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Les corps perdus. Edition bilingue français-espagnol
Mora José Manuel ; Ferré David
ACTUALITES EDIT
15,00 €
Épuisé
EAN :9791094225141
Les Corps perdus est un récit polyphonique sur la disparition de corps dans la ville de Ciudad Juárez (la frontière nord du Mexique) où des centaines de femmes sont assassinées selon un rituel immuable : enlèvements, tortures, travail sexuel, mutilations, strangulations. La mémoire de ces êtres, restituée sous forme de fragments, apparaît comme une expérience transmissible et collective alors que la douleur, expérience personnelle et intime, ne peut être partagée. Ainsi, un va-et-vient entre enquête journalistique, policière et littérature dramatique permet à l'auteur d'élaborer une stratégie d'écriture qui nous mène aux arcanes les plus obscures de la nature humaine. Pour se faire, Mora désarticule le récit et donnant ainsi davantage de force à la fiction de l'horreur mais aussi à la fiction de l'enquête. L'horreur naît de ce "spectacle". Un oeil, celui de l'auteur, se dédouble dans l'écriture déstabilisant la frontière du théâtre entre auteur, lecteur et spectateur.
Mora Amèlia ; Sanchez Ana Cristina ; Demoulin Axel
Résumé : Que ferais-tu si tu étais invisible ? Akira, Naoko et Hiro sont les seuls magiciens de leur école. Le jour ou des événements bizarres se produisent, les soupçons se portent naturellement sur eux ! Peut-être parce que Hiro a prononcé... ...un sort d'invisibilité ! Se rendre invisible semblait être une bonne idée, mais le sort n'a pas l'effet attendu... et les triples se retrouvent dans une situation très, très compliquée ! Quand on est magiciens et triplés, Qu'est-ce qui pourrait ? Mal tourner ?
Les termes ? - Tu as un mois pour me séduire et me faire craquer. - Comment savoir que j'ai réussi ? - Je t'embrasserai. Sur la bouche". Depuis que son premier amour lui a brisé le coeur, Mia a mis au point 6 commandements qui régulent ses aventures amoureuses. Pour elle, ce sont de véritables mantras sacrés. Même s'ils l'empêchent de draguer Julien, le beau gosse de la promo... Ses meilleurs amis ont beau se moquer de ses barrières de protection, la jeune femme ne les ferait tomber pour rien au monde. Mais lorsqu'Ethan la défie de le séduire, l'ultime règle de Mia pourrait bien être remise en cause. "Ne pas coucher avec un ami" était pourtant celle qui devait lui causer le moins de souci ! Son esprit de compétition risque de lui jouer des tours face au beau brun, qui prend un malin plaisir à tester ses limites depuis leur plus jeune âge. Mia parviendra-t-elle à suivre ses règles ? Ou son meilleur ami aura-t-il raison d'elle ?
Résumé : Pour le grand public, Andy Summers est le génial guitariste et compositeur du groupe mythique The Police, l'un des plus connus au monde. Parallèlement à son activité musicale, Summers a cependant construit une oeuvre photographique unique, contrepartie mentale et visuelle de sa musique, marquée par une recherche mélodique complexe, des harmonies aux couleurs plutôt mélancoliques, voire convulsives. Les sujets photographiques qu'il privilégie ? activités des métropoles américaines ou japonaises, rues fascinantes des cités sud-américaines... ? appartiennent principalement à cette frange du surréalisme urbain, si chère aux écrivains français André Breton et Louis Aragon, qui en ont exploré l'étrangeté fructueuse. Le style photographique d'Andy Summers touche à cette "inquiétante étrangeté" dont parle Sigmund Freud, sentiment d'anxiété face à un domaine familier semblant soudain masquer un secret générateur d'angoisse. Summers apparaît comme un guetteur nostalgique, désireux de soustraire les derniers éclats poétiques ou les secrets insolites d'un monde encore diversifié, enregistré avant sa liquidation finale engagée par la globalisation.
Fidèle à l'émerveillement du matin, la route nous décrit le monde en espace et en mouvement. Et chaque jour renouvelle l'expérience sacrée par laquelle se trame la parole poétique. Ainsi, le lecteur passant pourra parcourir, dans Etoile nomade, un chemin de vie. Voici une manière d'éprouver la noblesse du réel à travers le récit ouvert d'un voyage vital entre pays et paysages, villes et villages, beauté et sauvagerie, terre et ciel, partout et nulle part, limite et liberté.
