Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les nageurs de la nuit. Fiction autobiographique de Jean G.
Mora José Manuel ; Ferré David
ACTUALITES EDIT
11,00 €
Épuisé
EAN :9791094225028
Au sein d'un univers aquatique, les Nageurs de la nuit forment un Ordre secret, constitués d'hommes et de femmes écorchés, délaissés et souffrants. Tous cohabitent autour d'un lien qui les rassemble, celui de la solitude, de la violence, mais aussi celui de la joie. Ils forment une communauté unie mais secouée par l'effondrement de ses représentations habituelles. Damnés de l'amour, ils apparaissent telles des voix fragmentées, résonnants en un chour contemporain. Les personnages deviennent le portrait d'un monde malade et morcelé, dans lequel l'innocence ne trouve plus sa place. Le sujet intime défie le politique tandis que le corps politique s'insinue dans l'intime. Dans la relation littéraire que l'auteur entretient avec le plateau, la littérature se situe dans le sillon des auteurs sud-américains, placée entre un langage métaphorique et une parole exclue de la réalité. La scène devient un lieu d'expérience poétique, dans lequel le temps et l'espace semblent flottants, à l'image de la déstructuration formelle du texte. L'écriture de Mora met en tension le spectacle incessant que chacun des personnages donne de soi au monde, mais aussi le moi déchiré des individus modernes.
Résumé : Pour le grand public, Andy Summers est le génial guitariste et compositeur du groupe mythique The Police, l'un des plus connus au monde. Parallèlement à son activité musicale, Summers a cependant construit une oeuvre photographique unique, contrepartie mentale et visuelle de sa musique, marquée par une recherche mélodique complexe, des harmonies aux couleurs plutôt mélancoliques, voire convulsives. Les sujets photographiques qu'il privilégie ? activités des métropoles américaines ou japonaises, rues fascinantes des cités sud-américaines... ? appartiennent principalement à cette frange du surréalisme urbain, si chère aux écrivains français André Breton et Louis Aragon, qui en ont exploré l'étrangeté fructueuse. Le style photographique d'Andy Summers touche à cette "inquiétante étrangeté" dont parle Sigmund Freud, sentiment d'anxiété face à un domaine familier semblant soudain masquer un secret générateur d'angoisse. Summers apparaît comme un guetteur nostalgique, désireux de soustraire les derniers éclats poétiques ou les secrets insolites d'un monde encore diversifié, enregistré avant sa liquidation finale engagée par la globalisation.
Les Corps perdus est un récit polyphonique sur la disparition de corps dans la ville de Ciudad Juárez (la frontière nord du Mexique) où des centaines de femmes sont assassinées selon un rituel immuable : enlèvements, tortures, travail sexuel, mutilations, strangulations. La mémoire de ces êtres, restituée sous forme de fragments, apparaît comme une expérience transmissible et collective alors que la douleur, expérience personnelle et intime, ne peut être partagée. Ainsi, un va-et-vient entre enquête journalistique, policière et littérature dramatique permet à l'auteur d'élaborer une stratégie d'écriture qui nous mène aux arcanes les plus obscures de la nature humaine. Pour se faire, Mora désarticule le récit et donnant ainsi davantage de force à la fiction de l'horreur mais aussi à la fiction de l'enquête. L'horreur naît de ce "spectacle". Un oeil, celui de l'auteur, se dédouble dans l'écriture déstabilisant la frontière du théâtre entre auteur, lecteur et spectateur.
Les termes ? - Tu as un mois pour me séduire et me faire craquer. - Comment savoir que j'ai réussi ? - Je t'embrasserai. Sur la bouche". Depuis que son premier amour lui a brisé le coeur, Mia a mis au point 6 commandements qui régulent ses aventures amoureuses. Pour elle, ce sont de véritables mantras sacrés. Même s'ils l'empêchent de draguer Julien, le beau gosse de la promo... Ses meilleurs amis ont beau se moquer de ses barrières de protection, la jeune femme ne les ferait tomber pour rien au monde. Mais lorsqu'Ethan la défie de le séduire, l'ultime règle de Mia pourrait bien être remise en cause. "Ne pas coucher avec un ami" était pourtant celle qui devait lui causer le moins de souci ! Son esprit de compétition risque de lui jouer des tours face au beau brun, qui prend un malin plaisir à tester ses limites depuis leur plus jeune âge. Mia parviendra-t-elle à suivre ses règles ? Ou son meilleur ami aura-t-il raison d'elle ?
