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Délivre-toi de mes désirs
Velasco Maria ; Ferré David
ACTUALITES EDIT
11,00 €
Épuisé
EAN :9791094225042
A l'heure où la question de l'altérité se pose plus que jamais, la découverte de l'autre se fait amoureuse, sexuelle et sociétale. En s'éprenant de Pap, Sénégalais, le personnage de María interroge notre rapport au monde à travers le prisme ancestral de la famille. María décide d'explorer l'Afrique dans le cadre de voyages initiatiques, provoquant l'incompréhension de son entourage. Le détroit de Gibraltar, lieu de passage, devient le symbole de la quête personnelle et intrinsèque de ce qui constitue " l'Autre ". Dans ce voyage à rebours qui la mène à Lavapiés, le quartier madrilène le pus ethnique de la capitale, puis à Burgos, sa ville natale, María va désapprendre tout ce qu'elle a appris à ce jour. Dans ce questionnement des origines, la découverte du monde s'effectue au sein de méfiances quasi-animales, faisant du corps et de sa sexualité un lieu de rencontres et de batailles incessantes. Intimité amoureuse, quête de soi et engagement politique sont étroitement liés, opposant réalité et fiction. Désincarnée et dédoublée par l'écriture, la voix de l'auteure trouve son écho dans le personnage de María, afin d'illustrer cette affirmation rimbaldienne : " Je suis l'autre ". D'une plume audacieuse, elle dresse le portrait de notre nature profonde d'animal social, que la pensée et la parole définissent à chaque instant.
Emergentes ou résurgentes, les frontières n'en finissent pas de poser question : frontière de la pauvreté, frontière du dépassement de soi, frontière des colonisateurs, frontière d'un espoir nouveau ou frontière de la violence. A Détroit, au Liban, à Strasbourg, en Bolivie ou en Namibie, elles manifestent de la capacité des sociétés, institutionnelles ou non, à structurer et à organiser le monde et à distinguer encore et encore un Ici d'un Ailleurs, même dans un monde contemporain turbulent où les territoires modernes perdent en pouvoir et en prestige. La complexité de leurs formes, de la plus pesante matérialité à la plus insidieuse symbolique, dévoile aussi la formidable efficacité des " faiseurs de frontière " pour les construire et pour les rendre opérationnelles au moins le temps de leur nécessité sociale, culturelle, politique ou économique. Nous proposons, au travers de cet ouvrage pluridisciplinaire, premier acte d'une série, de saisir les sens qui leur sont accordés, les discours qui leur sont dédiés, les pratiques qui les fabriquent et les représentations qui leur sont attribuées. Si cet ouvrage conduit le lecteur à travers le monde, il dépasse les simples études de terrain. Il se positionne dans le champ des sciences humaines et sociales.
Les ovnis existent-ils ? Que sont-ils ? Quels liens établir entre eux et nous ? Au Cnes, pendant près de trente ans, Jean-Jacques Velasco a expertisé les cas les plus étranges de phénomènes aérospatiaux non identifiés, interrogé des centaines de témoins et conduit les analyses scientifiques parmi les plus poussées jamais réalisées. Il livre dans cet ouvrage rédigé à titre personnel l'une des rares enquêtes mondiales consacrée aux objets volants non identifiés. L'auteur a analysé des milliers de pages de documents historiques militaires et civils américains déclassifiés, en rapport avec le passage d'ovnis repérés par les radars civils et militaires et en tire les conclusions qui s'imposent. Il met notamment en évidence les relations entre tests nucléaires et apparitions de ces curieux engins.
Résumé : C'est l'histoire de Nini et de Jameelah, deux copines de quatorze ans qui picolent dans les toilettes du lycée, piquent des sweats dans les magasins pour le fun et enfilent des bas résille pour aguicher les passants sur le Ku'Damm. C'est l'histoire d'un quartier de Berlin où il n'y a que des tours, un terrain vague et une station de métro désaffectée. Où toutes les nationalités se côtoient, souvent pour le meilleur, parfois pour le pire. C'est l'histoire d'un crime commis pour l'honneur et qui va tout détruire. C'est l'histoire d'une jeunesse désenchantée qui cherche dans l'alcool, la drogue et le sexe l'étour-dissement pour mieux pouvoir affronter la réalité. C'est l'histoire d'une amitié de filles qui, un soir d'été, va voler en éclats...
