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Trilogie sur l'abîme. Diane ; Le festin ; Chiron
Lara Itzel ; Ferré David
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20,00 €
Épuisé
EAN :9782487504073
Trilogie sur l'abîme" revisite la vie de la célèbre photographe newyorkaise Diane Arbus. Bien que les trois pièces qui s'y enchâssent suivent un ordre chronologique, elles sont autonomes et ont été élaborées dans le cadre d'ateliers nourris par les oeuvres et la biographie d'Arbus vues par Lara. L'écriture, elle, se nourrit de vieilles images glanées au gré de ses pérégrinations qui constituent le coeur même de cette Trilogie sur l'abîme, un abîme composé de mondes miniatures, de figures marginalisées, par la maladie et la solitude. "Diane" déploie les préparatifs d'un dîner où sont conviés les êtres en marge du monde qu'Arbus a photographiés au cours de sa vie pour leur y annoncer son suicide. Dans "Le Festin", ces mêmes êtres, enfermés dans le Leica de la photographe, sont en quête d'absolu et de liberté. Qu'en sera-t-il de leur destin après la mort de leur démiurge ? Enfin, "Chiron" met en scène deux artistes à la jeunesse lointaine qui rejouent leurs rêves mais aussi les promesses inaccomplies. Tous deux incarnent les nudistes de la célèbre photo éponyme d'Arbus, et ce dans le but de trouver leur propre moi. Véritable loupe, cette trilogie examine le vertige existentiel auquel nous sommes soumis, notre destin, la fête promise qui ne commence jamais, et par là-même, désigne nos minuscules vies.
Le récit se situe dans une île entourée de récifs, qui fait partie d'un archipel situé sous les Tropiques. Dans une atmosphère de méfiance, de crainte, où la forêt palpite en ombres menaçantes, la population vit ou plutôt survit selon des rites sociaux anciens. Lorsqu'un jeune ingénieur, venu restaurer l'unique route, arrive de France, il se trouve plongé dans un milieu qu'il ne comprend pas. Avec lui, le lecteur part pour un lointain voyage. Il va se laisser fasciner, envoûter par l'île et le fantastique qu'elle sécrète. Il va aussi comprendre, grâce à de nombreux personnages (Nono et ses filles, Louis, Lucie et Magda), les liens de subordination subtils auxquels les femmes de ce bout de terre cèdent, résignées, comme si le passé, lié à l'esclavage où elles n'étaient qu'un instrument au service des hommes, les happait toujours. Cette île, avec sa végétation tropicale et envahissante, baigne dans une atmosphère de magie et le récit se résout en négation comme un rêve qui s'efface.
Combien sont-ils à s'obstiner, malgré les fondements documentaires, à glorifier Mortenol, le militaire. Ils veulent imposer un mythe, un modèle. Mortenol pour eux, sert d'oriflamme aux cavalcades meurtrières des conquêtes européennes en Afrique, à Madagascar et en Indochine. Ils veulent mettre un nom, " Commandant Mortenol ", sur l'impasse de la colonisation et masquer ainsi les crimes perpétrés... Depuis 1985, les travaux de recherche de l'historien Oruno D. Lara ont permis de découvrir, de mettre à nu un Mortenol dégagé de la légende. Dans cet ouvrage, l'historien guadeloupéen expose lumineusement les conclusions de ses investigations. Plus rien ne reste dans l'ombre : l'origine du patronyme, la famille, l'enfance en Guadeloupe, la carrière dans la marine et, pendant la Grande Guerre, ses fonctions à la Défense Contre-Aéronefs du Camp Retranché de Paris.
Les vécus ne s'identifient pas eux-mêmes. Ce simple motif a des effets philosophiques considérables. Il est la source d'une thèse radicale sur le langage : c'est une erreur de croire que " vouloir dire quelque chose consiste en ceci ou cela ". C'est aussi le foyer d'une philosophie de l'expérience subjective. En partant de l'importance du langage dans notre vie, " notre labyrinthe ", L'expérience du langage reconstruit les thèmes essentiels de la pensée de Wittgenstein (l'impossibilité d'un langage privé, l'indicible, la nature de la signification, suivre une règle) et montre qu'ils constituent une anthropologie philosophique, une analyse de ce que c'est qu'être humain et de la connaissance que nous pouvons avoir de nous-mêmes.