Ushuaia. Située aux confins du monde, la ville d'Ushuaia abrite en son sein Mateo, reclus et isolé au coeur de ce paysage de glace. Il convoque une jeune femme pour s'occuper des tâches quotidiennes. Introduite dans l'univers de cet homme étrange et mystérieux, Nina tente de retrouver les traces du passé nazi de Mateo, afin de venger l'histoire. Mais sous un voile de vérité, toute certitude n'est pas inaliénable, et l'Histoire cache plus qu'elle ne dévoile. La véritable identité de Mateo se dessine au fil des scènes au sein des décombres d'un triangle amoureux, tissé par des voix réelles et fantasmagoriques, fantômes du passé. La recherche historique devient un palimpseste où la mémoire, à travers les limbes du temps, fait ressurgir l'horreur mêlé à l'universalité du sentiment amoureux. Entre mensonge et vérité, le texte devient le porte-parole de voix disparues, notamment celle de Róza Eskenázi, chanteuse juive séraphade et figure active de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais l'amour n'est-il pas rédempteur comme dans La vie est un songe, le texte phare du grand Siècle d'or espagnol, dans lequel réel et fiction font de la langue le moteur central de la vie ?
Trilogie sur l'abîme" revisite la vie de la célèbre photographe newyorkaise Diane Arbus. Bien que les trois pièces qui s'y enchâssent suivent un ordre chronologique, elles sont autonomes et ont été élaborées dans le cadre d'ateliers nourris par les oeuvres et la biographie d'Arbus vues par Lara. L'écriture, elle, se nourrit de vieilles images glanées au gré de ses pérégrinations qui constituent le coeur même de cette Trilogie sur l'abîme, un abîme composé de mondes miniatures, de figures marginalisées, par la maladie et la solitude. "Diane" déploie les préparatifs d'un dîner où sont conviés les êtres en marge du monde qu'Arbus a photographiés au cours de sa vie pour leur y annoncer son suicide. Dans "Le Festin", ces mêmes êtres, enfermés dans le Leica de la photographe, sont en quête d'absolu et de liberté. Qu'en sera-t-il de leur destin après la mort de leur démiurge ? Enfin, "Chiron" met en scène deux artistes à la jeunesse lointaine qui rejouent leurs rêves mais aussi les promesses inaccomplies. Tous deux incarnent les nudistes de la célèbre photo éponyme d'Arbus, et ce dans le but de trouver leur propre moi. Véritable loupe, cette trilogie examine le vertige existentiel auquel nous sommes soumis, notre destin, la fête promise qui ne commence jamais, et par là-même, désigne nos minuscules vies.
A huit heures du soir quand meurent les mères met en scène les grandes composantes du théâtre : ses interprètes et le Public lui-même. Ce dernier, formé de cinq personnages assis sur le plateau, vient assister à un spectacle proposé par une artiste : la Comédienne. Le bon goût, les bonnes intentions, les idées reçues et le narcissisme apparaissent comme étant consubstantiels de notre nature profonde, et définissent nos attentes en matière d'art et de culture. Ainsi, le Public se métamorphosera en masse gluante, agressive, exigeante, prétentieuse. De fait, la Comédienne devrait satisfaire les injonctions du Public devenu démiurge, qui par ailleurs manie une langue équivoque, commettant ici et là des erreurs dans l'usage des mots. La question que soulève ce stratagème dramaturgique a pour sujet la violence et la guerre, pareilles à un plat de raviolis : jusqu'où serons-nous capables de regarder le carnage de l'humanité par elle-même ? à quel point vivons- nous dans une société monstrueuse qui broie ses propres représentations ? Par le biais de la mise en abîme de la Comédienne, c'est aussi l'art qui est questionné, observé et ironisé dans cette pièce unique en son genre dans le paysage théâtral contemporain de la péninsule, une pièce où le choeur tragique du Public ne répond plus de rien ni de personne.