A huit heures du soir quand meurent les mères met en scène les grandes composantes du théâtre : ses interprètes et le Public lui-même. Ce dernier, formé de cinq personnages assis sur le plateau, vient assister à un spectacle proposé par une artiste : la Comédienne. Le bon goût, les bonnes intentions, les idées reçues et le narcissisme apparaissent comme étant consubstantiels de notre nature profonde, et définissent nos attentes en matière d'art et de culture. Ainsi, le Public se métamorphosera en masse gluante, agressive, exigeante, prétentieuse. De fait, la Comédienne devrait satisfaire les injonctions du Public devenu démiurge, qui par ailleurs manie une langue équivoque, commettant ici et là des erreurs dans l'usage des mots. La question que soulève ce stratagème dramaturgique a pour sujet la violence et la guerre, pareilles à un plat de raviolis : jusqu'où serons-nous capables de regarder le carnage de l'humanité par elle-même ? à quel point vivons- nous dans une société monstrueuse qui broie ses propres représentations ? Par le biais de la mise en abîme de la Comédienne, c'est aussi l'art qui est questionné, observé et ironisé dans cette pièce unique en son genre dans le paysage théâtral contemporain de la péninsule, une pièce où le choeur tragique du Public ne répond plus de rien ni de personne.
L'enfance et la violence faite aux jeunes femmes sont ici présentées avec une tristesse infinie, à travers un enchaînement de récits dramatiques qui forment une mystérieuse mosaïque. Ainsi, plusieurs formes d'agression ont lieu simultanément à différents endroits de la planète. A Pattaya, des milliers de visiteurs, surtout des hommes solitaires, marchent égarés au milieu de la foule. Alex est l'un d'eux. Il ne cherche aucune compagnie hormis celle de Roly, son chien. A quelques kilomètres, une petite fille vêtue d'une robe bleue est assise à côté d'un touriste, sur un quai. Loin de Bangkok, un groupe d'amis célèbre un enterrement de jeune fille où le vrai jeu est celui des attouchements. A la même heure, en Inde, une mère jette le foetus de son enfant dans un fleuve. Pendant ce temps, à Madrid, un policier enquête sur le suicide d'une adolescente. Enigmes qui restent à résoudre dans ce clair-obscur, et que la prouesse dramatique nous présente sous la forme d'un carrousel. Ce qui est certain, c'est qu'un chien méchant est à l'affût, toujours. Et que cette image mouvante tient dans un cadre fixe.
Un train express avance dans la nuit, sans provenance ni destination, au coeur d'un espace-temps trouble. En son bord déambulent ses passagers, se rencontrant au gré d'actions hasardeuses. Alors qu'éclosent des conversations a priori banales, des événements inhabituels semblent se tramer, laissant planer un sentiment d'incertitude entre les personnages. Dissemblables et étrangers les uns aux autres, leur destin s'avère pourtant lié à un apparent complot, dont les fils se nouent et se dénouent au coeur d'une faille spatio-temporelle. Des questions sans réponses surgissent, à l'instar du mystère qui les entoure. Scène après scène, se dresse le portrait d'une humanité en marche, progressant sur le chemin de sa vie, à l'image du train filant vers sa destinée. Matérialisée par la pérégrination des personnages, l'existence apparaît comme morcelée par ses différentes étapes, dans un mécanisme subtil de circularité. Ecrit en 2009, ce texte met en jeu des personnages qui vivent dans une réalité sans cesse à reconstruire. Chaque scène devient l'occasion d'un échange aux apparences triviales et absurdes, mais pour autant, l'incertitude inhérente au récit se retrouve confrontée à la menace d'un danger imminent et ancré dans le réel.
Résumé : Au sein d'un univers aquatique, les Nageurs de la nuit forment un Ordre secret, constitués d'hommes et de femmes écorchés, délaissés et souffrants. Tous cohabitent autour d'un lien qui les rassemble, celui de la solitude, de la violence, mais aussi celui de la joie. Ils forment une communauté unie mais secouée par l'effondrement de ses représentations habituelles. Damnés de l'amour, ils apparaissent telles des voix fragmentées, résonnants en un chour contemporain. Les personnages deviennent le portrait d'un monde malade et morcelé, dans lequel l'innocence ne trouve plus sa place. Le sujet intime défie le politique tandis que le corps politique s'insinue dans l'intime. Dans la relation littéraire que l'auteur entretient avec le plateau, la littérature se situe dans le sillon des auteurs sud-américains, placée entre un langage métaphorique et une parole exclue de la réalité. La scène devient un lieu d'expérience poétique, dans lequel le temps et l'espace semblent flottants, à l'image de la déstructuration formelle du texte. L'écriture de Mora met en tension le spectacle incessant que chacun des personnages donne de soi au monde, mais aussi le moi déchiré des individus modernes.