Que pouvons-nous comprendre et apprendre de ces sociétés où la magie est omniprésente? Que fait l'anthropologue quand il en donne une description intelligible? Le rite et la raison raconte l'histoire d'une interrogation qui n'a cessé de diviser les sciences sociales. Wittgenstein n'était pas anthropologue de métier, mais il a arpenté et éclairé cette question avec une étonnante perspicacité. [...] Biographie de l'auteur Philippe de Lara, ancien élève de l'ENS de Saint-Cloud, est enseignant-chercheur à l'École Nationale des Ponts et Chaussées (LATTS). Il publie dans la même collection L'expérience du langage, Wittgenstein philosophe de la subjectivité.
Cristina Peregrina a suivi des études de journalisme. Face à la disparition de la culture dans le monde de la communication, elle décide de changer de cap et se tourne vers le théâtre. En 2007, aux côtés de David Puig, elle crée Los Hedonistas, un groupe artistique et de recherche théâtrale qui propose une orientation poétique et singulière de l'engagement citoyen. De fait, elle organise et déploie de nombreuses activités pédagogiques dans cette optique, particulièrement autour de l'enfance, et elle inscrit de plus en plus son écriture dans des projets à vocation sociale dans le cadre des nouvelles pratiques urbaines.
Résumé : Vanessa Montfort manie avec dextérité le destin d'un lévrier, animal racé, élégant, majestueux, et associé à l'aristocratie comme en témoigne la célèbre Partie de chasse de Goya, pour illustrer une société européenne en crise. C'est avec un humour cinglant que l'auteure, célèbre pour ses romans, décline cette situation sous toutes ses formes (économique, sociale ou langagière), à travers la joute oratoire de deux couples, espagnol et allemand, qui vont se faire face au beau milieu d'un salon. En effet, Elena et Daniel ont accueilli et soigné un lévrier, et c'est sous le regard avisé et quelque peu décalé de Rita, que Hans et Greta devront prouver qu'ils sont aptes pour adopter le brave animal qui est en jeu. Or, ce qui apparaît n'est pas tant la destinée de notre Lévrier mais le conflit politique nord-sud qui, à son tour, fait affluer à la surface la crise en gestation dans toutes relations de couple. Les clichés contemporains sont passés dans la moulinette de la langue. Les dialogues, enlevés, précis, drôles, douloureux aussi, nous montrent une humanité qui n'en finit pas de trouver le juste lieu de son bonheur. Grâce à une succession de situations tragicomiques, les véritables visages de chacun se dévoilent, au bord de l'abîme... et de la crise de nerf !
Résumé : Au sein d'un univers aquatique, les Nageurs de la nuit forment un Ordre secret, constitués d'hommes et de femmes écorchés, délaissés et souffrants. Tous cohabitent autour d'un lien qui les rassemble, celui de la solitude, de la violence, mais aussi celui de la joie. Ils forment une communauté unie mais secouée par l'effondrement de ses représentations habituelles. Damnés de l'amour, ils apparaissent telles des voix fragmentées, résonnants en un chour contemporain. Les personnages deviennent le portrait d'un monde malade et morcelé, dans lequel l'innocence ne trouve plus sa place. Le sujet intime défie le politique tandis que le corps politique s'insinue dans l'intime. Dans la relation littéraire que l'auteur entretient avec le plateau, la littérature se situe dans le sillon des auteurs sud-américains, placée entre un langage métaphorique et une parole exclue de la réalité. La scène devient un lieu d'expérience poétique, dans lequel le temps et l'espace semblent flottants, à l'image de la déstructuration formelle du texte. L'écriture de Mora met en tension le spectacle incessant que chacun des personnages donne de soi au monde, mais aussi le moi déchiré des individus modernes.