce questionnement des origines, la découverte du monde s'effectue au sein de méfiances quasi-animales, faisant du corps et de sa sexualité un lieu de rencontres et de batailles incessantes. Intimité amoureuse, quête de soi et engagement politique sont étroitement liés, opposant réalité et fiction. Désincarnée et dédoublée par l'écriture, la voix de l'auteure trouve son écho dans le personnage de María, afin d'illustrer cette affirmation rimbaldienne : " Je suis l'autre ". D'une plume audacieuse, elle dresse le portrait de notre nature profonde d'animal social, que la pensée et la parole définissent à chaque instant.
Au coeur de la terre andalouse s'érige un projet familial d'une importance fondamentale : un père de famille, propriétaire terrien, ambitionne de faire fortune par la culture massive de tomates. Ses trois fils tentent chacun d'y trouver une place, peinant à avancer sur leur propre voie. Le père, brutal et intransigeant, place ses espoirs les plus chers dans la culture de ses fruits, faisant fi de la portée morale de ses actes et de leurs conséquences. Le récit prend à partie une visée critique, mettant le doigt sur les travers de la nature humaine, encline à la quête du gain et du profit. Le fruit de la récolte se fait symbole, et se mû en une image sanguinolente de l'amour sacrifié et de ce qui est enkysté au plus profond de l'âme. En dénonçant le scandale politique d'une immigration exploitée, l'écriture tente de se frayer un chemin entre les entrailles de la terre afin de délivrer un message universel : celui de l'amour en lutte contre la discrimination et la servitude humaine. Fortement enraciné dans la réalité contemporaine, Au-dedans de la terre n'hésite pas à puiser dans le mythe et dans la tragédie grecque où les guerres fratricides sont à l'origine de nos sociétés.