La ceremonia de la confusion met en scène deux générations qui se retrouvent dans un funerarium et se confrontent autour d'une perte commune, celle d'une des figures les plus charismatiques du mouvement social et culturel mythique de la "Movida" madrilène (années 1980). La dramaturge Maria Velasco propose une vision fraîche et originale du phénomène à travers un vif échange entre plusieurs compagnons de fortune, veufs et veuves d'un homme à la vie excessive, scandaleuse et transgressive, survivants ou héritiers d'une transition marquée par les désirs de modernité et de révolution des moeurs. Sur scène, les souvenirs d'un passé libertaire se mêlent ainsi à l'effort, collectif mais polémique, d'improviser des funérailles en accord avec un personnage profondément hétérodoxe. La ceremonia de !a confusion fait dialoguer passé et présent d'une ville, d'un pays, tout en rendant hommage à l'univers musical de la Movida.
Résumé : Au sein d'un univers aquatique, les Nageurs de la nuit forment un Ordre secret, constitués d'hommes et de femmes écorchés, délaissés et souffrants. Tous cohabitent autour d'un lien qui les rassemble, celui de la solitude, de la violence, mais aussi celui de la joie. Ils forment une communauté unie mais secouée par l'effondrement de ses représentations habituelles. Damnés de l'amour, ils apparaissent telles des voix fragmentées, résonnants en un chour contemporain. Les personnages deviennent le portrait d'un monde malade et morcelé, dans lequel l'innocence ne trouve plus sa place. Le sujet intime défie le politique tandis que le corps politique s'insinue dans l'intime. Dans la relation littéraire que l'auteur entretient avec le plateau, la littérature se situe dans le sillon des auteurs sud-américains, placée entre un langage métaphorique et une parole exclue de la réalité. La scène devient un lieu d'expérience poétique, dans lequel le temps et l'espace semblent flottants, à l'image de la déstructuration formelle du texte. L'écriture de Mora met en tension le spectacle incessant que chacun des personnages donne de soi au monde, mais aussi le moi déchiré des individus modernes.
Le snorkel est un sport, à ce qu'on dit. Dans ce récit pour la scène, les personnages semblent revenir d'une fête lointaine et aquatique qui n'est que souvenir. Des voix, multiples et en écho, tentent, à l'instar des femmes et des hommes d'aujourd'hui, de sortir la tête de l'eau, d'autant plus que leur regard est rivé sur la beauté des fonds marins. Parole et corps devraient, par la performance à venir, trouver un équilibre, grâce à la parfaite composition dramaturgique du texte. L'observation, sous forme kaléidoscopique, d'un paysage lacustre, d'un campement de touristes, d'un monastère où la modernité va se reposer, donne à voir une ascension où toutes et tous se cassent la figure, avec humour et réalisme. Les personnages ne sont pas toujours humains, n'ont pas toujours un nom, et ne partagent pas toujours le même temps, mais ils ont en commun la conscience de naviguer à la dérive en essayant de comprendre un monde que Snorkel compose dans voyage vertical, de la profonde obscurité d'un lac jusqu'à la première colonie humaine sur Mars.
Ushuaia. Située aux confins du monde, la ville d'Ushuaia abrite en son sein Mateo, reclus et isolé au coeur de ce paysage de glace. Il convoque une jeune femme pour s'occuper des tâches quotidiennes. Introduite dans l'univers de cet homme étrange et mystérieux, Nina tente de retrouver les traces du passé nazi de Mateo, afin de venger l'histoire. Mais sous un voile de vérité, toute certitude n'est pas inaliénable, et l'Histoire cache plus qu'elle ne dévoile. La véritable identité de Mateo se dessine au fil des scènes au sein des décombres d'un triangle amoureux, tissé par des voix réelles et fantasmagoriques, fantômes du passé. La recherche historique devient un palimpseste où la mémoire, à travers les limbes du temps, fait ressurgir l'horreur mêlé à l'universalité du sentiment amoureux. Entre mensonge et vérité, le texte devient le porte-parole de voix disparues, notamment celle de Róza Eskenázi, chanteuse juive séraphade et figure active de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais l'amour n'est-il pas rédempteur comme dans La vie est un songe, le texte phare du grand Siècle d'or espagnol, dans lequel réel et fiction font de la langue le moteur central de la vie ?
Cristina Peregrina a suivi des études de journalisme. Face à la disparition de la culture dans le monde de la communication, elle décide de changer de cap et se tourne vers le théâtre. En 2007, aux côtés de David Puig, elle crée Los Hedonistas, un groupe artistique et de recherche théâtrale qui propose une orientation poétique et singulière de l'engagement citoyen. De fait, elle organise et déploie de nombreuses activités pédagogiques dans cette optique, particulièrement autour de l'enfance, et elle inscrit de plus en plus son écriture dans des projets à vocation sociale dans le cadre des nouvelles pratiques urbaines.