Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Projet Express
Losa Carmen ; Ferré David
ACTUALITES EDIT
11,00 €
Épuisé
EAN :9791094225035
Un train express avance dans la nuit, sans provenance ni destination, au coeur d'un espace-temps trouble. En son bord déambulent ses passagers, se rencontrant au gré d'actions hasardeuses. Alors qu'éclosent des conversations a priori banales, des événements inhabituels semblent se tramer, laissant planer un sentiment d'incertitude entre les personnages. Dissemblables et étrangers les uns aux autres, leur destin s'avère pourtant lié à un apparent complot, dont les fils se nouent et se dénouent au coeur d'une faille spatio-temporelle. Des questions sans réponses surgissent, à l'instar du mystère qui les entoure. Scène après scène, se dresse le portrait d'une humanité en marche, progressant sur le chemin de sa vie, à l'image du train filant vers sa destinée. Matérialisée par la pérégrination des personnages, l'existence apparaît comme morcelée par ses différentes étapes, dans un mécanisme subtil de circularité. Ecrit en 2009, ce texte met en jeu des personnages qui vivent dans une réalité sans cesse à reconstruire. Chaque scène devient l'occasion d'un échange aux apparences triviales et absurdes, mais pour autant, l'incertitude inhérente au récit se retrouve confrontée à la menace d'un danger imminent et ancré dans le réel.
Résumé : Vanessa Montfort manie avec dextérité le destin d'un lévrier, animal racé, élégant, majestueux, et associé à l'aristocratie comme en témoigne la célèbre Partie de chasse de Goya, pour illustrer une société européenne en crise. C'est avec un humour cinglant que l'auteure, célèbre pour ses romans, décline cette situation sous toutes ses formes (économique, sociale ou langagière), à travers la joute oratoire de deux couples, espagnol et allemand, qui vont se faire face au beau milieu d'un salon. En effet, Elena et Daniel ont accueilli et soigné un lévrier, et c'est sous le regard avisé et quelque peu décalé de Rita, que Hans et Greta devront prouver qu'ils sont aptes pour adopter le brave animal qui est en jeu. Or, ce qui apparaît n'est pas tant la destinée de notre Lévrier mais le conflit politique nord-sud qui, à son tour, fait affluer à la surface la crise en gestation dans toutes relations de couple. Les clichés contemporains sont passés dans la moulinette de la langue. Les dialogues, enlevés, précis, drôles, douloureux aussi, nous montrent une humanité qui n'en finit pas de trouver le juste lieu de son bonheur. Grâce à une succession de situations tragicomiques, les véritables visages de chacun se dévoilent, au bord de l'abîme... et de la crise de nerf !
L'enfance et la violence faite aux jeunes femmes sont ici présentées avec une tristesse infinie, à travers un enchaînement de récits dramatiques qui forment une mystérieuse mosaïque. Ainsi, plusieurs formes d'agression ont lieu simultanément à différents endroits de la planète. A Pattaya, des milliers de visiteurs, surtout des hommes solitaires, marchent égarés au milieu de la foule. Alex est l'un d'eux. Il ne cherche aucune compagnie hormis celle de Roly, son chien. A quelques kilomètres, une petite fille vêtue d'une robe bleue est assise à côté d'un touriste, sur un quai. Loin de Bangkok, un groupe d'amis célèbre un enterrement de jeune fille où le vrai jeu est celui des attouchements. A la même heure, en Inde, une mère jette le foetus de son enfant dans un fleuve. Pendant ce temps, à Madrid, un policier enquête sur le suicide d'une adolescente. Enigmes qui restent à résoudre dans ce clair-obscur, et que la prouesse dramatique nous présente sous la forme d'un carrousel. Ce qui est certain, c'est qu'un chien méchant est à l'affût, toujours. Et que cette image mouvante tient dans un cadre fixe.
Le snorkel est un sport, à ce qu'on dit. Dans ce récit pour la scène, les personnages semblent revenir d'une fête lointaine et aquatique qui n'est que souvenir. Des voix, multiples et en écho, tentent, à l'instar des femmes et des hommes d'aujourd'hui, de sortir la tête de l'eau, d'autant plus que leur regard est rivé sur la beauté des fonds marins. Parole et corps devraient, par la performance à venir, trouver un équilibre, grâce à la parfaite composition dramaturgique du texte. L'observation, sous forme kaléidoscopique, d'un paysage lacustre, d'un campement de touristes, d'un monastère où la modernité va se reposer, donne à voir une ascension où toutes et tous se cassent la figure, avec humour et réalisme. Les personnages ne sont pas toujours humains, n'ont pas toujours un nom, et ne partagent pas toujours le même temps, mais ils ont en commun la conscience de naviguer à la dérive en essayant de comprendre un monde que Snorkel compose dans voyage vertical, de la profonde obscurité d'un lac jusqu'à la première colonie humaine sur Mars.